Conférence de presse conjointe des ambassadeurs de France et des Etats-Unis
Elle a eu lieu ce matin au local de l’ambassade de France au champ de Mars. L’ambassadeur Didier Lebret de France qui avait à ses côtés l’ambassadeur Kenneth Merten des Etats-Unis a dit qu’après avoir effectué une tournée avec son collègue des Etats-Unis au champs de mars, ils ont décidé de prendre les mesures suivantes : Rendre les gens plus confortables là où ils sont Donner au champs de mars un nouveau visage. Des volontaires sont venus des départements français d’outre mer et qui vont transformer le champs de mars. Ils ont commencé par nettoyer toute l’allée principale du champs de mars, ceci dans le but de donner un peu de dignité à ces sinistrés. Leur installation n’est pas de fixer définitivement les survivants au champs de mars. Il s’agit d’une solution provisoire, en attendant que les constructions en dur soient entreprises dans un lieu pas encore déterminé par le gouvernement haïtien. 600 tentes sont disponibles, permettant de loger 5.000 personnes. Pour le moment on nettoye la place, on refait l’électricité, on y installe des toilettes, et les tentes vont être installées IL n’est pas question de retenir les gens définitivement au champs de Mars. C’est une solution provisoire, en attendant que du dur soit construit . Et c’est justement ce que font les équipes françaises et américaines sur les lieux au Champs de Mars maintenant.
DIFFUSÉ À PORT-AU-PRINCE LE 16 JANVIER 2010 Le Président de la République d’Haïti, M. René Garcia Préval, et la Secrétaire d’État des États-Unis d’Amérique, Mme Hillary Rodham Clinton, se sont entretenus aujourd’hui à Port-au-Prince, à la suite du séisme catastrophique du 12 janvier 2010 et de ses conséquences tragiques, et ont rendu public le communiqué commun suivant : Reconnaissant : - la longue histoire d’amitié qui lie le peuple d’Haïti et le peuple des États-Unis et le respect mutuel qu’ils professent pour leur souveraineté respective ; - les graves souffrances du peuple d’Haïti, notamment la perte immense de vies, la quantité massive de blessés et les dommages étendus causés à l’infrastructure publique et à la propriété privée ; - la nécessité urgente d’une réponse immédiate aux demandes du Gouvernement d’Haïti et l’importance primordiale de l’exécution sûre, rapide et efficace des opérations de sauvetage, de secours, de rétablissement, de reconstruction ainsi que d’autres efforts ; - les défis actuels sans précédent auxquels doit faire face le Gouvernement d’Haïti ; et - l’entretien du 15 janvier entre le Président Obama et le Président Préval soulignant l’urgence des besoins de l’État et du peuple haïtiens, l’engagement du Président Obama relatif au soutien total du peuple des États-Unis en faveur du Gouvernement et du peuple d’Haïti en ce qui concerne aussi bien l’effort immédiat de rétablissement que l’effort à long terme de reconstruction, et l’engagement des deux Présidents à maximiser la coordination entre les diverses parties, notamment le Gouvernement d’Haïti, les Nations Unies, les États-Unis et les nombreux partenaires et organisations internationaux sur le terrain ; Le Président Préval, au nom du Gouvernement et du peuple d’Haïti, salue comme essentiels les efforts que déploient en Haïti le Gouvernement et le peuple des États-Unis en faveur du rétablissement immédiat, de la stabilité et de la reconstruction à long terme d’Haïti, et prie les États-Unis d’apporter leur assistance en vue d’accroître la sécurité, à l’appui du Gouvernement et du peuple d’Haïti ainsi que des Nations unies et des partenaires et des organisations internationaux sur le terrain ; La Secrétaire d’État Clinton, au nom du Gouvernement et du peuple des États-Unis, réaffirme l’intention des États-Unis, par leur assistance, de se tenir aux côtés du peuple haïtien en ce moment de grande tragédie ; et Le Président Préval et la Secrétaire d’État Clinton réaffirment ensemble que les Gouvernements d’Haïti et des États-Unis continueront de coopérer en vertu du présent accord commun afin d’assurer les opérations les plus sûres et efficaces possibles de sauvetage, de secours, de rétablissement et de reconstruction. Source : Ambassade des Etats-Unis en Haïti
Le mercredi 20 Janvier au cours d’une conférence de presse au Karibean Konvention Center, des représentants de ce secteur ont partagé avec la presse un ensemble de dispositions pour aider à l’amélioration de la situation après le tremblement de terre.
L'Association professionnelle des banques (APB) de concert avec la banque de la République d'Haïti (BRH), a annoncé la reprise progressive du traffic des banques.
Le président du Conseil d'Administration de l'APB, Maxime D. Charles a fixé au 21 Janvier pour les vlles de province et au 23 pour la zone métropolitqine la reouverture des institutions bancaires .
" Les heures d'ouveture à la clientèle seront de 9 heures AM à 2Heurs PM et les guichets des banques seront ouverts exceptionellement le dimanche 24 janvier afin de servir un maximum de clients", a fait savoir M. Charles, expliquant que dans le but de fournir un service équitable à la clientèle , les limites de tirage en espèces sont fixées provisoirement à 100.000 gourdes et 2.500 dollars américains par jour et par client.
Des disopositions seront prises , a-t-il dit, pour gérer des situations particulières tel le cas de clients ayant perdu leurs pièces d'identité ou celui de personnes qui veulent récupérer l'argent de parents decédés au cours du séisme.
Le président de l'Association nationale ds produits pétroliers (ANADIPP), Randolph Rameau, a fait savoir que 30% des stations d'essence fournissent déjà un service à la clientèle. Il invite toutes les pompes qui n'ont pas été affectées à recommencer à travailler dans la tranche horaire 7 heures AM4 heurs PM. Il a donné la garantie qu'il y a du carburant disponible, que des tankers sont en route pour Haïti et qu'il n'y aura pas de hausse de prix.
Un des responsable de l'Association des Industries d'Haïti, Richard Coles, a également fait savoir qu'il n'y a aucune raison pour que les prix des produits alimentaires augmentent et qu'il a des stocks disponibels pour encore plusieurs semaines.
Pour ce qui concerne l'industrie du textile , il a informé qu'il s'agit du secteur le moins touché.
Des 28.000 employés de ce secteur, 22.000 pourront reprendre leurs activités dès la semaine prochaine.
Le président de Digicel Haïti, Martin Boot, qui parlait également au nom de ComcelVoilà et de Haitel a estimé que le système de communication travaille à 80% de sa capacité et que des equipes sont à pied-d'oeuvre pour lui permettre de fonctioner à plein rendement.
Il encourage les employés à se rendre à leur poste pour favoriser la performance du service à la clientèle.
Le président de la Chambre de comerce et d'Industrie d'Haïti, Réginald Boulos, a souligné quant à lui que le secteur privé n'a demandé aucune faveur au gouvernement en fait de réduction des droits de douane ou de taxes à l'importation.
Le Conseil national des telécommunications (CONATEL) informe pour sa part que suite aux dégats causés à ses différents locaux, une cellule a été installée au No 97 de l'Avenue panaméricaine à Pétion-Ville dans le but d'assurer la continuite de ses services.
Le Conseil comnique ls telephones suivants: (509) 3454-0541- 25160000- 37021414
Mélodie commence à recevoir des délégations de gens des provinces qui racontent l’arrivée massive chez eux de gens fuyant la capitale et ses répliques sismiques et prenant refuge dans les villes de province C’est le cas par exemple pour le Bas et le Haut plateau central, où les villes de Mirebalais, Lascaobas, Saut d’Eau pour le Bas Plateau et Thiotte, Fonds Verrettes, Anse à Pitres, pour le haut plateau ont reçu environ 60.000 personnes fuyant la capitale. Ces arrivées massives de gens représentent un poids lourd pour ces zones . Comment loger ces gens, leur donner à manger, à boire. Et puis que vont-elles y faire. Nos invites racontent que ces gens venus de la capitale ne savent pas faire grand chose comme l’élevage, l’agriculture. Aussi ils ne voient pas quel genre de travail ils pourraient faire chez eux Frère Armand qui dirige le vaste projet agricole, d’élevage, de pisciculture de Pandiassou a déjà hébergé une cinquantaine de ces réfugiés et a alerté les autorités françaises. L’aide n’a pas encore commence à arriver mais un document est en préparation dans lequel on fait un inventaire de cette population, centre d’intérèt, profession, âge pour voir de quelle façon on pourrait les utiliser dans un grand projet de la zone. Il y aurait aussi malheureusement parmi ces réfugiés des bandits qui ont commence à harceler la population, d’où un SOS à police haïtienne et au gouvernement haïtien pour parer au plus pressé, en installant des structures sanitaires pour let afflux massif de gens. Par ailleurs les structures médicales sont littéralement débordées. Qu’il s’agisse de l’hôpital de Cange, de La Colline, de City Med de Mirebalais . I faut des bras, il faut es médicaments Beaucoup de ces réfugiés sont arrivés avec leurs blessés, les plaies sont infectées et dans certains cas, iI a fallut amputer Alors c’est un SOS qui est lancé pour les habitants de ces zones pour l’acheminement de secours en toute urgence.
La réunion d'urgence des "pays amis" d'Haïti, lundi à Montréal, doit aider à coordonner l'aide immédiate au pays dévasté par le séisme du 12 janvier mais aussi définir des objectifs à plus long terme sans perdre l'élan de solidarité. Les participants - dont les Etats-Unis, la France, l'Espagne, le Brésil, les Nations unies et l'Organisation des Etats américains - vont d'abord "comparer leurs notes" pour faire le bilan de la situation. Celle-ci est marquée par l'arrêt des opérations de recherche de survivants alors que le bilan a dépassé les 112.000 morts, et par le déploiement d'importants secours étrangers. Ils devraient ensuite passer vite à l'essentiel, à savoir la reconstruction future d'Haïti et la conférence internationale qui doit se tenir dans les prochaines semaines pour l'organiser. "On ne va pas reconstruire Haïti à l'identique. Il faut traiter les problèmes structurels. Ce ne sera pas un exercice seulement financier, on parlera de gouvernance et de coopération régionale", estime-t-on de source diplomatique française. Le chef de la diplomatie canadienne, Lawrence Cannon qui préside la rencontre, et le Premier ministre haïtien, Jean-Max Bellerive, doivent ouvrir les travaux. Ceux-ci se poursuivront à huis clos avec la participation de la secrétaire d'Etat américaine, Hillary Clinton, du chef de la diplomatie française, Bernard Kouchner et de son homologue brésilien, Celso Amorim, notamment. Outre des problèmes de fond, les ministres doivent s'occuper de la date, du lieu et du format de la grande conférence à venir. Concernant le calendrier, "il y a un équilibre à trouver entre une conférence assez tôt pour conserver le mouvement lancé, l'élan de solidarité, et une date plus tard, pour effectuer un travail sérieux" de préparation, observe-t-on du côté français. Le niveau reste à définir, mais il pourrait s'agir de reprendre le "modèle Charm el-Cheikh", la conférence des donateurs pour la reconstruction de Gaza, qui avait réuni en mars en Egypte des ministres des Affaires étrangères et quelques chefs d'Etat. Qu'il s'agisse d'un sommet de dirigeants ou d'une conférence ministérielle, le gouvernement haïtien devrait y jouer un rôle central, toujours selon des sources diplomatiques françaises. Par ailleurs, la réunion de Montréal devrait offrir aux Etats-Unis l'occasion de confirmer leur rôle central, et de facto dirigeant – illustré par un effort humain et financier considérable - dans l'offensive humanitaire de la communauté internationale en Haïti. Des tensions - vite démenties - étaient apparues il y a dix jours entre Washington et Paris sur fond d'encombrement de l'aéroport de Port-au-Prince, dont les Etats-Unis contrôlent le fonctionnement, tandis que des dirigeants anti-américains du Venezuela, du Nicaragua et de la Bolivie ont dénoncé la présence militaire de la superpuissance sur le sol haïtien. Ces trois pays ne participeront pas à la réunion de Montréal, où l'on attend l'Argentine, le Brésil, le Chili, le Costa Rica, la Jamaïque, le Japon, le Mexique, le Pérou, la République Dominicaine et l'Uruguay. L'Union européenne, la Banque interaméricaine de développement, la Banque Mondiale, le Fonds monétaire international, et plusieurs organisations non-gouvernementales sont également attendues. Montréal est souvent qualifiée de deuxième capitale haïtienne parce qu'elle abrite la plus grande communauté d'origine haïtienne du Canada, forte de près de cent mille personnes.