Les sénateurs ont voté par 14 voix pour et 2 abstentions, celles de Edmonde Supplice Bauzile et de Youri Latortue).
Après les députés, lundi soir, cela a été le tour des sénateurs de voter en faveur de la Loi prolongeant sur 18 mois la Loi sur l’état d’urgence.
La même loi statue aussi que le chef de l’état peut rester jusqu’au 14 mai 2011, date à laquelle il avait prêté serment si les élections n’arrivent pas à être organisés le dernier dimanche du mois de novembre 2010. La vote s’est déroulé dans une atmosphère chargée d’agressivité les sénateurs contre le vote de la loi – en nette minorité - traitant les autres et particulièrement le président du sénat, le sénateur Kelly Bastien de « vendeur de pays », de traitre, de Conzé.
Il a succombé à une crise cardiaque
L’ex-ministre de l’Education nationale et de la formation professionnelle du gouvernement AlexisPréval, Gabriel Bien-Aimé est décédé samedi à Port-au-Prince suite à une crise cardiaque.
M. Bien-Aimé avait été admis en milieu de semaine dans un centre hospitalier privé avant d’être transféré dans un hôpital de campagne aménagé après le séisme dans l’aire de l’aéroport international de Port-au-Prince par une ONG étrangère. Il allait être transporté vers l’étranger quand il a rendu l’âme, selon les précisions obtenues de sources médicales.
L’ex-sénateur de la Grande-Anse, membre du directoire de l’Organisation du Peuple en Lutte (OPL, social-démocrate), a confirmé le décès de M. Bien-Aimé qui avait représenté l’OPL au sein du gouvernement AlexisPréval. Il a mis l’accent sur les efforts qu’il avait déployés en vue d’améliorer le système éducatif haïtien.
Membre du clergé catholique dans les années 90, le prêtre Gabriel Bien-Aimé dit « Pè Gabi », adepte de la théologie de la libération et membre avait joué un rôle actif dans les activités sociales et politiques des communautés ecclésiales de base communément appelées « Ti Legliz » au niveau de la paroisse de Saint Gérard (Sud de Port-au-Prince). Il évoluait alors dans le cadre d’un mouvement très vaste de l’église engagée, aux côtés de nombreux prêtres, dont Jean Bertrand Aristide et les prêtres assassinés Jean Marie Vincent et Jean Pierre Louis.
Au lendemain du départ de Gabriel Bien-Aimé du Ministère de l’Education nationale, le président René Préval et des officiels du gouvernement ont publiquement dénoncé le fait que son administration avait délibérément augmenté l’effectif du personnel du secteur public de l’enseignement au-delà des disponibilités budgétaires du Ministère. Dans le même temps, le bruit circulait dans les milieux politiques que Bien-Aimé avait été écarté du gouvernement en raison des craintes du Palais national qu’il ne soit intéressé à briguer la présidence.