Dimanche, c’était fête dans le quartier, celui de l’église St Louis Roi de France.
Tôt le matin, on voyait les fidèles commencer à défiler, tous vêtus de leurs plus beaux habits.
Avenue Lamartinière, Avenue Martin Luther King, Rue Fernand, Bois Patate… tous convergeaient vers l’Eglise St Louis Roi de France.
Le curé de la paroisse avait invité la communauté à venir assister à la bénédiction de la nouvelle Eglise Saint Louis Roi de France de Turgeau.
Sérieusement endommagée par le séisme du 12 Janvier 2017 . l’Eglise St Louis Roi de France était enfin prète à recevoir les fidèles. Sans doute les travaux ne sont pas encore complètement achevés. Il reste encore à entamer la deuxième phase. Procéder au placement des faux plafonds, au crépissage des murs et à la peinture extérieure du bâtiment.
Mais à l’intérieur, l’Eglise est pratiquement achevée.
L’édifice actuel a son autel, son tabernacle, sa chaire, son parquet et surtout ses magnifiques arcades au delà desquelles on remarque ces arbres dont les branches ne cessaient de s’agiter en ce dimanche du 30 Juillet, comme pour saluer ce jour nouveau qui a commencé avec la bénédiction du nouveau bâtiment.
Tout avait commencé pour la reconstruction de St Louis Roi de France, un mercredi. C’était aussi en Juillet, le Premier Juillet 2015. Et une fois encore le curé de la paroisse, le père Wismick Jean Charles avait invité les fidèles à venir assister au lancement des travaux de reconstruction. Là encore il y avait eu une célébration eucharistique à laquelle avaient assisté plusieurs pères Montfortains. Parmi eux monseigneur Pierre André Pierre, recteur de l’Université Notre Dame d’Haïti.
Prévus pour durer 20 mois, les travaux ont été terminés 24 mois plus tard. Les deux firmes choisies sont fières du travail accompli. Il s’agit de la firme Blue Steel d’Espagne qui n’en était pas à son coup d’essai et d’une firme locale, la firme haïtienne CHIC dont le PDG, l’ingénieur Ronald Michel avait promis de livrer l’Eglise en temps requis. La supervision des travaux a été assurée par PROCHE, une institution rattachée à la Conférence épiscopale d’Haïti regroupant les Conférences épiscopales des Etats-Unis, de France et de l’Allemagne.
La reconstruction de l’église aura coûté Deux Millions de dollars. La Conférence des évêques catholiques des Etats-Unis a contribué à hauteur de 1.7 million de dollars, tandis que Adveniat de la Conférence Episcopale Allemande a déboursé 300.000 dollars.
Mais Haïti n’est pas en reste. En effet, le curé de la paroisse a tenu à indiquer au Nouvelliste que les fidèles ont pris en charge l’ameublement de l’Eglise, banc, objets liturgiques, autel, tabernacle, stations de chemin de croix. « Nous avons eu l’implication active de toute la communauté pour pouvoir mettre au point la première phase de l’Eglise a indiqué le père Wismic Jean Charles qui se dit satisfait de la collaboration des fidèles, du conseil pastoral et de la paroisse entière qui s’est impliquée dès le premier jour.
Le parking qui avait été utilisé pour abriter l’immense tente qui servait de lieu saint depuis le séisme reviendra certainement à sa fonction initiale. Il le faudra bien pour que les fidèles puissent assister en paix aux différentes cérémonies liturgiques, leur véhicule bien à l’abri dans cet espace attenant au lieu saint.
La paroisse de St Louis Roi de France fait peau neuve avec son Eglise, ce petit joyau prèt à accueillir environ 900 fidèles.
Voix douce, légèrement féminine, ce qui me faisait le taquiner ("J'espère que Jean-Jacques DESSALINES ne parlait pas comme ça !" et lui d'éclater de rire), Maximilien LAROCHE, natif du Cap Haïtien (en 1937) et professeur durant près de quarante ans à l'Université Laval, au Québec, était un être tout en modestie qui était tombé en amour, comme on dit dans la Belle Province, avec la Martinique. Grand ami de Jean BERNABE et parti dans l'Orient éternel (comme on aime à dire en Haïti) en cette même année 2017, il a dû venir dix fois, vingt fois, je ne sais plus, dans notre île. Pour des colloques, des cours à la Faculté des Lettres et Sciences Humaines du campus de Schœlcher en tant que professeur invité ou de simples voyages d'agrément. Ainsi était-il membre du jury du prestigieux Prix Carbet.
Il avait cette négritude tranquille, non exhibitionniste, non agressive, que sans doute les Haïtiens sont les seuls Caribéens à pouvoir afficher de par leur glorieux passé. Dans le pays le plus africain culturellement de tout notre archipel et de tout le Nouveau Monde d'ailleurs, on n'a pas besoin de boubous, de locks, de "black ceci" et "black cela" à tout bout de champ pour affirmer ce que l'on est. Mais c'est aussi le plus caribéen et Maximilien LAROCHE était un partisan farouche de l'Antillanité ou de la Caribéanité, peu importe le terme que l'on choisit. Car n'oublions pas qu'au jour de l'indépendance, en ce fameux 1er janvier 1804, DESSALINES et les siens n'ont pas cherché à effacer le nom colonial de Saint-Domingue pour lui donner celui de "Nouveau-Dahomey" ou "Nouveau-Congo". Ils ont repris l'ancien nom amérindien ("taïno" de l'île) à savoir "Ayiti" ou "pays de hautes montagnes" afin de bien marquer, signer même, leur autochtonie. En clair : les Tainos ont été exterminés jusqu'au dernier, eh bien, c'est désormais nous, les nouveaux autochtones ! A l'inverse, les colons européens n'ont eu de cesse d'européaniser l'Amérique avec leurs "Nouvelle-Grenade", "Nouvelle-Espagne", "Nouvelle-Angleterre" et autre "Nouvelle-France".
Négritude, Haïtianité, Antillanité/Caribéanité, Américanité, Créolité, toutes ces notions occupaient les recherches du professeur LAROCHE et ont été au centre de la pensée de celui qui fut un grand comparatiste, auteur d'une quarantaine d'ouvrages, tant en littérature qu'en sociolinguistique et en anthropologie. Il a su ancrer analyse littéraire dans l'histoire et la mythologie de son île, redonnant sa juste place au vaudou. Vaudou qu'il retrouvera sous la forme du candomblé au Brésil, pays dont il apprit la langue et devient aussi amoureux. Mais que l'on se garde d'oublier que MAXI fut aussi un Québécois car on ne vit pas quatre décennies dans un pays sans être transformé par lui et forcément y être attaché. Il a analysé également la littérature de ce bout de terre francophone d'Amérique du Nord en lutte pour sa souveraineté au mitan d'un océan anglophone.
Maximilien LAROCHE fut un précurseur de l'identité multiple, de la "diversalité" comme le disent les auteurs de l'Eloge de la Créolité. Profondément, indéracinablement même haïtien, il a su s'enrichir de la France (il a fait ses études et passé son doctorat à l'Université de Toulouse), du Québec, de la Martinique, du Brésil sans jamais cesser de rêver à l'Afrique-Guinée, comme disaient nos pères, où il lui est arrivé de poser le pied à maintes reprises. Tout cela en ayant pour compagne une Canadienne d'origine chinoise. Homme aux semelles de vent, MAXI, c'est sûr, verra LEGBA lui ouvrir toutes grandes les barrières du "paradis" du vaudou qui n'est autre que...l'Afrique-Guinée.
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Principales publications : Le miracle et la métamorphose (1970), L’image comme écho (1978), Littérature haïtienne, identité, langue, réalité (1981), L’avènement de la littérature haïtienne (1987), la double scène de la représentation (1991), Dialectique de l’américanisation (1993), La Sémiologie des apparences (1994), Mythologie haïtienne (2002), Littérature Haïtienne comparée (2007).
IciHaiti.com: Vers l’aménaement du Saut du Baril à Anse à Veau
Samedi, une délégation du Ministère du Tourisme était en mission d’évaluation au site du Saut du Baril situé à Anse à Veau (Département des Nippes)
Le Saut du Baril ne cesse d'attirer des visiteurs de tout genre en particulier à l'approche de la fête patronale de Saint Joachim célébré le 19 août de chaque année.
Le Ministère du Tourisme dont la mission consiste à mettre en valeur l'ensemble des sites naturels et touristiques du pays a jugé bon d'explorer le site en vue d'aménager ce joyaux de notre patrimoine.
Présentement le site est en mauvais état, depuis le passage de l'ouragan Matthew qui a causé de nombreux dégâts à la biosphere de la zone.
1 août 2017 Rezo Nodwes Aucun commentaire
Santiago de Chile, mardi 1er aout 2017 ((rezonodwes.com))– Les services de santé de la ville de Valdivia ont diagnostiqué la lèpre sur un jeune ressortissant haïtien de 28 ans lundi matin à l`Hôpital Base, qui dans les premiers moments, avait apporté un démenti formel à ce cas.
Patricio Rosas, directeur des Services de Santé a confirmé que la maladie a été détectée suite à une biopsie réalisée à l`Hôpital Régional de Valdivia.
Il a également indiqué que le patient reçoit actuellement un traitement à partir d`un antibiotique spécial et a lancé un appel au calme puisque la lèpre ou maladie de Hansen est une maladie qui n`est pas incurable et que le malade sous traitement peut continuer ses activités normalement.
Cependant, les réseaux sociaux, particulièrement des utilisateurs de Twitter, à l`annonce que le patient contaminé provenait d`Haiti, se sont lâchés sur l`internet avec des commentaires racistes et anti-immigrants, bien que d`autres ont essayé de temporiser en assimilant la phobie de la lèpre à de l`ignorance, puisque de nos jours cette maladie se soigne sans problèmes.
De plus, certains autres, documents à l`appui, ont démontré que ce n`est pas, comme le suggèrent les autorités, le premier cas de lèpre au Chili continental.