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Le consulat d’Haïti à Miami appelle les Haïtiens à obtenir un passeport face à la fin du TPS…

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Création : 18 Août 2026

31 juillet 2026 MIAMI, vendredi 31 juillet 2026 (RHINEWS) – Le Consulat général d’Haïti à Miami exhorte les ressortissants haïtiens, y compris les Haïtiano-Américains, à obtenir un passeport haïtien valide alors que les protections liées au Statut de protection temporaire (TPS) arrivent à leur terme aux États-Unis et que les inquiétudes grandissent au sein de la communauté face aux mesures de contrôle de l’immigration.
Selon le consul général d’Haïti à Miami, Yverick Delerme Cyril, les Haïtiens devraient s’assurer de toujours avoir une pièce d’identité valide sur eux. « Assurez-vous d’avoir une identification appropriée en votre possession en tout temps », a-t-il déclaré, en encourageant les personnes concernées à entreprendre les démarches nécessaires pour obtenir ou renouveler leur passeport haïtien.
Le diplomate a indiqué que 257 ressortissants haïtiens se trouvent actuellement sous la garde des services américains de l’immigration et des douanes (ICE). Il a précisé que le consulat demeure disponible pour fournir une assistance consulaire aux citoyens haïtiens placés en détention par les autorités migratoires américaines.
Le Consulat général souligne également que les demandes de passeport peuvent être amorcées en ligne avant d’être finalisées lors d’un rendez-vous au consulat. Une fois le document produit, il peut être expédié directement au domicile du demandeur, ce qui limite à une seule visite les démarches en personne.
D’après CBS Miami, le consulat est considéré comme un lieu où les ressortissants haïtiens peuvent effectuer leurs démarches administratives sans craindre d’être interpellés dans le cadre des opérations de contrôle de l’immigration, un message destiné à rassurer une communauté préoccupée par la fin du TPS et l’éventualité de procédures d’éloignement.
L’appel intervient alors que des centaines de milliers de bénéficiaires haïtiens du TPS sont confrontés à l’expiration de cette protection, une évolution qui suscite une vive inquiétude au sein de la diaspora haïtienne aux États-Unis et mobilise les

Une chercheuse de Johns Hopkins libérée après sa détention par l’ICE dans un aéroport américain…

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Création : 18 Août 2026

RHINews - La Rédaction
1 août 2026

WASHINGTON, samedi 1er août 2026 (RHINEWS)- Une chercheuse en santé publique de l’Université Johns Hopkins, arrêtée cette semaine par les services américains de l’immigration (ICE) alors qu’elle s’apprêtait à embarquer sur un vol intérieur, a été remise en liberté vendredi soir, tandis que son dossier d’immigration demeure en cours d’examen, selon son avocat et des responsables universitaires.
La chercheuse, Fatima Ameaka, ressortissante camerounaise âgée de 31 ans, a été interpellée à l’aéroport international Baltimore-Washington (BWI) avant d’être transférée dans plusieurs centres de rétention en Virginie, en Louisiane puis au Texas. Sa détention est intervenue dans un contexte de renforcement des contrôles migratoires dans les aéroports américains, où les arrestations menées par l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) ont augmenté ces dernières semaines.
Le Département de la sécurité intérieure (DHS) a affirmé que Mme Ameaka avait dépassé la durée de validité de son visa et se trouvait en situation irrégulière. Son avocat, Benjamin Osorio, conteste cette version, soutenant que les documents officiels de sa cliente démontrent qu’elle bénéficiait d’une autorisation de travail valide et que son dossier d’asile est toujours pendant devant les autorités compétentes.
Selon son avocat, la chercheuse est entrée légalement aux États-Unis en 2023 grâce à une bourse Fulbright pour poursuivre des études de maîtrise en santé publique. Après l’obtention de son diplôme, elle a été recrutée comme chercheuse associée au sein du Johns Hopkins Center for Health Security. Il affirme également qu’elle avait bénéficié d’un statut de protection temporaire (TPS) avant que ce programme ne soit supprimé pour les ressortissants camerounais, puis qu’elle a déposé une demande d’asile.
Le directeur du Johns Hopkins Center for Health Security, Tom Inglesby, a salué le travail de la chercheuse, la qualifiant de « collègue exceptionnelle » et de « personne chaleureuse, généreuse et appréciée de tous ». « Nous étions tous extrêmement inquiets pour elle », a-t-il déclaré.
Dans un communiqué, l’Université Johns Hopkins a indiqué qu’elle ne pouvait pas commenter les détails du dossier, tout en précisant qu’elle continuait à fournir un soutien à Mme Ameaka et à son équipe juridique. L’établissement a également reconnu que cette affaire suscitait de « l’inquiétude et de la peur » au sein de sa communauté universitaire.
L’affaire a également provoqué des réactions politiques. Le sénateur démocrate du Maryland, Chris Van Hollen, a estimé que la chercheuse « n’est pas parmi les pires criminels » et que son expulsion « ne rend pas le pays plus sûr », appelant les autorités à reconsidérer leur approche.
Bien que remise en liberté, Fatima Ameaka reste confrontée à une procédure d’immigration dont l’issue n’est pas encore connue. Son cas intervient alors que l’administration américaine intensifie les contrôles visant les ressortissants étrangers en situation migratoire contestée, y compris lors de déplacements sur des vols intérieurs.

Education : pour une refondation de l’État comme préalable à la reconstruction de l’école

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Création : 18 Août 2026

Par Jean Valdonel CONSTANT
A la question : peut-on planifier un secteur dans une situation de chaos ? Yves ROBLIN, ancien boursier de l’État haïtien à l’UNESCO de Paris, dresse un constat sévère de la situation actuelle. Plus de 2 000 écoles auraient été contraintes de changer de localisation et plusieurs centaines d’autres transformées en centres d’accueil. La progression des groupes armés dans plusieurs régions du pays, notamment dans le département de l’Ouest, le Bas-Artibonite et certaines zones du Plateau Central, aurait provoqué une hausse importante de la déperdition scolaire. Un retour à une architecture institutionnelle conforme à l’esprit de la Constitution est recommandé. L’éducation constitue l’un des principaux vecteurs dedéveloppement d’une nation. En Haïti, la dégradation continue du climat sécuritaire, conjuguée à une crise politique et institutionnelle persistante, place aujourd’hui le système éducatif dans une situation particulièrement préoccupante. Dans une analyse intitulée « Éducation et Société en Haïti : peut-on planifier un secteur dans une situation de chaos ? », l’universitaire et auteur Yves ROBLIN, ancien boursier de l’État haïtien à l’UNESCO de Paris, dresse un constat sévère de la situation tout en plaidant pour une refondation de l’État comme préalable à la reconstruction de l’école haïtienne. Un système éducatif profondément fragilisé Selon l’auteur, le système éducatif national, regroupant plus de quatre millions d’élèves, environ 150 000 enseignants et près de 18 500 établissements scolaires, fait face à une crise sans précédent. La progression des groupes armés dans plusieurs régions du pays, notamment dans le département de l’Ouest, le Bas-Artibonite et certaines zones du Plateau Central, aurait entraîné la fermeture ou la délocalisation de milliers d’établissements scolaires. Depuis l’assassinat du président Jovenel Moïse, souligne l’analyse, plus de 2 000 écoles auraient été contraintes de changer de localisation, tandis que plusieurs centaines d’autres ont été transformées en centres d’accueil pour les personnes déplacées internes (PDI). Cette situation aurait provoqué une hausse importante de la déperdition scolaire privant de nombreux enfants de leur droit fondamental à l’éducation. Pour illustrer cette réflexion, l’universitaire, Yves Roblin,rappelle la pensée de Jean-Jacques Rousseau dans Émile ou de l’éducation, selon laquelle l’éducation doit offrir à l’enfant un espace de protection face aux dérives de la société. Il évoque également la célèbre maxime attribuée à Victor Hugo : « Ouvrir une école, c’est fermer une prison », tout en s’interrogeant sur la possibilité d’appliquer ce principe lorsque l’école elle-même devient victime de la violence. Une crise éducative lourdes conséquences sociales L’auteur estime que les difficultés du système scolaire dépassent largement le cadre pédagogique. L’arrêt des activités scolaires aurait fortement affecté l’économie locale. Des milliers de petits commerçants vivant des activités générées autour des établissements scolaires se retrouveraient aujourd’hui privés de leurs principales sources de revenus. Parallèlement, la classe moyenne subirait une décapitalisation progressive, tandis que les résultats scolaires continueraient de se détériorer sous l’effet de l’insécurité, des interruptions répétées des cours et des programmes pédagogiques inachevés. S’appuyant sur les travaux du sociologue Émile Durkheim, M. Yves Roblin rappelle que l’éducation constitue un mécanisme essentiel de transmission des valeurs sociales entre les générations. Selon lui, cette chaîne de transmission est aujourd’hui profondément rompue en Haïti. Le blocage des financements internationaux L’analyse met également en évidence les difficultés financières auxquelles fait face le secteur éducatif. L’auteur soutient, par ailleurs, que plusieurs programmes de coopération internationale demeurent suspendus en raison de l’absence de fonctionnement normal des institutions républicaines. Il rappelle que l’article 276-2 de la Constitution de 1987 amendée prévoit que les accords internationaux doivent être ratifiés par le Parlement. Or, l’inexistence de cette institution empêcherait actuellement l’approbation de plusieurs mécanismes de financement destinés notamment à la modernisation des infrastructures scolaires et au renforcement des capacités du ministère de l’Éducation nationale. Une gouvernance remise en question Au-delà des difficultés sécuritaires et financières, M. Roblinestime que la crise est également d’ordre administratif et managérial. L’auteur critique la gouvernance actuelle du secteur éducatif estimant que certaines décisions auraient conduit à la marginalisation de cadres expérimentés de l’administration publique. Selon lui, le Ministère de l’Éducation nationale aurait besoin d’une gestion davantage fondée sur les compétences techniques, la continuité administrative et la rationalité institutionnelle. À cet égard, il fait référence au philosophe René Descartes et à son Discours de la méthode, rappelant que la rigueur, l’ordre et la raison constituent des principes fondamentaux pour toute administration moderne. Une transition politique jugée insuffisante Dans son analyse, Yves Roblin considère également que la transition politique actuelle n’a pas permis d’apporter les réponses attendues face aux multiples crises que traverse le pays. Il évoque notamment la persistance de l’insécurité, les difficultés économiques, l’absence d’avancées significatives dans l’organisation des élections ainsi que les récents événements tragiques survenus à Kenscoff en juillet 2026, qu’il condamne avec fermeté. Pour sortir durablement de cette crise, l’auteur appelle à renouer avec les idéaux portés par Anténor Firmin, défenseur de l’égalité par l’instruction, ainsi que par Dumarsais Estimé, dont la vision reposait notamment sur la valorisation de la paysannerie, de la classe moyenne et d’une école républicaine accessible à tous. Plaidoyer pour une refondation de l’État En conclusion, l’auteur estime que la reconstruction du système éducatif passe inévitablement par une refondation des institutions de l’État. Dans la même veine, il sollicite un accompagnement stratégique de la communauté internationale, notamment de la CARICOM, de l’Organisation des États Américains (OEA), de l’Union européenne (UE) et de l’Organisation des Nations unies (ONU), tout en précisant que cette coopération ne devrait pas être assimilée à une mise sous tutelle. L’auteur plaide en faveur d’un retour à une architecture institutionnelle conforme à l’esprit de la Constitution, estimant qu’un exécutif pleinement fonctionnel disposerait de la légitimité nécessaire pour rétablir la sécurité, relancer les financements internationaux, réorganiser le système éducatif et conduire le pays vers des élections démocratiques. Selon lui, la sortie durable de la crise suppose avant tout le rétablissement de l’autorité de l’État, afin que les institutions puissent pleinement exercer leurs missions : gouverner, administrer, garantir la sécurité publique et assurer aux citoyens l’accès effectif à une éducation de qualité. Source : Analyse de Yves ROBLIN, ancien boursier de l'État haïtien à l'UNESCO de Paris et auteur de « Un 20e siècle, riche en événements et en inventions : le cas d'Haïti » (436 pages, 2026).

Les futurs tribunaux spécialisés d’Haïti devront surmonter les défis de l’impunité, estime Pierre Espérance…

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Création : 18 Août 2026

2 août 2026 PORT-AU-PRINCE, dimanche 2 août 2026 (RHINEWS) – La création annoncée de deux tribunaux spécialisés chargés de traiter les affaires de corruption, de financement des gangs, de blanchiment d’argent, de massacres et de violences sexuelles représente une opportunité importante pour renforcer la justice en Haïti, mais leur efficacité dépendra des décisions prises avant leur entrée en fonction, estime Pierre Espérance, directeur exécutif du Réseau national de défense des droits humains (RNDDH).
Dans une tribune, le responsable de l’organisation de défense des droits humains soutient que ces nouvelles juridictions pourraient contribuer à lutter contre une impunité persistante si leur champ de compétence est clairement établi et si les magistrats qui y seront affectés répondent à des critères élevés d’intégrité.
Pour illustrer les difficultés du système judiciaire haïtien, Pierre Espérance revient sur le massacre de La Saline de novembre 2018. Selon lui, les investigations menées par le RNDDH ont recueilli des témoignages mettant en cause des responsables publics de l’époque, accusés d’avoir facilité l’attaque menée par des membres de gangs contre ce quartier populaire de Port-au-Prince. Il rappelle qu’un juge d’instruction a inculpé plusieurs personnes, dont des responsables étatiques et le chef de gang Jimmy Chérizier, sans qu’aucun procès n’ait encore eu lieu.
« En Haïti, même les crimes les plus graves débouchent rarement sur des condamnations », écrit Pierre Espérance, qui voit dans les nouveaux tribunaux une occasion de renforcer la lutte contre l’impunité.
Le directeur exécutif du RNDDH estime toutefois qu’un décret adopté en décembre par les précédentes autorités de transition pourrait limiter les compétences des futures juridictions spécialisées. Ce texte prévoit que les hauts responsables de l’État soient poursuivis devant une Haute Cour de justice, une institution qui n’est actuellement pas constituée. En l’absence de Parlement, nécessaire à la mise en mouvement de cette procédure, il considère que les poursuites visant les plus hauts responsables risquent d’être bloquées.
« Tant que ce décret restera en vigueur, certaines des affaires les plus importantes pourraient échapper aux nouveaux tribunaux », affirme-t-il, appelant le Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé à revenir sur cette disposition.
Pierre Espérance exprime également des réserves sur le processus de désignation des juges et procureurs appelés à composer ces juridictions. Il indique que plusieurs magistrats proposés ont déjà fait l’objet d’allégations ou de critiques dans des rapports du RNDDH ou de décisions disciplinaires du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ).
L’auteur cite notamment Bernard Saint-Vil, président du tribunal de première instance de Port-au-Prince, auquel le RNDDH reproche de ne pas avoir permis l’aboutissement de plusieurs dossiers sensibles et de ne pas avoir apporté de réponse satisfaisante à la disparition de nombreuses pièces judiciaires entre 2018 et 2020. Il mentionne également Raymond Jean Michel, ancien président de cette juridiction, dont certaines décisions ont été contestées et qui a fait l’objet d’une suspension administrative par le CSPJ.
Selon Pierre Espérance, ces exemples illustrent la nécessité d’un processus de vérification approfondi avant toute nomination. « Les personnes appelées à siéger dans ces tribunaux doivent présenter des garanties d’intégrité et d’indépendance », soutient-il.
Le directeur du RNDDH rappelle également que son organisation a documenté plus d’une soixantaine de massacres attribués à des groupes armés depuis 2018, sans qu’aucune condamnation définitive n’ait été prononcée contre leurs auteurs. Il souligne en outre que les principaux dossiers de corruption, dont celui de PetroCaribe, n’ont toujours pas donné lieu à des condamnations malgré les nombreuses enquêtes ouvertes au fil des années.
Pierre Espérance appelle les autorités judiciaires, le ministère de la Justice, le CSPJ ainsi que les partenaires internationaux d’Haïti à veiller à la transparence du processus de sélection des magistrats et à écarter toute personne dont l’intégrité serait mise en cause par des éléments crédibles. Il préconise également une participation de la société civile au suivi du fonctionnement des futurs tribunaux.
Selon lui, la crédibilité de cette réforme sera évaluée à sa capacité de traiter des dossiers impliquant aussi bien des chefs de gangs que d’éventuels responsables politiques ou administratifs.
« Le véritable test sera de savoir si ces tribunaux pourront poursuivre les personnes qui ont jusqu’à présent échappé à la justice », soutient Pierre Espérance.

Haïti : le parti EDE exclut toute participation à une coalition politique pour les élections de décembre…

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Création : 18 Août 2026

1 août 2026 PORT-AU-PRINCE, samedi 1er août 2026 (RHINEWS)– Le parti EDE a annoncé, vendredi, qu’il ne participera à aucun groupement ou regroupement politique en vue des élections prévues le 13 décembre prochain en Haïti. Dans un communiqué, la formation explique que cette décision repose sur des considérations de principe et ne constitue ni un refus de collaborer avec d’autres forces politiques ni une volonté de s’isoler.
« Cette décision ne doit pas être interprétée comme une déclaration d’autosuffisance politique ni comme un refus de travailler avec les autres forces politiques. Elle reflète plutôt un choix fondé sur des principes », affirme EDE, qui dit demeurer attaché au dialogue, à la concertation et à la recherche de consensus sur les grandes questions nationales.
Le parti soutient que la politique ne doit pas être réduite à la conquête du pouvoir, mais qu’elle doit également servir à former les citoyens, promouvoir des idées et transformer la société. Selon lui, toute alliance politique devrait reposer sur une vision commune, des valeurs partagées et un projet de société clairement défini plutôt que sur de simples objectifs électoraux.
Dans son communiqué, EDE revient sur plusieurs expériences politiques depuis 1986, estimant que de nombreuses coalitions ont été constituées principalement pour remporter des élections ou accéder au pouvoir avant de se désagréger sous l’effet de divergences internes et d’intérêts particuliers. Le parti cite notamment la coalition FNCD, qui avait soutenu Jean-Bertrand Aristide, ainsi que la plateforme Lespwa, portée par René Garcia Préval, comme exemples d’alliances qui n’ont pas perduré. Il attribue ces échecs à l’absence d’un socle politique et idéologique suffisamment solide pour assurer leur pérennité.
EDE indique poursuivre sa préparation en vue de participer à des élections qu’il souhaite « libres, honnêtes, inclusives et crédibles », tout en mettant l’accent sur la formation citoyenne, le renforcement de la culture démocratique et la modernisation de la vie politique. Le parti estime que les formations politiques devraient fonctionner en permanence comme des institutions de formation, de réflexion et d’élaboration de politiques publiques, plutôt que comme de simples structures électorales.
Le communiqué précise également que le parti n’entend intégrer aucune alliance dépourvue d’une base philosophique, doctrinale et programmatique clairement définie. EDE affirme également qu’il ne souhaite pas servir de simple véhicule électoral à des candidats qui ne sont pas issus de ses rangs, estimant qu’une telle démarche irait à l’encontre du travail d’organisation et de structuration qu’il mène depuis plusieurs années à travers le pays.
Tout en réaffirmant son ouverture aux discussions entre acteurs politiques et sociaux afin de favoriser un large consensus national, EDE dit ne pas adhérer aux stratégies électorales visant uniquement la conquête du pouvoir sans vision claire de la gouvernance.
« L’objectif n’est pas seulement de gagner les prochaines élections; l’objectif est de préparer les prochaines générations », souligne le parti.
Le communiqué conclut en affirmant que « le pouvoir sans principes est une menace pour la démocratie; les principes sans pouvoir sont un engagement à poursuivre le combat », ajoutant qu’EDE a choisi de « construire le pouvoir sur les principes ».

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