Lundi matin en raison de tirs d’armes entendus à l’approche de l’aéroport international de la capitale haïtienne, Port-au-Prince, le vol de Spirit Airlines, venant de Fort
Lauderdale (Floride), a été forcé de se diriger vers la République dominicaine. Les témoins ont rapporté des tirs sporadiques autour de l’aéroport, intensifiant l’atmosphère déjà tendue dans la capitale alors que le groupe de gangs ‘Viv Ansanm’ a lancé de nombreuses menaces et qu’il occuperait les rues ce lundi.
Spirit Airlines n’a fait aucun commentaire.
Un autre vol, Jet Blue (JBU1609), qui était aussi en route, pour Port-au-Prince, a rebroussé chemin vers Fort Lauderdale.
Ce lundi plusieurs ambassades, dont celle de France, sont restées fermées ainsi que de nombreuses écoles.
Le 25 septembre 2024, le secrétaire d’État Antony Blinken et la représentante permanente des États-Unis auprès des Nations unies, l’ambassadrice Linda Thomas-Greenfield, ont organisé un événement en marge de la 79e Assemblée générale des Nations unies au cours duquel ils ont souligné les progrès qu’accomplit la Police nationale haïtienne afin de rétablir la sécurité en Haïti avec le soutien de la Mission multinationale d’appui à la sécurité (MMAS) dirigée par le Kenya. Le secrétaire d’État a réitéré l’importance cruciale d’un soutien international supplémentaire et durable aux efforts déployés par Haïti ainsi qu’à la MMAS. Les participants ont discuté de l’état des contributions de la communauté internationale, du calendrier de futurs déploiements de personnel et des options pour la durabilité de la MMAS, y compris la transition potentielle, ultérieurement, vers une opération de maintien de la paix des Nations Unies.
MM. Garry Conille et Edgar Leblanc Fils, respectivement Premier ministre et président du Conseil présidentiel de transition d’Haïti, et les principaux partenaires, dont le Kenya, le Canada, la France et les membres de la Communauté des Caraïbes (CARICOM), ont discuté des ressources et du financement nécessaires à la mission et se sont félicités des nouvelles contributions des pays participants.
Le secrétaire d’État a annoncé que les États-Unis fournissaient 160 millions de dollars supplémentaires au titre de l’aide au développement, à l’économie, à la santé et à la sécurité destinée au peuple haïtien, ce qui porte à plus de 1,3 milliard de dollars le montant de l’aide extérieure allouée par les États-Unis depuis l’exercice 2021. Par ailleurs, le secrétaire Blinken a annoncé la désignation par les États-Unis de Prophane Victor pour son rôle dans la formation, le soutien et l’armement de gangs qui se sont livrés à de graves atteintes aux droits de la personne, et de Luckson Elan pour son implication dans de graves atteintes aux droits de la personne liées à l’activité des gangs dans le département de l’Artibonite en Haïti.
Les États-Unis soutiennent le peuple haïtien et ses aspirations à un pays pacifique et démocratique.
Port-au-Prince, le 13 septembre 2024 – Accompagné du ministre des Travaux Publics, Transports et Communications (MTPTC), Raphaël Hosty, le Chef du gouvernement a procédé ce vendredi à une visite d’inspection au Champ de Mars. Il s’agit de sa deuxième visite cette semaine.
L’objectif principal de cette prospection est d’identifier les axes d’intervention nécessaires pour la réhabilitation des bâtiments publics vandalisés et détruits par les groupes armés lors des événements de février dernier.
Vant bèf info.com
Les leaders haïtiens-américains dénoncent fermement les rumeurs infondées propagées par Donald Trump, JD Vance, Ted Cruz, et le Comité judiciaire républicain de la Chambre des représentants, selon lesquelles des migrants haïtiens voleraient et consommeraient des animaux domestiques dans l’Ohio. Ces accusations sont non seulement fausses, mais elles sont également qualifiées de « dégoûtantes », « racistes » et « xénophobes ».
La députée Sheila Cherfilus McCormick a qualifié ces propos de « tentative désespérée de semer la peur et la division ». Elle a souligné que Trump se focalise une fois de plus sur des histoires fictives enracinées dans des stéréotypes racistes afin d’effrayer les électeurs américains. Selon elle, ces commentaires sont non seulement insultants et mensongers, mais ils perpétuent des préjugés nuisibles.
Pour sa part, la représentante de l’État, Dotie Joseph, a estimé que ces mensonges démontrent un manque d’intégrité de la part de l’ancien président et de ses alliés, tandis que la députée Marie Woodson a affirmé que Trump et Vance expriment un mépris évident pour les immigrants. Elle a mis en garde contre la dangerosité de telles déclarations, qui visent à diviser la société et à semer la peur parmi les citoyens.
JD Vance a amplifié ces accusations sur les réseaux sociaux, affirmant que des migrants haïtiens illégaux perturbaient les services sociaux et que des rapports indiquaient que des animaux domestiques avaient été enlevés et mangés. Malgré les démentis formels de la police de Springfield et du directeur municipal, Trump a repris cette affirmation lors d’un débat, prétendant que des migrants « mangeaient des chiens et des chats ».
Rhinews.com
Rhinews.com - Brian Concannon, directeur exécutif de l’Institut pour la Justice et la Démocratie en Haïti (IJDH), s’est exprimé lors d’une interview accordée au Réseau Haïtien de l’Information (RHINEWS) concernant les sanctions imposées par les États-Unis à l’encontre de Michel Martelly, ancien président haïtien. Ces sanctions, annoncées dans un contexte de crise sécuritaire et politique en Haïti, soulèvent de nombreuses questions quant à leur véritable objectif et à leur portée réelle.
Pour Brian Concannon, les accusations portées par les Etats-Unis contre Michel Martelly sont graves , mais les sanctions limitées. Concannon a souligné que les États-Unis ont justifié les sanctions contre Michel Martelly en affirmant que ce dernier aurait “abusé de son influence pour faciliter le trafic de drogues dangereuses, y compris la cocaïne, à destination des États-Unis”. Selon le département d’État américain, Martelly aurait également “participé au blanchiment des produits illicites de la drogue, travaillé avec des trafiquants de drogue haïtiens, et parrainé de nombreux gangs basés en Haïti”. Ces accusations, selon Brian Concannon, sont tout à fait crédibles, au vu des preuves accumulées au fil des ans par divers acteurs, y compris les médias, des groupes de défense des droits de l’homme, et même les Nations unies. Cependant, il s’est montré critique vis-à-vis de la nature des sanctions imposées, les qualifiant d’“inhabituellement légères” compte tenu de la gravité des crimes présumés. En effet, ces sanctions se limitent principalement à des restrictions financières : interdiction pour les banques américaines de lui accorder des crédits, impossibilité pour lui d’effectuer des opérations de change aux États-Unis, et interdiction pour les citoyens et les entreprises américaines d’investir dans ses affaires.
Selon Concannon, ces mesures sont loin d’être suffisantes pour empêcher Martelly de continuer à financer des activités criminelles en Haïti. « Par exemple, il peut toujours utiliser ses comptes bancaires aux États-Unis pour envoyer de l’argent à des personnes en Haïti associées à des activités criminelles ou recevoir de l’argent de ces personnes », a-t-il ajouté.
M. Concannon se demande si la décision américaine ne s’apparente pas plus à une stratégie politique à une véritable sanction ? cette action ressemble plus à un avertissement destiné à encourager la collaboration de Martelly en matière de politique en Haïti qu’à une tentative sérieuse de le punir », a-t-il expliqué.
Il est clair que les États-Unis, qui ont soutenu Michel Martelly depuis son élection en 2011, cherchent peut-être à influencer la politique haïtienne à travers ces sanctions. Loin d’être une rupture totale, ces mesures semblent être un moyen pour Washington de maintenir une certaine pression sur l’ancien président tout en gardant une porte ouverte pour d’éventuelles collaborations futures.
LES REPERCUSSIONS DES SANCTIONS POUR MARTELLY ET SON ENTOURAGE
« Les sanctions envoient certainement le message politique que les États-Unis ne soutiennent plus M. Martelly autant qu’ils l’ont fait depuis 2010. Mais le fait que les sanctions soient si légères, surtout si l’on considère la gravité des crimes allégués, indique que la relation n’est pas complètement rompue », a observé Concannon.
En termes d’affaires, les répercussions sont également notables. En effet, ces sanctions empêchent Michel Martelly de contracter des prêts auprès de banques américaines, de réaliser des opérations de change en devises étrangères, et de bénéficier d’investissements provenant de citoyens ou d’entreprises américaines. Cependant, les conséquences pour son entourage pourraient être tout aussi graves, car ceux qui enfreignent les sanctions, comme les banques qui lui accorderaient des prêts ou les investisseurs dans ses entreprises, risquent des sanctions sévères.
La question de la citoyenneté américaine de Michel Martelly a également été soulevée lors de l’interview. Selon Brian Concannon, la loi qui autorise les sanctions contre Martelly s’applique aux “personnes étrangères impliquées dans le commerce mondial illicite de la drogue”, ce qui implique que Martelly n’est plus un citoyen américain, ou ne l’a jamais été. Cela soulève des interrogations quant à la validité de son éligibilité à la présidence haïtienne, étant donné que la Constitution haïtienne interdit à tout citoyen possédant une autre nationalité de se présenter à la magistrature suprême.
« Cela implique que M. Martelly n’est plus un citoyen américain ou qu’il ne l’a jamais été », a-t-il noté. Cette question reste toutefois sans réponse définitive, car aucune information officielle n’a été fournie sur le statut de citoyenneté de Martelly.
QUE SIGNIFIE LE FAIT QUE MARTELLY SOIT TOUJOURS PRESENT SUR LE SOL AMERICAIN?
« Les sanctions envoient certainement le message politique que les États-Unis ne soutiennent plus M. Martelly autant qu’ils l’ont fait depuis 2010. Mais le fait que les sanctions soient si légères, surtout si l’on considère la gravité des crimes allégués, indique que la relation n’est pas complètement rompue », a observé Concannon.
En termes d’affaires, les répercussions sont également notables. En effet, ces sanctions empêchent Michel Martelly de contracter des prêts auprès de banques américaines, de réaliser des opérations de change en devises étrangères, et de bénéficier d’investissements provenant de citoyens ou d’entreprises américaines. Cependant, les conséquences pour son entourage pourraient être tout aussi graves, car ceux qui enfreignent les sanctions, comme les banques qui lui accorderaient des prêts ou les investisseurs dans ses entreprises, risquent des sanctions sévères.
La question de la citoyenneté américaine de Michel Martelly a également été soulevée lors de l’interview. Selon Brian Concannon, la loi qui autorise les sanctions contre Martelly s’applique aux “personnes étrangères impliquées dans le commerce mondial illicite de la drogue”, ce qui implique que Martelly n’est plus un citoyen américain, ou ne l’a jamais été. Cela soulève des interrogations quant à la validité de son éligibilité à la présidence haïtienne, étant donné que la Constitution haïtienne interdit à tout citoyen possédant une autre nationalité de se présenter à la magistrature suprême.
« Cela implique que M. Martelly n’est plus un citoyen américain ou qu’il ne l’a jamais été », a-t-il noté. Cette question reste toutefois sans réponse définitive, car aucune information officielle n’a été fournie sur le statut de citoyenneté de Martelly.