Lequotidien509
Le chef de gang dénommé Christ-Roi, dit Krisla, qui contrôle la commune de Carrefour, aurait ordonné à ses hommes de prendre des mesures pour contrôler toutes ses voies d’accès.
Les activités ont été paralysées à Carrefour, le jeudi 8 janvier 2026, une commune qui se situe à l’entrée sud de Port-au-Prince. Aucun véhicule de transport en commun n’était autorisé à circuler, même pas un moto-taxi.
Cependant, sur plusieurs axes, des individus armés ont pu circuler sans difficulté. Ils effectuaient des patrouilles dites de routine, pour avoir le contrôle de cette commune qui leur est livrée depuis plus d’un an.
Selon des informations dont dispose notre rédaction, le chef de gang dénommé Christ-Roi, dit Krisla, qui contrôle la commune de Carrefour, aurait ordonné à ses hommes de prendre des mesures pour contrôler toutes ses voies d’accès.
Une décision qu’il aurait adoptée face aux menaces d’un autre chef de gang, celui qui contrôle la localité de Mariani qui se trouve à la sortie sud de la Carrefour, de prendre le contrôle d’une partie de la commune de Carrefour.
Les écoles n’ont pas fonctionné et plusieurs commerces avaient également fermé leurs portes. Les marchés publics ont fonctionné au ralenti.
Les habitants de Carrefour subissent la loi des bandits. La ville est fermée et nous ne savons pas quand les activités reprendront normalement, se désole un citoyen.
Dodeley Orélus
Maduro plaide non-coupable devant un tribunal de New York, prochaine audience le 17 mars
Après sa capture lors d'une opération américaine, Nicolas Maduro a été présenté lundi devant un tribunal de New York pour se voir signifier des accusations de trafic de drogue. Face aux juges, le dirigeant vénézuélien a plaidé non-coupable et affirmé être "toujours le président" de son pays. En attendant la prochaine audience, fixée au 17 mars, il demeure incarcéré à New York.
Avec AFP, Reuters et AP
Telegramme360, 3 janvier 2026
Intervenant dans le cadre d’une conférence de presse, autour de la capture de Nicolas Maduro et sa femme, depuis sa résidence floridienne de Mar-a-Lago, le samedi 3 janvier 2026, le chef d’État américain a clairement affirmé que les compagnies pétrolières américaines investiraient des milliards de dollars pour moderniser les infrastructures pétrolières vieillissantes du pays sud-américain.
« Nous allons faire en sorte que nos grandes compagnies pétrolières américaines, les plus importantes au monde, investissent des milliards de dollars, réparent les infrastructures gravement endommagées et commencent à générer des profits pour le pays », a ajouté Trump. « Elles ne pompaient presque rien par rapport à ce qu’elles auraient pu produire », a-t-il insisté en faisant référence aux entreprises exploitant actuellement le pétrole vénézuélien.
Les vastes réserves pétrolières du Venezuela sont les plus importantes au monde, représentant probablement l’équivalent d’environ 300 milliards de barils, selon l’Energy Institute, un cabinet de recherche. Ses réserves dépassent même celles du premier pays producteur de pétrole de l’OPEP, l’Arabie saoudite.
Cependant, cela nécessiterait probablement des années de travail et des investissements considérables pour moderniser son industrie, selon l’Administration américaine d’information sur l’énergie, ce qui exigera également un certain niveau de stabilité politique. Trump a déclaré lors de son intervention que les États-Unis « géreraient » le Venezuela pour le moment.
« Nous avons construit l’industrie pétrolière vénézuélienne grâce au talent, à la détermination et au savoir-faire américains, et le régime socialiste nous l’a volée », a affirmé Trump. « Cela constitue l’un des plus grands vols de biens américains de l’histoire de notre pays. »
Le chef de la Maison Blanche laissé entendre que l’embargo qu’il a imposé sur le pétrole vénézuélien restait « pleinement en vigueur ».
« Ils ont volé notre pétrole », a-t-il ajouté. « Ils s’en sont emparés comme si de rien n’était. »
« Nous vendrons de grandes quantités de pétrole à d’autres pays », a promis Trump lorsqu’on lui a demandé comment le contrôle de l’approvisionnement énergétique du Venezuela pourrait impacter les relations avec la Chine, la Russie et l’Iran. « Nous sommes dans le secteur pétrolier. Nous allons leur en vendre. »
Depuis des décennies, le Venezuela bénéficie d’une certaine prospérité économique grâce à son pétrole, qu’il fournit à divers partenaires commerciaux. Actuellement, la Chine est le principal client pétrolier du Venezuela, selon les analystes, mais en raison du caractère confidentiel de certaines de ces exportations, il est difficile d’obtenir des données précises.
Toute tentative des États-Unis d’accéder au pétrole vénézuélien risquerait d’exacerber les tensions avec la Chine, qui a fermement condamné le renversement de Maduro.
« De tels actes hégémoniques des États-Unis violent gravement le droit international et la souveraineté du Venezuela, et menacent la paix et la sécurité en Amérique latine et dans les Caraïbes », a déclaré samedi le ministère chinois des Affaires étrangères. « La Chine s’y oppose fermement. »
Chevron est la seule compagnie pétrolière américaine à opérer au Venezuela, grâce à une licence limitée accordée par l’administration Trump. Un plan plus ambitieux, tel que celui envisagé par Trump, nécessiterait probablement l’entrée d’autres entreprises dans le pays.
Avec MSN, CNN et Reuters
WASHINGTON, samedi 3 janvier 2026 (RHINEWS)- Quelques heures après l’opération américaine au Venezuela ayant conduit à la “capture” du président Nicolás Maduro, le président des États-Unis Donald Trump a laissé entendre que Cuba, le Mexique et la Colombie pourraient à leur tour être visés, selon ses déclarations publiques, suscitant de vives réactions dans la région et au sein du Congrès américain.
S’exprimant devant la presse, Donald Trump a déclaré que « Cuba est un pays en échec en ce moment » et qu’il s’agissait d’un dossier « dont on finira par parler ». « Nous voulons aider le peuple », a-t-il affirmé, établissant un parallèle avec l’opération menée au Venezuela. Il a également évoqué les Cubains ayant quitté l’île et vivant aux États-Unis. Le secrétaire d’État Marco Rubio a pour sa part indiqué que, s’il faisait partie du gouvernement cubain, il serait « au moins inquiet ». L’ambassade de Cuba à Washington n’a pas réagi dans l’immédiat.
Le président américain a parallèlement durci son ton à l’égard de la Colombie et de son président Gustavo Petro, allié de Nicolás Maduro. Donald Trump a réitéré ses accusations selon lesquelles le pays abriterait « au moins trois grandes usines de cocaïne » et a affirmé que ces drogues étaient envoyées vers les États-Unis. « Il fabrique de la cocaïne. Ils l’envoient aux États-Unis », a-t-il déclaré, reprenant des propos tenus le mois précédent.
Gustavo Petro a récemment accusé Donald Trump de violer les « principes fondateurs » des Nations unies et a affirmé qu’au moins une frappe américaine au large du Venezuela aurait touché des civils.
Concernant le Mexique, Donald Trump a déclaré plus tôt dans la journée, lors d’une interview à la chaîne Fox News, que « quelque chose devra être fait » avec le pays voisin. Il a accusé la présidente mexicaine Claudia Sheinbaum de ne pas contrôler son pays, affirmant que les cartels de la drogue y exerçaient le pouvoir réel. « Ils dirigent le Mexique », a-t-il déclaré, ajoutant avoir proposé à plusieurs reprises une intervention américaine contre les cartels, proposition qui aurait été refusée par la dirigeante mexicaine.
En réaction, le Mexique, la Colombie et Cuba figurent parmi les pays ayant dénoncé l’opération américaine au Venezuela. Le ministère mexicain des Affaires étrangères a estimé que toute action militaire « met gravement en danger la stabilité régionale », rappelant que l’Amérique latine et les Caraïbes constituent « une zone de paix ». La Colombie a réaffirmé, par la voix de son président, que « la paix, le respect du droit international et la protection de la vie et de la dignité humaine doivent prévaloir ». À La Havane, le président cubain Miguel Díaz-Canel a qualifié l’attaque contre le Venezuela de « lâche, criminelle et traîtresse ».
Aux États-Unis, l’opération menée sans autorisation préalable du Congrès a été critiquée par de nombreux élus démocrates et par certains républicains. Le sénateur démocrate Tim Kaine a annoncé son intention de forcer un vote afin d’exiger l’aval du Congrès pour toute action militaire supplémentaire. Le chef de la minorité démocrate au Sénat, Chuck Schumer, a pour sa part appelé l’administration à « informer immédiatement le Congrès de ses objectifs et de son plan pour éviter une catastrophe humanitaire et géopolitique ».
NEW YORK, samedi 3 janvier 2026 (RHINEWS)- Des procureurs fédéraux américains ont inculpé le président vénézuélien Nicolás Maduro, son épouse Cilia Flores et leur fils adulte Nicolás Ernesto Maduro Guerra pour des faits de trafic de drogue, selon un acte d’accusation de 25 pages rendu public samedi, ont indiqué les autorités judiciaires américaines.
Selon l’acte d’accusation, les trois prévenus sont poursuivis pour complot en vue d’importer de la cocaïne aux États-Unis, ainsi que pour possession de mitrailleuses et d’engins destructeurs. Nicolás Maduro est en outre accusé de complot de narco-terrorisme. Le document désigne Nicolás Ernesto Maduro Guerra sous le surnom de « le Prince ».
Le texte soutient que Nicolás Maduro « se trouve à la tête d’un gouvernement corrompu et illégitime qui, depuis des décennies, a utilisé le pouvoir de l’État pour protéger et promouvoir des activités illégales, notamment le trafic de drogue ». Selon les procureurs, ces activités auraient enrichi la famille du dirigeant vénézuélien, dont son épouse et son fils, ce dernier étant membre de l’Assemblée nationale du Venezuela. L’acte d’accusation affirme également que ce système « alimente les réseaux de narcoterroristes violents opérant en toute impunité sur le sol vénézuélien et contribuant à la production, la protection et le transport de tonnes de cocaïne vers les États-Unis ».
La ministre américaine de la Justice, Pam Bondi, a déclaré que le couple « devra bientôt faire face à toute la rigueur de la justice américaine, sur le sol américain et devant les tribunaux américains ».
La publication de cet acte d’accusation est intervenue quelques heures après que le président américain Donald Trump a affirmé que les États-Unis avaient mené une « frappe de grande ampleur » au Venezuela et capturé Nicolás Maduro et son épouse, avant de les faire sortir du pays. Donald Trump a indiqué à la chaîne Fox News que les deux seraient conduits à New York. Il n’était pas immédiatement établi si leur fils avait également été appréhendé.
Un porte-parole du parquet fédéral de Manhattan n’a pas répondu dans l’immédiat aux demandes de commentaire. Des responsables américains ont présenté ces inculpations comme un fondement juridique à l’opération menée au Venezuela, réalisée sans autorisation du Congrès, selon plusieurs déclarations publiques. Le vice-président JD Vance a notamment affirmé sur les réseaux sociaux que Washington avait proposé « plusieurs issues » aux autorités vénézuéliennes.
De son côté, le secrétaire d’État Marco Rubio a relayé un message antérieur rappelant que Nicolás Maduro faisait l’objet de poursuites aux États-Unis, écrivant qu’il « n’est pas le président du Venezuela » et que « son régime n’est pas le gouvernement légitime ».
En 2020, des procureurs fédéraux de New York, de Washington et de Floride avaient déjà inculpé Nicolás Maduro et 14 autres responsables vénézuéliens actuels ou anciens pour narco-terrorisme, corruption et trafic de drogue. L’acte d’accusation rendu public samedi constitue, selon les autorités, une version révisée de ce dossier, ajoutant Cilia Flores et Nicolás Ernesto Maduro Guerra parmi les personnes poursuivies.
L’enquête avait alors été dirigée par la procureure Amanda Houle, aujourd’hui responsable de la division criminelle du parquet fédéral de Manhattan, sous la supervision d’Emil Bove, ancien avocat pénaliste de Donald Trump et ex-responsable du ministère américain de la Justice, désormais juge fédéral.
Ces nouvelles inculpations interviennent quelques semaines après la décision controversée de Donald Trump d’accorder une grâce présidentielle à Juan Orlando Hernández, ancien président du Honduras, qui avait été condamné en 2024 pour complot en vue d’importer de la cocaïne aux États-Unis.