Des groupes armés haïtiens et jamaïquains s'affrontent dans la localité de La Folie, section rurale de Saint Louis du Sud depuis plusieurs jours. Le commissaire du gouvernement près le tribunal de première instance d'Aquin, Isaac Lethan, affirme que les résidents de la région ont rapporté que plusieurs personnes ont été blessées lors des échanges de coup de feu. Le contrôle de la région pour le trafic de la marijuana serait à l'origine des heurts. Le chef du Parquet affirme avoir vainement tenté de se rendre dans la localité le weekend écoulé afin de dresser le constat d'une blessure par balles. Accompagné d'un juge de paix le commissaire du gouvernement affirme avoir rebroussé chemin en raison de tirs nourris. Le commissaire Lethan révèle qu'il n'avait pas bénéficié de l'appui des forces de l'ordre pour réaliser l'opération. J'ai en maintes reprises tenté de joindre au téléphone le directeur départemental de la police, soutient-il. Cependant le commissaire divisionnaire, Jean Bruce Mirtil, dément n'avoir pas répondu aux appels téléphoniques du magistrat. Il déplore la décision du chef du Parquet de se faire accompagner de civils armés pour réaliser une telle opération. M. Mirtil soutient avoir réalisé récemment une rencontre entre les chefs de Parquet et les commissaires de police de la région afin d'harmoniser les actions. Les autorités policières et judiciaires ne peuvent fournir des informations sur le climat de tension entretenu par les trafiquants de drogue haïtiens et jamaïquains dans cette région. Récemment les autorités gouvernementales avaient révélé une intensification du trafic de la marijuana notamment dans la péninsule du sud.
Le jeudi 23 Novembre , les membres de l'opposition, ont envahi les rues, aux environs de 10:00 a.m.. Ils sont passés devant le Parquet de la ville et saisit les clefs de plusieurs voitures. Ensuite ils ont envahi la Mairie de Petit-Goâve, où ils ont mis le feu à la génératrice et saccagé des matériels et des bureaux, avant de poursuivre leur chemin... Aucune présence policière n'a été constatée sur les lieux au moment où les manifestants ont saccagé la mairie Ce n'est qu'après plusieurs minutes, que les forces de l'ordre, beaucoup d'agents de l’Unité Départementale de Maintien de l’Ordre (UDMO) et du Corps d’Intervention et de Maintien d’Ordre (CIMO) sont arrivées sur les lieux
Le gouvernement haïtien a officiellement annoncé le report des élections législatives et municipales qui devaient avoir lieu ce dimanche 26 octobre 2014, une nouvelle qui était attendue vu les difficultés à organiser le scrutin. "L'arrêté convoquant le peuple dans ses comices est reporté", lit-on dans un communiqué du secrétariat de la présidence alors que l'opposition s'apprêtait à descendre dans les rues de la capital ce dimanche 24 octobre. Aucune nouvelle date n'a été annoncée pour la tenue des élections.
La manifestation de l’opposition organisée, ce dimanche 26 octobre pour dénoncer, dit-on, les dérives du pouvoir en place et réclamer la tenue d’élections dans le pays, a été dispersée au Champs de mars, au niveau de la rue Magloire Amboise. Les manifestants qui se sont élancés au Bel-air, sont passés par Pétion-ville, en longeant l’autoroute de Delmas, avant de se rendre au Champs de Mars par l’autoroute de Bourdon. Ils ont scandé des propos hostiles à l’Administration Martelly-Lamothe, sur tout le parcours, qu’ils accusent d’être responsable des malheurs du pays. En ce qui a trait aux deux activistes, Rony Timothée et Buron Odigé, qui ont été arrêtés, après un escale au commissariat de Pétion-ville, ils ont été conduits au commissariat de Port-au-Prince. Les causes de leur arrestation demeurent toujours inconnues.
Elle l'emporte avec 51,45% des voix, selon un décompte quasi définitif, au terme d'une campagne très virulente. Dilma Rousseff a été réélue de justesse dimanche présidente du Brésil avec une courte avance sur son adversaire de centre-droit Aecio Neves. La présidente de gauche, candidate du Parti des travailleurs (PT) l’a emporté avec 51,45% des voix contre 48,55% au candidat du Parti social-démocrate brésilien (PSDB), selon des résultats quasi définitifs portant sur un décompte de 98% des bulletins de vote. «Merci beaucoup!», a immédiatement réagi sur son compte Twitter la candidate. La différence s’est jouée sur à peine trois millions de vote, alors que 142,8 millions d’électeurs étaient convoqués aux urnes. C’est l’élection la plus disputée de l’histoire récente du pays. Muito obrigada! #Dilmais4anospic.twitter.com/LcPPKMOgHz — Dilma Rousseff (@dilmabr) October 26, 2014 Malgré les nuages économiques et les affaires de corruption, les Brésiliens ont opté à une courte majorité pour la poursuite de ce cycle initié par l’ex-président Luiz Inacio Lula da Silva (2003-2012), resté extrêmement populaire au Brésil. Comme prévu, la présidente l’a largement emportée dans les régions pauvres du Nord-Est. Mais si elle a largement perdu dans l’Etat de Sao Paulo, fief du PSDB, elle a remporté une large victoire dans les deux grands Etats de Rio et de Minas Gerais, – le bastion de M. Neves – dans le sud sud-est industrialisé. Le candidat de centre-droit promettait, sans toucher aux programmes sociaux populaires de la gauche, un choc de gestion libéral pour relancer l’économie brésilienne en panne et lutter contre l’inflation et la corruption qui fragilisent le PT. Après la campagne électorale la plus virulente de l’histoire récente du Brésil, qui a creusé le clivage droite-gauche, le vote s’est déroulé calmement. A l’exception de l’assassinat d’un jeune électeur dans le nord du pays, abattu par balles par un inconnu apparemment dans un règlement de compte, selon la police. Cette campagne électorale, émaillée d’attaques personnelles, a scindé le pays en deux blocs, selon les appartenances sociales: les plus pauvres en faveur de la présidente Dilma Rousseff, les plus aisés pour le candidat «du changement». Dilma Rousseff a finalement remporté la bataille au centre, au sein des classes moyennes intermédiaires du sud-est industrialisé du pays. Elue en 2010 dans l’euphorie finissante de l’âge d’or de la présidence de son mentor Lula, l’ex-guérillera avait hérité d’une croissance économique annuelle de 7,5%. Elle a amplifié les programmes sociaux qui bénéficient à un quart des 202 millions de Brésiliens, lui valant un large soutien dans les couches populaires et les régions pauvres du Nord-Est. Mais elle a été confrontée à des vents hostiles: quatre années de croissance au ralenti jusqu’à l’entrée en récession au premier semestre, revendications d’une classe moyenne dont l’ascenseur social est tombé en panne, scandales de corruption qui ont terni l’image du PT. Dans la campagne acharnée de l’entre-deuxtours, la présidente avait mis en garde contre le retour aux potions d’austérité douloureuses administrées par l’ancien président social-démocrate Fernando Henrique Cardoso (1995-2002). Et comme la crise n’a pas affecté le plein-emploi (5% de chômage) et le salaire minimum continue d’augmenter, elle a fait pencher la balance en sa faveur. Rousseff n’aura pas la tâche facile pour son second mandat de quatre ans. Elle devra redresser l’économie et mieux répondre aux attentes nouvelles de la classe moyenne, face à un parlement morcelé et plus conservateur qu’en 2010 et des milieux d’affaires qui l’ont prise en grippe en raison de son interventionnisme. AFP