HPN - Selon l’ex-sénateur Gabriel Fortuné, l’un des initiateurs de la grève des Cayes, toutes les activités étaient ce jeudi au point mort. Le mot d’ordre de grève d’avertissement lancé par des organisations et des associations de la société civile dans la troisième du pays a été respecté. « Hormis le secteur du transport en commun qui a fonctionné à 60%, tous les autres secteurs, notamment ceux des affaires privées ont respecté le mot d’ordre de grève », a indiqué M. Gabriel Fortuné qui s’est déclaré, d’après le bilan dégagé à l’issue d’une conférence de presse à la mi-journée, satisfait de l’initiative. Les banques commerciales, les pompes à essence, les magasins, les boutiques et les marchés publics ont fermé leurs portes jusqu’à vendredi matin. Très peu de personnes ont circulé dans les rues, a affirmé l’ex-sénateur et ancien délégué du département du Sud, qualifiant de « réussite » la grève du jeudi. Selon M. Gabriel Fortuné, cette grève d’avertissement est une mise en garde adressée au président de la République, Michel Joseph Martelly, par rapport à sa forme de gouvernance qui tend uniquement vers des crises sans issue. Elle exprime également, a-t-il ajouté, le mécontentement de la population cayenne, impatiente de voir la réalisation des promesses faites par le président depuis sa campagne électorale et qui tardent à être tenues. « Après cette grève d’avertissement, si le chef de l’État ne change pas de comportement, nous allons passer à d’autres phases du mouvement », a dit Gabriel Fortuné.
Depuis le passage de la tempête tropicale Isaac, les prix de certains produits de première nécessité ont augmenté avec fracas sur le marché. Une situation qui préoccupe des mères et pères de famille.
Le chef du gouvernement annonce des mesures pour contrecarrer cette hautte Le Premier ministre haïtien Laurent Lamothe a annoncé vendredi lors d’un déplacement à La Saline que le gouvernement va importer 300.000 sacs de riz afin de faire chuter le prix du produit sur le marché.
Le nouveau ministre de l’Éducation nationale et de la Formation professionnelle (MENFP), Vanneur Pierre, a annoncé vendredi lors d’une conférence de presse au ministère, une rentrée scolaire nécessitant une enveloppe de plus de 4 milliards de gourdes.
Trois ans après le vote du salaire minimum journalier à 200 gourdes par le Parlement, les ouvriers de la sous-traitance vont enfin jouir de cette loi, qui doit entrer en vigueur à partir du 1er octobre 2012 pour leur secteur. Cette décision a été prise ce jeudi à la suite d'une rencontre entre la ministre des Affaires sociales et du Travail, Josépha Gauthier, avec des représentants du secteur syndical et des représentants du secteur patronal engagés dans la sous-traitance.