Au moins deux (2) véhicules ont été incendiés, dans la matinée du 12 septembre, à l’angle de l’avenue Martin Luther King et la rue Christ-Roi (Nazon), a constaté un reporteur de Haïti standard. À l’origine de la protestation qui a provoqué l’incendie de ces véhicules, l’arrestation des cinq (5) agents de l’Unité départementale de maintien d’ordre (UDMO) qui surveillaient la résidence du Bâtonnier de l’ordre des avocats de Port-au-Prince, Me Monferrier Dorval. Cette libération intervient alors que la région métropolitaine s’est embrasée tôt samedi matin. Plus d’une vingtaine de véhicules ont été incendiés alors que plusieurs tronçon de routes ont été barricadés. Des policiers et des riverains ont ainsi protesté contre l’incarcération des cinq agents à la prison civile de Port-au-Prince.
Tôt samedi matin, le premier ministre avait appelé à la libération des policiers. “Je viens de passer des instructions au ministre de la Justice pour qu’il suive ce dossier de près. Au niveau de l’exécutif, nous avons demandé que les auteurs, matériels et intellectuels, soient trouvés et jugés. Mais les policiers, en aucun cas, ne sont pas impliqués dans l’assassinat de Me Dorval“, a estimé Joseph Jouthe, intervenant à l’émission Ranmase sur Caraïbes FM. Le Premier ministre a aussi mis en garde contre toute injustice contre les hommes en uniforme. « Comme chef du CSPN, je suis le premier des policiers donc je suis leur protecteur. Je ne veux pas qu’ils subissent des abus. S’ils ont commis des fautes administratives, ils doivent répondre devant l’inspection générale. Si l’IGPNH conclut qu’ils ont commis une faute pénale, ils seront déférés devant leurs juges naturels. Cela dit, il n’est pas question que l’on retienne les policiers au pénitencier national. Car, selon mon enquête, ils ont commis une faute administrative », a-t-il poursuivi, appelant le ministère de la Justice et le parquet de Port-au-Prince à la raison.
L'Haïtiano-japonaise Naomi Osaka, 9e mondiale, a remporté samedi l'US Open, son troisième titre du Grand Chelem, en retournant une finale mal entamée face à la Bélarusse Victoria Azarenka (27e) 1-6, 6-3, 6-3. Osaka, déjà lauréate à Flushing Meadows en 2018 et à l'Open d'Australie en 2019, retrouvera lundi le 3e rang au classement WTA.
Alter Press 152 cas de morts folentes, dont 114 victimes par alles d’avril à juin 2020 à Port-au-Prince, relève Jistis ak Lapè. Parmi les 152 cas de morts violentes, 15 personnes sont décédées dans des accidents de la route, 4 autres lors d’incendies, tandis que la cause de 4 autres cas de décès reste inconnue, souligne la Ce-Jilap, lors de la présentation de son rapport, le jeudi 10 septembre 2020, à laquelle a assisté l’agence en ligne AlterPresse. Jean Bernard Marcelin, ancien responsable de l’observatoire-responsabilisation de la Ce-Jilap, évoque des difficultés d’avoir des précisions sur certains cas de décès, car les groupes armés font souvent disparaître les cadavres, pour ne laisser aucune trace dans les quartiers populaires. La gangstérisation, une gifle pour la démocratie, selon la Ce-Jilap
Alter-Presse Il est inacceptable qu’en cette ère démocratique le régime tèt kale au pouvoir veuille afficher la même attitude du régime duvaliériste envers les pouvoirs de contrôle, dont la Cour supérieure des comptes et du contentieux administratif (Cscca), critique le directeur du Conseil haïtien des acteurs non étatiques (Conhane), Édouard Paultre, dans une interview accordée à AlterRadio/AlterPresse. Vouloir soumettre la Cscca à ses volontés constitue un acte d’une extrême gravité de l’exécutif actuel, souligne le Conhane, rappelant combien la Cour supérieure des comptes, qui fut créée sous la dictature des Duvalier, était soumise aux caprices du pouvoir exécutif de l’époque. Pour sa part, le docteur Michel Stéphane du Collectif des citoyennes et citoyens Nou p ap dòmi y voit une attaque en règle contre la Constitution et un assaut contre la république. Le pouvoir en place emprunte un chemin dépourvu de tout cadre légal, l’exécutif agit dans l’arbitraire, fustige Nou p ap dòmi. Haïti