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HAITI-CRISE

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Catégorie : Article de la semaine
Création : 9 février 2026

Comment le 7 février était un piège !
MIAMI, 11 Février – 7 février 1986 – 7 février 2026 la date que nous commémorons cette semaine c’est avant tout un malentendu. Voyons voir ça.
En effet exactement une semaine avant sa chute que Baby Doc faisait encore la tournée en ville pour montrer qu’il tenait toujours solidement le pouvoir selon sa formule ‘nou kanpe rèd kou yon ke makak’ … Ou encore ‘la présidence à vie n’est pas négociable.’
Mais en même temps déjà que les rats quittent le navire. En effet on se précipitait à l’aéroport de Miami pour voir ministres X et Y déjà en route pour l’exil celui-ci pour le Canada tel autre la France.
Puis la veille du 7 février tombe de Washington le dernier avertissement : ‘l’avion arrive demain de Guantanamo et c’est la dernière chance …’.
C’est peut-être la première fois de sa vie que Jean Claude Duvalier eut à prendre une décision tout seul. La photo historique le montre lui-même au volant au petit jour avec la première dame fumant comme une cheminée … Mais apparemment sans avoir dit un mot aux ‘tontons macoutes’ puisque ces derniers se feront cueillir à bout portant par le petit peuple c’est la naissance d’un terme célèbre mais horrible : ‘pè lebren’ ou pire encore ‘taso makout’ traduisez le supplice du feu.
Mais c’est en diaspora qu’est vraiment le spectacle même quand rien n’y avait laissé prévoir ce dénouement. Le temps des ‘débarquements’ de rebelles ou ‘camoquens’ c’était loin déjà …
En tout cas coup de théâtre : aussitôt la scène politique à Port-au-Prince Haïti est prise d’assaut par une nouvelle catégorie de messieurs-dames comme tombés du ciel tous revendiquant d’avoir chassé eux-mêmes le tyran comme quoi rien ne s’était passé au pays même.
Soudain aussi de nouvelles épithètes se mirent à fleurir. Après trente ans d’interdiction totale, sous peine de finir à la prison-mouroir de Fort-Dimanche, soudain et jusque dans le beau monde à Port-au-Prince voici que c’est presque la mode de se proclamer communiste, du moins socialiste etc … Ce sont les épithètes de camarade X et Y aussitôt sur toutes les ondes. Et lors d’une visite du secrétaire d’état américain George Schütz en plein Champ-de-Mars on brûle le drapeau étoilé. Grand moment de défoulement. Or c’est là le piège. Parce que ce n’est pas l’opposition haïtienne ou diaspora qui a fait le 7 février 1986 mais c’est le gouvernement américain. Et l’un des plus conservateurs, le gouvernement Reagan.

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7 Février : ‘Time is up tout le monde descend !’

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Catégorie : Article de la semaine
Création : 2 février 2026

Haïti vaut-il une intervention ?

MIAMI, 4 Février – Débarquera débarquera pas ?
A la surprise générale un navire de guerre américain baigne depuis le mardi 3 février écoulé dans la baie de Port-au-Prince. On dit que c’est un avertissement pour les dirigeants locaux qui n’accepteraient pas la décision par Washington de les écarter à partir de ce 7 février 2026 qui marque la fin de l’actuelle transition avec le CPT ou conseil présidentiel de transition …
‘Time is up tout le monde descend !’
Mais ce qui pourrait paraitre un véritable show of force ne devrait finalement produire rien d’énorme vu que les interventions militaires américaines en Haïti sont devenues une affaire tellement courante. Cela depuis surtout la suppression des forces armées d’Haïti en 1995, après le retour d’exil à Washington du président Jean Bertrand Aristide, celui-ci avait été ramené à Port-au-Prince par les Marines l’année précédente juste le temps pour achever son mandat de 5 ans.
Mais avec en 2004 rebelote : nouvel embarquement pour l’exil du même Aristide … Et nouveau débarquement des Marines. Et ainsi de suite. Donc affaire courante ou ‘madigra m pa pè w’, même les curieux habituels qui n’ont pas accouru cette semaine au bord de mer à Martissant pour voir le spectacle. Comme on dit au théâtre quand la pièce fait trop réchauffer : Remboursez !
Alors ?
Eh bien si Washington considère que cette fois cela ne vaut pas la peine d’organiser un véritable débarquement c’est que de son point de vue, il n’y a rien à craindre, tout est sous contrôle. Oui les gangs haïtiens, comme dit le créole : c’est ‘madigra m pa pè w.’
D’abord faisons un peu le point : la motivation principale ayant toujours été essentiellement idéologique parce que Haïti n’a ni pétrole comme le Venezuela … ni les ‘terres rares’ comme la RDC (République Démocratique du Congo), du moins que l’on sache.
Et pourquoi disons-nous motivation d’abord idéologique ? C’est à cause jusqu’ici de la proximité avec le Cuba castriste … Or qui, aux dernières nouvelles, commencerait lui aussi à faire moins peur. Donc Port-au-Prince vaut-il réellement le déplacement comme en 1994 puis en 2004 ?

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LUTTE DES REFUGIES HAITIENS

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Catégorie : Article de la semaine
Création : 19 janvier 2026

Honneur & Remerciements pour Ira J. Kurzban

MIAMI, 17 Janvier – Exilé par le régime Baby Doc en novembre 1980 nous voici après 3 jours de prison débarquant à Miami où la résidence légale nous fut automatiquement accordée donc ce n’était pas le sujet de notre rencontre avec le personnage dont nous vous parlons dans cet article, Me. Ira J. Kurzban celui que les réfugiés haïtiens aux Etats-Unis du moins ceux-là arrivés à cette époque par la mer et qu’on appelait tout bonnement les Boat People, considèrent avec la plus grande affection.
Avril 1980 un grand titre dans la presse internationale c’est le ‘Mariel boatlift’ ou exode de Mariel avec plus de 120 mille Cubains réfugiés d’abord dans une ambassade étrangère à La Havane (celle du Pérou si l’on ne se trompe) puis c’est pour partir tous ensemble depuis le port de Mariel (Cuba) et débarquer à Key West, pointe sud de la Floride. Craignant sans doute un soulèvement plus important, Fidel Castro décida de laisser partir ce monde.
Mais les autorités américaines craignant de leur côté aussi un mauvais tour de la part de l’île communiste, les enfermèrent aussitôt dans un camp.
Cependant les Haïtiens depuis plusieurs années utilisaient déjà le même chemin, c’était le fameux ‘kantè’ ou petit bateau à voile ou à vapeur chargé à plat bord pour tenter d’émigrer eux aussi aux Etats-Unis, ‘la terre promise’ ; immortalisée par notre confrère Konpè Filo dans ces mots : ‘Kantè DPM ou ‘Dirèk pou Miami.’
Mais sans exception tous ceux qui ne sont pas refoulés par la garde côtière américaine (Coast Gard) dont le fameux vaisseau Hamilton tellement redouté par les passagers haïtiens, bref tous ceux qui parviennent jusqu’à terre, sont eux aussi jetés en prison ou enfermés dans un camp d’immigration comme celui bien connu aujourd’hui de Krome.
Cependant à Miami un petit groupe de volontaires commence à organiser leur défense. Ce sont des éducateurs et militants d’action civique. On les nomme Jacques Lieberman, Rulx Jean Bart, Claude Charles, Père Armand (Pierre Armand) ; ils ont l’appui de l’église : National Council of Churches et Church World Services avec les Pasteurs Jenkens et Montpremier …
Ils trouvent aussi le support de certains officiels et membres du parti Démocrate comme un congressman Walter Fauntroy et jusqu’au sénateur Edward Kennedy.
Ils ont aussi la collaboration d’un tout jeune avocat brillant et batailleur comme lui seul : Ira J. Kurzban.
Système de défense : les Haïtiens fuient eux aussi une dictature. Ils méritent donc les mêmes considérations que les Cubains.
Cela facilitant un peu aussi la tâche au gouvernement Carter qui hésitait pour ne pas tomber dans un quelconque piège de Castro.
C’est la création du programme intitulé Cuban Haïtian Entrant.
Le Cuban Haitian Entrant c’est un programme présidentiel c’est-à-dire qui pouvait être renouvelé par le président des Etats-Unis comme ce qu’on appelle aujourd’hui le TPS ainsi que l’Humanitaire Biden – mais tout comme ces deux derniers le Cuban Haitian Entrant ne donnait pas accès directement à la ‘résidence légale’ cependant ces bénéficiaires vivaient en toute liberté, ils pouvaient travailler et assurer l’éducation de leurs enfants mais tous - comme aujourd’hui les TPS et les ‘Humanitaire Biden’, tous espéraient un statut plus définitif c’est-à-dire d’abord la ‘résidence permanente’.
Cependant Carter perdit les présidentielles de novembre 1980 et le nouveau président Ronald Reagan, un Républicain, recommença à jeter en prison les Haïtiens qui continuaient à débarquer fuyant la dictature Duvalier.

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2025-2026

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Catégorie : Article de la semaine
Création : 5 janvier 2026

GEOPOLITIQUE : Haïti toute seule dans un monde interconnecté !

MIAMI, 31 Décembre – Haïti est aujourd’hui l’un des rares pays des Caraïbes à n’avoir pas de relations officielles avec la Chine ; mais c’est aussi le seul où on ne trouve aucune trace de développement économique contrairement aux nations voisines et d’abord la République dominicaine où la Chine a investi massivement aussi ces dernières années alors que en même temps rien n’a changé dans les bonnes relations de Santo Domingo avec l’autre grand pôle économique mondial, les Etats-Unis.
Conclusion : sommes-nous alors les plus bêtes? Ou sont-ce nos dirigeants, politiques autant qu’au niveau économique, qui ne pensent qu’à leurs seuls intérêts et avec bien sûr la complicité aussi du ‘Grand voisin’?

Prenons ce rapport publié en 2015 : ‘Présence de la Chine dans la Caraïbe – par l’Agence Française de Développement (AFD bien connu aussi chez nous).

“Réalisé en partenariat avec l’Institut des Amériques (IdA), ce rapport procède à un croisement des approches géopolitiques et économiques pour évaluer l’ampleur de cette présence chinoise dans une zone historiquement dominée par les États-Unis et l’Europe.

“Les auteurs, dont Carlos Quenan, Éric Dubesset et Antonio Romero, s’appuient sur des données statistiques … pour mesurer les investissements, le commerce, l’aide et les enjeux diplomatiques, en se focalisant sur une quinzaine d’États indépendants. Le document met en lumière une diversification croissante de l’influence chinoise, avec des opportunités de développement mais aussi des risques pour la région !
(P.S. voir aussi texte Contexte historique des relations sino-caribéennes par Mylène Colmar)
« Parmi les chiffres clés, on note une multiplication par 100 des échanges commerciaux entre 1990 et 2008, et des investissements directs étrangers (IDE) chinois quintuplés depuis 2003 … ».

« En juillet 2014, le président Xi Jinping annonce à Brasilia un fonds de 18,02 milliards d’euros pour les infrastructures, assorti de 9,01 milliards d’euros de crédits et 4,505 milliards d’euros pour la coopération régionale, avant de signer 29 accords bilatéraux avec Cuba dans des secteurs comme la finance, les mines et la biotechnologie. »
Mais ici intervient la question diplomatique : Pékin pose comme condition essentielle pour engager des relations avec tout pays la renonciation à la reconnaissance de Taïwan. Haïti comme on sait reconnait Taïwan.
Cependant poursuit le rapport :

« Sur les 15 pays de la Caricom, 9 reconnaissent la République Populaire de Chine contre 5 pour Taïwan ; ainsi avec Cuba et la République dominicaine (celle-ci ayant également renoncé il y a quelques années à Taiwan), le ratio est de 10 contre 6 en faveur de Pékin. Cette rivalité se traduit par des marchandages : dons, prêts bonifiés et investissements y compris pour influencer les voix aux Nations unies.”
Dès lors, poursuivent les experts de l’AFD : les échanges commerciaux ont connu une croissance exponentielle, multipliés par 100 entre 1990 et 2008. Quoique pour l’ensemble de la Caraïbe (hors Cuba qui est pour Pékin un partenaire de longue date), la part de la Chine reste malgré tout modeste (moins de 10 % des échanges) ; de plus les balances sont déficitaires et à l’avantage de Pékin. Les exportations comprennent essentiellement des ressources naturelles (nickel, sucre).

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Un peuple qui ne sourit plus !

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Catégorie : Article de la semaine
Création : 22 décembre 2025

MIAMI, 14 Décembre – Le père qui part avant le lever du jour et revient la nuit tombée mais sur la pointe des pied parce qu’il n’a rien rapporté …
L’enfant qui s’endort le ventre vide en entendant sa mère tenter de consoler le père, essayant de le convaincre que demain ce sera mieux.
Et vous demandez pourquoi personne ne sourit dans ces photos qui nous viennent aujourd’hui d’Haïti ?
Oui c’est le signe particulier de notre pays en cette période qu’on dit des fêtes de fin d’année. Regardez toutes les photos qui vous parviennent. Dans toutes les publications tout comme ‘on line’. Photos des petits comme des grands. C’est la tristesse dans tous les regards le trait dominant je vous le donne en mille. Des enfants qui ne pensent plus à se chamailler en revenant de l’école. Ou qui n’y ont pas été une fois de plus. Ou qui reviennent en rasant les murs par peur bien sûr des gangs kidnappeurs.
Lorsque ce sont des photos de groupes (conférences organisées par le gouvernement ou une organisation internationale mais où au simple regard des assistants, on devine que ce n’est pas tant pour les propos du conférencier qu’on est là mais plus pour le ‘some thing’ qu’on espère pouvant être servi !
Mais que dire des compatriotes que nous avons rencontrés récemment à Miami dans un centre d’assistance aux immigrants faisant partie du près d’un million sous le coup des mesures de déportations ordonnées par le président Donald Trump qui n’a rien à faire de nos histoires …
L’Haïtien tant en Haïti qu’à l’extérieur a perdu tout sens … du bonheur même le plus élémentaire, même le temps d’un regard, d’un sourire ; jusqu’aux bébés sur les genoux de leur mère ça fend le cœur.
Qui a enlevé ainsi son sourire à tout un peuple, qui est responsable de cette tristesse empreignant toute une nation ou comme disait l’autre qu’a-t-on fait pour nous punir ainsi, tous tant que nous sommes, ‘pitit à la mamelle’ ?
Trump direz-vous bien sûr …
Mais c’est trop facile car … oui normal que les vrais responsables c’est d’abord chez nous, parmi nous, c’est NOUS !
Nous seuls aussi qui pouvons donc dire Autant !
Les yeux des enfants le crient : Autant !
Noel, avons-nous toujours appris, c’est la fête des enfants, parabole de l’enfant-Jésus …
Faire tant de mal à un enfant innocent. Faut que ça cesse. Primo : tous ceux qui en ont les moyens peuvent décider il en est encore temps de faire un ‘tèt ansanm’ pour essayer de ramener le sourire aux enfants de notre pays, tous sans distinction et où qu’ils soient.
Et 2) prendre les choses en main afin que l’année qui vient ce ne soit plus pareil.
Et comme dit l’autre … que cela soit écrit !

Marcus Garcia, Haïti en Marche, 14 décembre 2025

MIAMI : MGR WENSKI DEMANDE UNE TREVE DANS LES DEPORTATIONS

L’archevêque de Miami, Mgr. Thomas Wenski, accordait ce lundi une conférence de presse pour demander au président Donald Trump de prendre une pause sur les déportations d’immigrants illégaux. La même requête s’adresse aussi au gouverneur de Floride, Ron Desantis.
« Puisque les frontières sont auj. sécurisées et les criminels les plus dangereux dans leur majorité sous contrôle tandis que plus d’un demi-million de gens ont été déportés cette année avec plus de deux millions de plus rentrés dans leur pays par leurs propres moyens … on pourrait pas conséquent marquer une pause ».
Demande adressée au président Donald Trump et au gouverneur de l’Etat de Floride, Ron Desantis par une assemblée d’évêques catholiques avec à leur tête l’archevêque de Miami, Mgr. Thomas Wenski.
« Car, poursuit la note, l’immense majorité des immigrants dans notre pays n’ont rien à voir avec le crime mais ne sont ici que pour gagner leur vie.
« Certains ont même été arrêtés injustement mais il faut du temps pour le prouver.
« C’est pourquoi nous supplions le gouvernement de marquer une pause dans les opérations de rapatriement pour la saison de Noel.
« Notre nation est riche et bénie. Malgré les problèmes nous Américains connaissons la Paix et la Prospérité grâce aussi à notre Constitution qui protège les Libertés.
« Une Pause durant la saison des fêtes pour diminuer la peur et l’anxiété dans les familles d’immigrants et même de non immigrants et on pourra célébrer avec une plus grande joie l’arrivée du Prince de la Paix. »

Signé Archevêque de Miami, Mgr. Thomas Wenski et 7 autres évêques des diocèses de l’Etat de Floride

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