
Huguette Hérard
Les États-Unis et Israël mettent en danger le monde entier !
Ceux qui ont connu la guerre froide en viennent parfois à la regretter : la rivalité URSS–États-Unis, encadrée et « lisible », imposait des limites. Depuis la chute du rideau de fer, ce frein a sauté : la guerre s’affiche davantage, l’opinion publique pèse moins, et les grandes puissances se retiennent moins. C’est dans ce contexte que s’inscrit la nouvelle escalade contre l’Iran, attisée par les États-Unis et Israël.
Au début, quand il était candidat, Donald Trump affirmait qu’il n’allait pas « s’occuper du monde », mais se concentrer sur l’Amérique afin de lui redonner sa splendeur d’antan : d’où son fameux MAGA. Dans plusieurs pays fatigués des ingérences américaines — souvent néfastes — cette promesse a suscité un certain soulagement : on voulait croire que l’Oncle Sam cesserait de jouer le gendarme du monde. Y avoir cru s’est révélé bien naïf.
Cette illusion d’une Amérique devenue pacifique a même été brièvement entretenue quand Trump a dit vouloir rencontrer Vladimir Poutine pour mettre fin à la guerre en Ukraine. Mais cela n’aurait été, au mieux, qu’un effet d’annonce — de la poudre aux yeux.
Dans les faits, la dynamique est tout autre. Un mois après avoir fait kidnapper le président vénézuélien dans son propre pays, sous prétexte qu’il serait un dictateur et un trafiquant de drogue, les États-Unis — alliés à Israël — ont franchi un nouveau seuil : l’attaque de l’Iran le 28 février 2026.
D’après des informations publiées ce même jour, puis reprises et confirmées ensuite par des médias s’appuyant sur des sources officielles iraniennes (médias d’État), le guide suprême iranien Ali Khamenei et des proches (1) auraient été tués lors des frappes. Selon Reuters, l’Iran aurait également annoncé des dispositions constitutionnelles de transition, incluant la mise en place d’un conseil de direction temporaire, en attendant la désignation d’un successeur.