Jeudi, dans le souci de s’informer des mécanismes à mettre en place pour enregistrer les membres de la Diaspora haïtienne afin qu'ils puissent participer pleinement à la vie économique, sociale et politique du pays, Stéphanie Auguste la Ministre des Haïtiens Vivant à l’Etranger (MHAVE) s’est entretenue avec Wilson Fièvre, le Directeur Général de l’Office National d’Identification (ONI). Cette démarche s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de permettre aux haïtiens de la Diaspora de jouir pleinement de leurs droits civils et politiques.
Au cours de cette rencontre, Wilson Fièvre a exprimé son désir de voir le MHAVE et l’ONI conjuguer leurs efforts afin de permettre aux haïtiens de l'extérieur de se procurer une Carte d’Identification Nationale Externe qui permettra à nos compatriotes de s’identifier facilement dans leurs pays d’accueil. Rappelons que le projet de carte d’identité de la Diaspora était déjà à l’ordre du jour en 2011 avec à l’époque pour le MHAVE (Daniel Supplice) et pour l’ONI (Ronald Covil)
Par ailleurs, les deux parties se sont accordées sur la nécessité de poursuivre le processus de livraison des pièces d’identité aux haïtiens en situation irrégulière dans différents pays de la Caraïbes et de l’Amérique du Nord...
Miami, 12 juillet 2017- (AHP)- Le corps de L'ex directeur general du Fonds D'Assistance économique et Sociale (FAES) sous le gouvernement de Michel Martelly, Klaus Eberwein, a été découvert mardi (11 juillet) avec une blessure par balle à la tête, dans un hôtel au Sud de Miami, selon ce que rapporte le Mami Herald.
Le médecin légiste de Miami-Dade, Veronica Lamar, aurait conclu au suicide.
"Il s'est donné la mort ", a déclaré Veronica Lamar, faisant savoir que l'acte a été posé à 12h19 PM.
Selon des sources proches du Parlement, M. Eberwein devait être entendu le 18 juillet prochain par la commission Anti-corruption du Senat qui continue d'enquêter sur la gestion des fonds PetroCaribe sous les gouvernements Préval et Martelly.
Klaus Eberwein, un proche de Michel Martelly et de l'ancien premier ministre Laurent Lamothe, se défendait des nombreuses accusations de dilapidation de fonds publics formulées contre lui, cela à travers la coordination des programmes d'aide sociale du gouvernement Tèt Kale.
Klaus Eberwein a été directeur général du FAES de mai 2012 à février 2015. Il était également actionnaire de la chaine de Fast Food MUNCHEEZ.
"C'est vraiment choquant", a déclaré au Miami Herald son associé à Muncheez, Gilbert Bailly. «Nous avons grandi ensemble; Il était comme ma famille, a-t-il dit "
Gilbert Bailly affirme avoir parlé pour la dernière fois à Ebwerwein, il y a deux semaines et qu'il était de bonne humeur. Les deux hommes travaillaient à l'ouverture d'un restaurant Muncheez à Sunrise (Floride).
Le Miami Herald rappelle que pendant et après son mandat dans le gouvernement Martelly, Eberwein a fait face à des allégations de fraude et de corruption sur la façon dont l'organisme qu'il dirigeait (FAES) a géré les fonds publics.
Au nombre des accusations, poursuit le Herald, la construction de mauvaise qualité de plusieurs écoles érigées après le tremblement de terre dévastateur du 12 janvier 2010 en Haïti. Et aussi la mauvaise surpervision du FAES.
Le suicide de Klaus Eberwein, si c'est le cas, aurait-il un rapport, avec les informations véhiculées par des sources proches du Parlement, selon lesquelles l'ancien directeur devait être entendu le 18 juillet prochain par la commission Anti-corruption du Senat qui continue d'enquêter sur la gestion des fonds PetroCaribe par les gouvernements Préval et Martelly.
Alterpresse publie :
Lettre à son père l’écrivain Jean-Claude Fignolé, lettre de Johnny Fignolé à son père Décédé le 11 Juillet 2017
- Marche annoncée pour le 28 Juillet pour dénoncer divers problèmes sociaux, dont l’insécurité en Haïti…
C’est une initiative du Collectif 4 décembre.
Le 28 Juillet marquera le 102ème anniversaire du premier débarquement le 28 Juillet 1915 des marines américains en Haïti, une marche donc pour dénoncer une série de graves problèmes sociaux en Haïti.
Alterpresse annonce aussi la reconstruction prochaine du bâtiment du Centre National de Transfusion Sanguine.
La pose de la première pierre a eu lieu le mardi 18 Juillet et les travaux en principe sont prévus pour durer 16 mois
Haïti en Marche consacre un article à l’Urbanisation sauvage qui est celle que l’on connait depuis quelques années dans notre pays .
Et l’hebdomadaire choisit la région de Cayes Jacmel pour décrire cette urbanisation saccageant la campagne.
…
C’est dans tout le pays, lit-on dans l’hebdomadaire que l’on assiste à cette transformation des terres agricoles en complexes.
Les agriculteurs, les éleveurs sont petit à petit chassés de leurs terres… et ceci se passe dans le cri désespéré des jeunes veaux, ne trouvant plus leur mère dans ce désordre… Les animaux d’élevages sont attachés pèles mêles sur les bords de la route, tandis que leurs maitres sont partis on ne sait où…
Alors même qu’une nouvelle administration haïtienne se donne pour objectif principal de refaire la production agricole nationale, la question que lon pourrait poser est : mais sur quelles terres ?
En effet, celles-ci ( les terres agricoles) sont en train de disparaître rapidement.
De Marigot à Cavaillon, de Camp Perrin à la Vallée de Jacmel, et partout ailleurs c’est un rush vers l’intérieur du pays où l’on peut se procurer des propriétés beaucoup plus vastes qu’en ville, et probablement aussi à meilleur prix, qu’à Port-au-Prince la capitale qui a non seulement été détruite par le séisme de janvier 2010 mais qui n’offre aucune garantie non plus quant à l’authenticité des titres de propriété.
Alors qu’il y a quelques décennies c’est la campagne qui dégringolait vers la ville, pour créer les immenses bidonvilles que nous connaissons aujourd’hui, que ce soit à la capitale ou dans les grandes villes de l’intérieur (Gonaïves, Cayes, Cap-Haïtien), occupant tout ce qui existait d’espaces vides, aussi bien le bord de mer (adieu la plage individuelle) que la montagne qui abritait l’alimentation naturelle en eau de la ville en contrebas ...
Eh bien, voici que nous assistons au même phénomène mais en sens contraire, c’est la ville qui déboule aujourd’hui sur la campagne mais dans une promesse aussi cauchemardesque que ce que nous venons de voir.
C’est un massacre de tout ce qui peut exister comme espace vide, mais particulièrement les terres agricoles.
Pourquoi ?
Parce que le même phénomène s’accompagne d’un ras le bol chez le paysan qui ne tire plus rien d’une agriculture chiche (oui, quelques pois chiches et quelques tomates minuscules) et ne pense qu’à tout liquider pour payer éventuellement le billet d’avion pour un fils attiré par le grand mouvement d’émigration ... actuellement ‘Al Chili’.
LE NOUVELLISTE, de son côté parle SANTE
Le cauchemar des femmes enceintes: Les hôpitaux publics en grève titre le quotidien de la rue du centre.
On lit aussi , question éducation que 444 téképhones portables ont été saisis aux examens officiels dans le Département du Nord.
Et le quotidien publie le Cri de Mario Andresol concernant l’annonce de la création de l’armée.
… “Autant la création précipitée de la Police en 1995 a donné les résultats que l’on sait du point de vue sociopolitique, autant la remobilisation de l’armée dans les condtions actuelles aura des conséquences imprévisibles pour le pays, écrit Mario Andrelol. Le problème au fond, continue t-I n’est ni la police, ni l’armée en elles-mêmes, c’est plutôt ce que nous faisons de ces institutions après les avoir créées ou remobilisées. Le probleme, c’est comment s’y prendre pour en finir avec ce systemème pourri, corrompu et corrupteur.
ET PUIS le Nouvelliste parle aussi du désaccord entre Evans Paul et Jovenel Moïse.
“« Je ne suis ni dans l’opposition ni au pouvoir », a avancé l’ancien Premier ministre de Michel Martelly”
Il dit être un allié indépendant du pouvoir. Cependant, Evans Paul affiche ses désaccords avec Jovenel Moïse sur trois points, trois décisions de Moïse...”
1) L’inélégance de Jovenel Moïse face à Jocelerme Privert. Le président de la République enlève les privilèges et avantages de son prédécesseur Jocelerme Privert. « Ce n’est pas normal. Je ne m’associe pas à une telle décision », s’est positionné Evans Paul dans une interview accordée mercredi au Nouvelliste. Il a qualifié d’inélégante la décision de Jovenel Moïse. Pour lui, les tentatives d’explication du Palais national ne tiennent pas. « Politiquement, ce n’était pas nécessaire. C’est une décision qui choque toute personne raisonnable dans le pays », a-t-il tancé.
2) Evans Paul veut savoir quelle armée Jovenel Moïse compte former Parce que les Forces armées d’Haïti (FAD’H) avaient fait beaucoup de torts à la population, Evans Paul estime que le pays n’a pas été sensibilisé à l’importance du retour de l’armée. Pour avoir été brutalisé par des membres de l’ancienne armée, M. Paul juge qu’il devait être anti armée et qu’il devrait chercher à se venger. Mais ce n’est pas le cas. Il est pour une armée. Une armée qui garantit la souveraineté du pays en contrôlant le territoire national et les frontières, aide la population après les désastres, appuie la police nationale quand elle est dépassée… « Mais personne ne va accepter une armée qui va avoir des démêlés avec la population », a-t-il mis en garde.
3) La Caravane de Jovenel Moïse est un programme improvisé et dangereux, selon Evans Paul « La Caravane de changement du président de la République est un programme improvisé qui n’est pas connecté avec les structures de l’Etat », a analysé Evans Paul. Selon lui, la façon dont la Caravane fonctionne devrait étre appelée à gérer des problèmes ponctuels. Or, elle ne charrie pas une vision structurelle et « c’est très dangereux », a critiqué l’ancien chef de gouvernement.
Un coup d’oeil sur ce qu’écrit l’AHP, l’Agence Haïtienne de Presse montre que cette affaire de création de l’armée inquiète au plus haut point un spécialiste en sécurité… II a pour nom Yves Cadet. Yves Cadet, en effet prédit le chaos total pour le pays si l’armée voulue par les autorités est créée dans les circonstances actuelles. “ J’en suis persuadé comme je crois que je vais mourir dit il.
Et la dépêche de l’AHP se lit ainsi:
Alors que le ministre de la défense Hervé Denis indiquait ce mercredi qu'une rallonge de la période de réception des candidatures est envisageable dans le cadre du recrutement des premiers aspirants soldats pour la "nouvelle armée" et que le gouvernement compte aider un maximum de jeunes à postuler, de plus en plus de voix s'élèvent pour mettre en garde contre le danger qu'une telle aventure fait peser sur le pays.
Une armée au rabais et illégitime est, selon Yves Cadet , le profil qui caractérisera cette force publique, si elle est créée dans l’impréparation.
"Si on remobilise l'armée dans les circonstances actuelles, ce sera le chaos total. Cette pseudo force fera plus de mal que de bien et au lieu d'apporter la paix, elle va enfoncer le pays davantage dans l'insécurité avec beaucoup plus de crimes et de malheurs de toutes sortes.
Ils veulent créer une armée dans le dos des institutions et de la population
Yves Cadet de souligner que toute armée qui n'a pas un support populaire est vouée à l'échec.
Une autre agence de presse, l’Agence HPN publie aussi l’inquiétude de Mario Andresol face à ce projet de remobilisation de l’armée.
Oui. Mario Andresol, on y revient.
L'ex capitaine des FAD’H se dit pour une remobilisation ordonnée d’une armée de métier avec une doctrine d’emploi bien définie, des règles d’engagement précises et une politique de défense bien élaborée. L’armée, l’école de l’Honneur, du Patriotisme, du Sacrifice, de la Discipline est trop importante comme institution régalienne pour être remobilisée au petit bonheur sans tenir compte de certains facteurs socio-économiques qui poussent nos jeunes à s’y enrôler.
"En effet, que peut-on espérer de nos futurs soldats, ceux-là qui vont constituer les hommes de troupes de cette nouvelle armée ? Eux, qui assistent journellement aux spectacles hideux offerts gratuitement par nos élites politiques dans une société aux moeurs dépravés, et aux valeurs morales banalisées?, se questionne l'ancien numéro 1 de la PNH. "Il est à craindre que, tout comme pour la police, que cette armée une fois remobilisée ne porte en elle les germes de sa destruction et ne serve de tremplin à de jeunes loups qui voudront s’enrichir illicitement au mépris de tout code d’éthique, d’honneur et de déontologie." dit-il
HPN (Haiti Press Network- autre agence) informe aussi que la Suisse aurait décidé de décaisser la restitution des fonds de Duvalier au profit du pays. Une rencontre s’est tenue, le mardi 18 juillet 2017, entre le président du Sénat de la République et l’ambassadeur de la Suisse autour des questions concernant Haïti et la Suisse. La restitution des fonds de Duvalier était au centre des discussions, a appris HPN.
La question des fonds de Duvalier estimés à six millions 250 mille dollars américains gardés depuis plus de 30 ans dans les Banques de Suisse, a été le sujet principal de la rencontre entre les deux hommes.
Youri Latortue et Jean Luc Virchaux ont discuté notamment de la meilleure procédure à adopter pour faciliter le décaissement de ces fonds et leur restitution à l’État haïtien.
Espérons que cet argent aboutira effectivement DANS les caisses de l’état et servira au pays…
C’était la Revue pour la semaine.
DERNIERE HEURE
Coup de balai dans le corps diplomatique haïtien
Port-au-Prince, 24 Juillet - Selon les informations qui circulent mais n’ont pas encore été confirmées dans une communication officielle, plusieurs membres du corps diplomatique haïtien à l’extérieur sont rappelés.
Il s’agit des ambassadeurs d’Haïti à Paris, à Berlin, à Ottawa, Tokyo, Santo Domingo, à l’OEA, aux Bahamas, des chargés d’affaires en Argentine, au Chili, en Belgique, en Chine, de la représentation d’Haïti à l’Unesco, du consulat à New York, il s’agirait donc d’une purge complète.
Est-ce en rapport avec les difficultés financières annoncées récemment par le ministre des affaires étrangères ?
D’autre part, les salaires de nos représentants diplomatiques seraient aussi en retard de plus de quatre mois.
Une situation donc difficile, sinon presque catastrophique.
REPONSE A L’ARRETE PRESIDENTIEL DU 19 JUILLET 2017
Lettre ouverte du Secrétariat privé de l’ex-Président Jocelerme Privert
Port-au-Prince le 23 juillet 2017
Heidi Fortuné
Ministre de la Justice et de la Sécurité Publique
En ses bureaux,
Monsieur le Ministre,
Le Secrétariat privé de son Excellence Jocelerme Privert, ancien Président provisoire constitutionnel de la République d’Haïti, accueille avec un pénible désappointement la parution, dans Le Moniteur Numéro 113, Journal Officiel de la République d’Haïti, de l’arrêté daté du 19 juillet 2017, modifiant les articles 2 et 3 de celui du 23 septembre 2015, relatif aux avantages et privilèges octroyés aux anciens chefs d’Etat et de Gouvernement.
L’Administration Moïse en prenant la décision irrationnelle de limiter ces privilèges exclusivement aux anciens chefs d’État élus au suffrage universel direct, assume la lourde et hasardeuse responsabilité d’une rupture de la couverture sécuritaire mise, jusque là, à la disposition de l’ancien Président Jocelerme Privert en application des lois et règlements en vigueur.
Est-il nécessaire de rappeler aux uns et aux autres que les Hautes fonctions de l’État sont faites pour être occupées par des patriotes se dédiant valeureusement à la cause nationale et, méritant en retour la considération de la République. Autrement dit, personne n’en prendrait ni la peine ni les risques, et la République se verrait privée du service de ses fils les plus dévoués et les plus méritoires. La République s’appauvrit et s’avilit en couvant la corruption et les trafics illicites, mais jamais en exaltant le mérite, la probité et le zèle patriotique.
Ce nouvel arrêté, pris à l’initiative du Ministre de l’Economie et des Finances, signé du Président de la République, du Premier ministre et des membres de son Gouvernement, projette l’ombre d’une menace directe et certaine sur la vie de l’ancien Président, celle de sa famille et de ses plus proches collaborateurs.
Le Secrétariat privé de son Excellence Jocelerme Privert, ancien Président provisoire constitutionnel de la République d’Haïti, face à cette négation scabreuse des droits inaliénables dévolus à un Président constitutionnel élu par l’Assemblée des mandataires du Peuple souverain, se voit contraint de rappeler à votre très haute attention le contexte sociopolitique de sa présidence provisoire.
A l’expiration du mandat de l’ancien Président Michel JosephMartelly le 7 Février 2016, le pays cheminait inexorablement vers le vide institutionnel. Les principales institutions républicaines étaient menacées de dysfonctionnement. Le vide, qui s’est installé au sommet de la Présidence, était accompagné d’une crise de légitimité du Parlement. Les fondements mêmes de la Nation étaient en péril.
La publication des résultats des élections législatives et présidentielles d’août et d’octobre 2015, a donné lieu à de violentes et récurrentes manifestations de rues à travers tout le pays. Ces élections étaient, de l’avis des partis politiques de l’opposition, de la société civile et des organismes d’observation électorale, entachées d’irrégularités graves « assimilables à des fraudes massives ». Le Parlement, seul acquis desdites compétitions, a été mis à l’index, l’élection de la majorité de ses membres étant contestée. C’est dans cette atmosphère de haute tension socio-politique que le Sénateur Jocelerme Privert fut élu Président provisoire par l’Assemblée nationale, conformément à l’article 149 de la Constitution et en application de l’Accord politique du 5 février 2016.
Les installations de la Police nationale d’Haïti étaient la cible des attaques criminelles, dont celle du 16 mai 2016 ayant entrainé la mort d’un agent de Police qui a tenté de réagir à l’agression. Le Secrétariat privé de l’ancien Président Privert concède volontiers que des décisions à la suite de cette attaque peuvent ne pas avoir recueilli l’unanimité, d’autant qu’elles dérangeaient indubitablement certains gros intérêts.
Bien plus, Jocelerme Privert, en sa qualité de Président provisoire constitutionnel, dans ce contexte explosif propice à toutes les aventures et au chaos, a dû prendre d’autres décisions courageuses de nature à restaurer la confiance des acteurs politiques dans les institutions, rétablir la paix et la sécuritédes rues, garantir la stabilité politique,freiner l’effondrement du système économique et financier national et créer un climat d’apaisement social facilitant la reprise des investissements dans le pays.
Retenons pour l’essentiel :
L’Arrêté nommant le Conseil électoral provisoire actuel ;
L’Arrêté formant la Commission Indépendante d’Evaluation et de vérification électorale qui a contribué à ramener la confiance de la population dans le processus électoral;
Les Arrêtés convoquant le peuple en ses comices pour la poursuite du processus électoral initié en 2015 ;
Les Arrêtés publiant les résultats définitifs des élections locales, lesquels sont venus combler les vides maintenus pendant plus de sept (7) ans à la tête des Collectivités municipales ;
L’Arrêté publiant les résultats définitifs des élections du 20 novembre 2016 consacrant l’élection de Monsieur Jovenel Moïse comme Président de la République. Cette publication a été vertement critiquée par les poursuivants immédiats de Monsieur Moïse. Ces derniers, aujourd’hui encore, contestent la validité des résultats proclamés et refusent de reconnaître la présence de Jovenel Moïse au Palais national ;
L’Arrêté portant publication des résultats définitifs du deuxième tour des législatives complémentaires et sénatoriales.
C’est aussi l’occasion de rappeler que le Sénat de la République était menacé de dysfonctionnement avec la présence de quatorze (14) sénateurs sur un effectif constitutionnel de trente (30) membres. La tenue de la séance en Assemblée nationale devant recevoir la prestation de serment du nouveau Président élu était hypothétique.
L’ancien Président provisoire Jocelerme Privert, en transférant le pouvoir le 7 février 2017, au nouveau Président Jovenel Moise, se félicite d’avoir laissé un pays politiquement stable avec des institutions fonctionnelles, un environnement pacifique et sécuritaire, un peuple fier d’avoir financé lui-même ses élections et une situation macroéconomique stable en dépit des dégâts de l’ouragan Mathieu.
Le Secrétariat privé de l’ancien Président provisoire de la République, Jocelerme Privert, face à la menace que représente pour sa vie, celle de sa famille et de ses plus proches collaborateurs la mise en application de l’Arrêté susmentionné, ne peut s’empêcher d’inscrire cette mesure inique en lettres sombres au palmarès de l’administration du Président Jovenel Moïse et du Premier ministre Jack Guy Lafontant, d’autant qu’elle participe clairement d’une malsaine et incompréhensible entreprise de persécution et de revanche politiciennes. Il vient par la présente vous demander de prendre note qu’à partir de la publication dudit Arrêté, sa vie et celle de ses proches sont mises au compte de ces autorités.
Le Secrétariat privé de l’ancien Président provisoire de la République, Son Excellence Jocelerme Privert, en appelle au sens de la responsabilité de votre Ministère qui assure la tutelle de la Police nationale d’Haïti, à l’effet d’instruire le Directeur général de cette institution chargée, aux termes de l’article 269-1 de la Constitution, de la protection de la vie et des biens des citoyens, d’arrêter, en stricte application des lois de la République et des prescrits de la loi mère, toutes les dispositions nécessaires, pour que sa sécurité, en sa qualité d’ancien Président constitutionnel de la République conformément à l’article 149.1 de la Constitution, soit en tout temps garantie.
Le Secrétariat privé de l’ancien Président provisoire de la République, Son Excellence Jocelerme Privert, vous prie de recevoir, Monsieur le Ministre, l’expression de ses sentiments patriotiques.
Pour le Secrétariat privé
Jocelerme Privert
Ancien Directeur général de la Direction générale des Impôts
Ancien Secrétaire d’Etat des Finances
Ancien Ministre de l’Intérieur et des Collectivités territoriales
Ancien Sénateur de la République
Ancien Président provisoire de la République
Une copie conforme de cette lettre ouverte sera transmise aux instances suivantes aux fins utiles:
Aux Présidents des deux (2) branches du Parlement haïtien
Au Secrétaire d’Etat à la Sécurité publique
Au Directeur général de la Police nationale d’Haïti
Au Secrétaire général des Nations Unies
Au Secrétaire général de l’Organisation internationale de la francophonie
A la Cour interaméricainede Justice
A la Cour interaméricaine des droits de l’Homme
Au Tribunal pénal international
A la Fédération internationale des droits de l’Homme.