May 2, 2026 Israel Diplomatie VBI
Le corps diplomatique a participé à une activité officielle au Champ de Mars. Une première depuis 2020. Ce retour marque une présence institutionnelle au centre-ville. La cérémonie s’est tenue sur le site du Palais national. Elle s’inscrit dans le cadre de la fête du Travail et de l’Agriculture le premier mai.
Port-au-Prince, 1er mai 2026. —L’événement intervient dans un contexte sécuritaire fragile. Le gouvernement, avec la Police nationale d’Haïti et les Forces armées d’Haïti, dit poursuivre ses opérations pour reprendre le contrôle de zones stratégiques.
Une partie de la capitale reste sous l’influence de groupes armés. Dans ce contexte, la présence du corps diplomatique revêt une portée symbolique.
Les diplomates ont visité des stands de produits agricoles. L’activité visait à valoriser la production locale et les efforts de relance économique.
Au-delà du protocole, cet événement envoie un signal politique. Il traduit une volonté de réaffirmer la présence de l’État au cœur de Port-au-Prince.
Moïse François
Vant Bèf Info (VBI)
May 2, 2026 Israel Transport VBI
Le Ministère des Affaires étrangères et des Cultes annonce des avancées dans le dossier de réouverture des vols entre Haïti et la République dominicaine. Dans un communiqué, la chancellerie évoque une reprise possible au cours du mois de mai 2026.
Port-au-Prince, 2 mai 2026. —Cette déclaration intervient après l’annonce dominicaine d’un report sine die de la reprise, initialement prévue le 1er mai. Les autorités haïtiennes indiquent que des discussions se poursuivent entre les deux États.
Les échanges portent sur la finalisation d’un protocole de sécurité. Ce document doit encadrer la reprise des vols sur les plans sanitaire, migratoire et opérationnel.
Le gouvernement haïtien dit privilégier une reprise progressive et sécurisée. Il évoque notamment des opérations à partir de l’Aéroport international du Cap-Haïtien.
Selon le ministère, le dialogue reste actif entre Port-au-Prince et Santo Domingo. Les deux pays affichent leur volonté de renforcer la coopération bilatérale.
Les vols commerciaux entre les deux États sont suspendus depuis près de deux ans. Le MAEC affirme qu’il informera la population de toute évolution via ses canaux officiels.
Mederson Alcindor
Vant Bèf Info (VBI)
Salut Marco,
Bonjour Elsie,
Bonne célébration de la journée de La Presse où l’année a été très difficile pour les travailleurs de la profession.
La liberté d’expression est menacée partout dans le monde. Haïti n’échappe pas à cette escalade. Les 2 journalistes portés disparus ne sont pas retrouvés, malheureusement.
Une pensée pour eux.
Marco et Elsie, vous êtes les remparts de La Presse démocratique en Haïti et ailleurs. Vous méritez un hommage national de la corporation qui n’honore pas les siens. L’Etat aussi.
En tout cas, vous avez toute ma reconnaissance. Vous êtes des pionniers.
Kenbe la
Je vous aime
Serge César
3 mai 2026 À l’approche de son dénouement devant un tribunal fédéral de Miami, le procès lié à l’assassinat de Jovenel Moïse continue de susciter de fortes réserves en Haïti. Le directeur exécutif du RNDDH, Pierre Espérance, estime que cette procédure judiciaire, limitée dans son périmètre, ne permettra pas d’identifier l’ensemble des auteurs ni de faire toute la lumière sur les zones d’ombre, notamment financières, entourant le crime.
MIAMI, dimanche 3 mai 2026 (RHINEWS) – Le directeur exécutif du Réseau national de défense des droits humains (RNDDH), Pierre Espérance, a estimé que le procès en cours devant un tribunal fédéral de Miami sur l’assassinat de l’ancien président haïtien Jovenel Moïse ne permettra pas d’établir toute la vérité sur ce crime, en raison des limites du périmètre judiciaire et des insuffisances de l’enquête menée en Haïti, notamment sur le volet financier.
Dans une interview accordée à RHINEWS, il a déclaré que « ce procès, tel qu’il se déroule aujourd’hui, ne saurait permettre de faire toute la lumière sur l’assassinat du président Jovenel Moïse », estimant que l’approche actuelle « se concentre essentiellement sur certains exécutants et aspects logistiques, sans embrasser l’ensemble du complot ni remonter jusqu’aux auteurs intellectuels ».
M. Espérance a insisté sur la complexité du dossier, évoquant un enchevêtrement d’acteurs nationaux et internationaux ainsi que des dimensions sécuritaires et financières. « Il ne s’agit pas seulement d’une opération armée. Il y a des circuits de financement, des réseaux et des complicités qu’il est indispensable d’examiner en profondeur », a-t-il soutenu, soulignant que la circulation d’armes et l’implication de groupes organisés compliquent l’identification des chaînes de commandement.
Il a toutefois déploré que certaines stratégies de défense aient cherché à associer des groupes armés à l’assassinat afin de dédouaner les accusés. « On ne peut pas instrumentaliser la question des groupes armés pour construire une ligne de défense. Cela risque de brouiller la compréhension des faits et de détourner l’attention des véritables responsabilités », a-t-il averti.
Revenant sur les personnes impliquées ou citées dans le dossier, Pierre Espérance a relevé l’absence, dans le procès à Miami, de plusieurs figures clés. Il a notamment mentionné Jean Laguel Civil, présenté comme un citoyen américain et ancien responsable de l’Unité de sécurité présidentielle (USP), qui n’est pas présent au procès, ainsi que Léon Charles et Dimitri Hérard, ex-chef de l’Unité de sécurité générale du Palais national (USGPN), également absent de cette procédure.
Il a en outre souligné que des fonds publics importants avaient été mobilisés avant l’assassinat, affirmant que « plus de 2 millions de dollars ont été décaissés par le Trésor public pour permettre à Dimitri Hérard d’acquérir des armes et des munitions », tout en déplorant l’absence d’enquête approfondie sur ces transactions.
Le responsable du RNDDH a également évoqué l’absence de Joseph Félix Badio au procès, qu’il présente comme « l’un des cerveaux du complot du 7 juillet ». Selon lui, ces absences majeures affaiblissent considérablement la portée du procès en cours.
Abordant le volet financier, Pierre Espérance a indiqué que des transactions de 343 000 dollars avaient été identifiées aux États-Unis, impliquant différents comptes et intermédiaires. Toutefois, il a relativisé l’importance de ce montant : « 343 000 dollars ne représentent rien pour financer un complot d’une telle envergure », a-t-il affirmé, insistant sur la nécessité d’explorer des flux financiers beaucoup plus larges.
Il a dénoncé l’inaction de la justice haïtienne sur cette question : « La justice haïtienne n’a jamais enquêté sur l’argent dépensé dans cet assassinat », a-t-il déclaré, estimant que cette lacune empêche d’identifier les véritables commanditaires et exécutants.
Dans cette perspective, il a plaidé pour l’émission d’une commission rogatoire confiée à la Direction centrale de la police judiciaire (DCPJ) afin d’approfondir les investigations sur les transactions financières effectuées dans les banques haïtiennes. Il a également appelé les autorités politiques à agir : « Il est nécessaire que le Premier ministre instruise la banque centrale pour mettre les institutions financières en situation de coopérer pleinement avec la justice », a-t-il soutenu.
Selon lui, seule une enquête financière rigoureuse permettra de « remonter les filières du financement du crime et d’identifier les auteurs intellectuels du complot ».
Pierre Espérance a par ailleurs évoqué de graves dysfonctionnements sécuritaires après l’assassinat, notamment l’attaque contre le Pénitencier national de Port-au-Prince, qui a conduit à l’évasion de plusieurs suspects, dont des mercenaires colombiens. Il a affirmé que des unités spécialisées de la police, initialement déployées, auraient été retirées, facilitant cette fuite.
Il a également dénoncé les conditions carcérales, évoquant la mort en détention de Gilbert Dragon, qu’il attribue à l’absence de soins médicaux adéquats.
Sur le plan politique, il a mis en garde contre la multiplication des accusations publiques non étayées, rappelant que Martine Moïse a évoqué l’implication présumée de Michel Martelly, tout en soulignant que ces déclarations n’ont pas été judiciairement établies.
Pierre Espérance a réaffirmé que l’enquête haïtienne demeure incomplète, notamment en raison de l’absence d’investigations approfondies sur le financement du crime. « Même avec les avancées judiciaires aux États-Unis, nous risquons de ne jamais connaître ni le mobile du crime ni ses véritables auteurs », a-t-il averti, estimant que les audiences avaient surtout concerné des accusés ayant déjà plaidé coupable, sans permettre d’élucider l’ensemble du complot.
Fact Checking News (FCN)29 avril 2026
Ce mercredi, plus de 350 000 ressortissants haïtiens vivant aux États-Unis retiennent leur souffle à l’approche d’une audience déterminante devant la Cour suprême des États-Unis. Au cœur des débats : l’avenir du statut de protection temporaire (TPS), un dispositif humanitaire qui leur permet de résider et de travailler légalement sur le sol américain.
Mis en place pour les ressortissants de pays confrontés à des crises majeures, le TPS constitue, depuis plusieurs années, un filet de sécurité pour des milliers de familles haïtiennes. Sa remise en cause pourrait entraîner des conséquences immédiates : perte du droit au travail, précarisation économique et risque d’expulsion vers un pays toujours marqué par une profonde instabilité politique, sécuritaire et sociale.
Dans le sud de la Floride, notamment dans les comtés de Miami-Dade County, Broward County et Palm Beach County, l’inquiétude est palpable. De nombreuses familles dépendent directement des bénéficiaires du TPS pour subvenir à leurs besoins. Certaines comptent également des enfants nés aux États-Unis, citoyens américains de plein droit.
Au-delà des chiffres, c’est toute une communauté profondément enracinée dans le tissu économique et social local qui pourrait être fragilisée. Travailleurs du secteur des services, professionnels de santé, entrepreneurs ou encore responsables communautaires : leur contribution à la société américaine est largement reconnue.
L’audience doit notamment déterminer si l’exécutif est habilité à mettre fin au programme et dans quelle mesure les juridictions fédérales peuvent contrôler la légalité de cette décision. Un arrêt est attendu dans les prochains mois, mais ses répercussions pourraient être durables.
JJJ / FcnHaiti