August 2, 2026 Israel Immigration VBI
L’inquiétude grandit au sein de la communauté haïtienne aux États-Unis. Plusieurs bénéficiaires haïtiens du Statut de protection temporaire (TPS) ont reçu des convocations leur demandant de se présenter dans un bureau de l’Immigration and Customs Enforcement (ICE) à Cincinnati, dans l’État de l’Ohio.
Port-au-Prince, 2 août 2026.- Selon les informations recueillies, plusieurs personnes ayant répondu à ces convocations sont reparties avec un bracelet électronique à la cheville et une date de comparution devant un tribunal de l’immigration.
Certains bénéficiaires du TPS dénoncent une procédure qu’ils jugent humiliante et expriment leur inquiétude face à cette situation.
Interrogés par notre confrère Luckson Saint-Vil, James Fleurijean, membre de l’organisation Haitian Community Help & Support Center de Springfield (Ohio), et Me Eddy Laguerre, avocat spécialisé en immigration, ont apporté des explications sur ces démarches et rappelé les droits des personnes concernées.
Ces convocations interviennent alors que l’administration américaine poursuit sa politique d’encouragement au retour volontaire des migrants en situation irrégulière.
Dans ce cadre, les autorités américaines proposent une aide financière pouvant atteindre 2 600 dollars, ainsi que la prise en charge du billet d’avion, aux personnes qui acceptent de retourner volontairement dans leur pays d’origine.
Cette évolution alimente les préoccupations de nombreux membres de la diaspora haïtienne, notamment des bénéficiaires du TPS, qui font face à une incertitude croissante quant à leur avenir aux États-Unis.
Moïse François
Vant Bèf Info (VBI)
Fact Checking News (FCN)2 août 2026
À l’issue d’une visite en Haïti, une délégation bipartisane du Congrès américain appelle à repousser la fin du Temporary Protected Status (TPS) pour les ressortissants haïtiens. Les élus estiment que la dégradation persistante de la situation sécuritaire rend tout retour prématuré et pourrait aggraver la crise.
Le représentant démocrate Ami Bera affirme que les échanges avec les autorités haïtiennes et les observations effectuées sur le terrain démontrent que le pays ne dispose pas encore des conditions nécessaires pour accueillir des dizaines de milliers de personnes susceptibles d’être rapatriées.
Selon lui, les bénéficiaires du TPS renvoyés en Haïti seraient exposés à un risque important d’enlèvement et de violences dans des zones où les groupes armés continuent d’étendre leur contrôle.
La délégation, dirigée par le président républicain de la Commission des affaires étrangères, Brian Mast, s’est entretenue avec le Premier ministre de transition, Alix Didier Fils-Aimé; le ministre de la Défense, Mario Andrésol; le directeur général a.i. de la Police nationale d’Haïti; André Jonas Vladimir Paraison, ainsi qu’avec les responsables de la Force de répression des gangs.
D’après Ami Bera, le Premier ministre a reconnu que le TPS demeure un dispositif temporaire, mais a jugé inopportun d’organiser le retour de ressortissants haïtiens dans le contexte actuel. Il aurait également indiqué que le Cap-Haïtien ne possède pas les capacités d’accueil suffisantes pour absorber une nouvelle vague de rapatriés.
L’élu américain considère que la Force de répression des gangs poursuit encore sa montée en puissance et qu’elle ne dispose pas, à ce stade, des moyens nécessaires pour répondre pleinement aux défis sécuritaires du pays.
Ami Bera souhaite obtenir une prolongation du TPS jusqu’en 2029. Il estime que ce délai permettrait au gouvernement de transition de mener à bien les élections prévues en décembre 2026, de consolider les institutions de sécurité et de laisser à la mission internationale le temps d’atteindre ses objectifs.
Composée de deux représentants démocrates et de deux représentants républicains, cette délégation a effectué la première mission parlementaire américaine en Haïti depuis sept ans, dans un contexte marqué par les débats sur l’avenir du TPS et la détérioration continue de la situation sécuritaire.
JJJ / FcnHaiti
Fact Checking News (FCN)2 août 2026
Le processus électoral haïtien franchit une nouvelle étape. Dix-sept (17) regroupements politiques ont été enregistrés auprès du Conseil électoral provisoire (CEP) en vue des prochaines élections, selon une note de presse publiée par l’institution électorale le 31 juillet 2026.
Ces regroupements réunissent au total 227 partis politiques, sur les 316 formations agréées par le CEP. Une étape importante alors que les autorités électorales poursuivent les préparatifs devant conduire aux prochaines compétitions électorales.
Le processus d’enregistrement officiellement clôturé
Le CEP précise que la période d’enregistrement des regroupements politiques, lancée le 13 juillet 2026, a pris fin le vendredi 31 juillet à 21 heures.
La clôture du processus a été constatée par un juge de paix de la commune de Pétion-Ville, conformément aux dispositions prévues par le calendrier électoral en cours d’exécution.
Avec 17 regroupements constitués autour de 227 partis, le paysage politique haïtien entre désormais dans une phase de structuration plus avancée. Les différentes formations devront se positionner au sein de ces regroupements en fonction de leurs alliances et de leurs stratégies pour les prochaines échéances.
Le CEP passe à l’analyse des dossiers
La prochaine étape sera consacrée à l’examen des dossiers soumis par les regroupements politiques.
Le CEP annonce que cette analyse doit permettre de déterminer les regroupements répondant aux exigences fixées par les règles électorales. La publication de la liste des regroupements politiques agréés est prévue entre le lundi 10 et le vendredi 14 août 2026, selon la note officielle.
Cette phase sera particulièrement scrutée par les acteurs politiques, puisqu’elle permettra de savoir quelles structures seront effectivement autorisées à participer à la suite du processus électoral.
Les chiffres, par ailleurs, communiqués par le CEP donnent une indication de l’ampleur de la recomposition politique en cours.
Sur les 316 partis politiques agréés, 227 ont choisi de se regrouper au sein des 17 plateformes enregistrées. Cela représente une large majorité des formations reconnues par l’autorité électorale.
Cette configuration pourrait donner lieu à une compétition structurée autour de plusieurs grandes alliances politiques, plutôt qu’à une multiplication de candidatures isolées.
Elle pourrait également contribuer à clarifier le paysage politique à l’approche des prochaines élections, même si la véritable configuration de la compétition ne sera connue qu’après l’examen et la validation des dossiers par le CEP.
Le CEP réaffirme ses engagements
Dans sa note, le Conseil électoral provisoire réaffirme sa volonté de conduire le processus électoral de manière inclusive et impartiale, dans le respect des principes d’indépendance, de transparence, d’intégrité et de responsabilité démocratique.
Ces engagements interviennent alors que le processus électoral avance dans un contexte politique et sécuritaire particulièrement délicat.
La prochaine publication de la liste des regroupements agréés constituera donc un rendez-vous important. Elle permettra de mesurer le niveau de préparation des formations politiques et de préciser davantage les contours de la compétition à venir.
FcnHaĩti
Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a officiellement lancé dimanche sa campagne pour l’élection présidentielle d’octobre, avec l’ambition de décrocher un quatrième mandat à la tête du Brésil.
À 80 ans, le dirigeant de gauche, investi par le Parti des travailleurs à São Paulo, affrontera Flavio Bolsonaro, sénateur et fils de l’ancien président Jair Bolsonaro, actuellement emprisonné pour tentative de coup d’État.
La campagne est largement marquée par les tensions avec le président américain Donald Trump, accusé par Brasilia de s’ingérer dans les affaires du pays après l’imposition de nouveaux droits de douane sur des produits brésiliens.
Lula fait de la défense de la souveraineté nationale le thème central de son offensive électorale.
Selon un récent sondage Datafolha, il devancerait son adversaire au second tour avec 48 % des intentions de vote contre 43 %.
L’économie, la sécurité et les enquêtes pour corruption visant les deux camps devraient également peser sur cette campagne particulièrement polarisée. (amitiefm.ht)
Fact Checking News (FCN)1 août 2026
Le journaliste-cameraman de la Télévision Nationale d’Haïti (TNH), Avril Junior Jean-Louis, affirme avoir été agressé vendredi par un policier affecté à la sécurité rapprochée du Premier ministre Alix Didier Fils-Aimé, alors qu’il couvrait une visite officielle au marché de la Rue 3, au Cap-Haïtien.
Les faits se sont produits vers 11 heures du matin, au marché de la Rue 3, alors que Avril Junior Jean-Louis aurait été agressé physiquement par un agent de l’Unité de Sécurité du Premier Ministre (USP). Selon le témoignage de la victime, l’incident est survenu alors qu’il exerçait son travail de couverture médiatique. Malgré le fait qu’il se soit clairement identifié comme journaliste de la TNH, le policier lui aurait asséné un violent coup à la nuque.
Toujours selon les informations disponibles, l’intervention du ministre des Travaux publics a permis de calmer la situation et d’empêcher une escalade de l’incident.
Cette nouvelle agression relance les préoccupations concernant la sécurité des professionnels des médias en Haïti. Plusieurs organisations de défense de la liberté de la presse dénoncent depuis plusieurs années des cas de violences, d’intimidations et de mauvais traitements visant des journalistes dans l’exercice de leurs fonctions, y compris lors d’opérations ou d’activités officielles impliquant les forces de l’ordre.
FcnHaĩti