
MIAMI, 4 Février – Débarquera débarquera pas ?
A la surprise générale un navire de guerre américain baigne depuis le mardi 3 février écoulé dans la baie de Port-au-Prince. On dit que c’est un avertissement pour les dirigeants locaux qui n’accepteraient pas la décision par Washington de les écarter à partir de ce 7 février 2026 qui marque la fin de l’actuelle transition avec le CPT ou conseil présidentiel de transition …
‘Time is up tout le monde descend !’
Mais ce qui pourrait paraitre un véritable show of force ne devrait finalement produire rien d’énorme vu que les interventions militaires américaines en Haïti sont devenues une affaire tellement courante. Cela depuis surtout la suppression des forces armées d’Haïti en 1995, après le retour d’exil à Washington du président Jean Bertrand Aristide, celui-ci avait été ramené à Port-au-Prince par les Marines l’année précédente juste le temps pour achever son mandat de 5 ans.
Mais avec en 2004 rebelote : nouvel embarquement pour l’exil du même Aristide … Et nouveau débarquement des Marines. Et ainsi de suite. Donc affaire courante ou ‘madigra m pa pè w’, même les curieux habituels qui n’ont pas accouru cette semaine au bord de mer à Martissant pour voir le spectacle. Comme on dit au théâtre quand la pièce fait trop réchauffer : Remboursez !
Alors ?
Eh bien si Washington considère que cette fois cela ne vaut pas la peine d’organiser un véritable débarquement c’est que de son point de vue, il n’y a rien à craindre, tout est sous contrôle. Oui les gangs haïtiens, comme dit le créole : c’est ‘madigra m pa pè w.’
D’abord faisons un peu le point : la motivation principale ayant toujours été essentiellement idéologique parce que Haïti n’a ni pétrole comme le Venezuela … ni les ‘terres rares’ comme la RDC (République Démocratique du Congo), du moins que l’on sache.
Et pourquoi disons-nous motivation d’abord idéologique ? C’est à cause jusqu’ici de la proximité avec le Cuba castriste … Or qui, aux dernières nouvelles, commencerait lui aussi à faire moins peur. Donc Port-au-Prince vaut-il réellement le déplacement comme en 1994 puis en 2004 ?