Le chef du CSPN a réagi , toujours dans cette interview avec Le Nouvelliste, a réagi sur ce qui se passe au Bel-air depuis le Lundi 31 août 2020 . Des actes de violences armées font fuir des familles. Selon le chef du gouvernement, la police a fait, le mercredi 02 septembre, une intervention professionnelle et efficace dans ce quartier évitant ainsi des domages collatéraux.
Parallèlement, le Premier ministre a confirmé que des dispositions sont prises pour porter assistance aux habitants victimes des actes de violence qui ont fui le quartier de Bel-Air. En ce sens, il a annoncé pour ce jeudi, une distribution de rations alimentaires aux habitants de Bel-air. Il a pris l’engagement de pacifier le quartier et de faire justice aux victimes de cette insécurité grandissante. Aussi, a-t-il avancé, avoir passé des instructions formelles aux instances concernées.
Rédigé par Infolive Haiti et publié depuis Overblog
Dans la soirée du mercredi 2 septembre 2020, le chef de gang de Simon Pelé, Albert Stevenson alias Jouma, a été arrêté au Carrefour 3 Mains, plus précisément sur la route de l’aéroport, a-t-on appris dans un tweet publié par Radio RFM sur Twitter. Jouma, considéré comme membre du G9 et alliés, est actuellement interrogé par la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ).
Gabriel Fortuné, l’un des conseillers du Président Jovenel Moïse propose un gouvernement de transition.
Ce gouvernement de transition devra diriger le pays pendant un an, qui prendra fin le 7 Février 2022 et sera compose de 7 membres.
- 3 membres de la société civile
- 2 Membres du pouvoir
- 2 membres de l’opposition.
Ce gouvernement de transition, d’après Gabriel Fortuné recevra le nom de Conseil National qui aura la tâche de nommer un gouvernement de cohabitation avec un “ technocrate” choisi par l‘opposition.
La gourde forte, miracle de Jean Baden Dubois ou effet papillon ?
Le Nouveliste
Frantz duval
Le gouverneur de la Banque de la République d’Haïti, en conférence de presse le 26 août dernier, a suggéré, devant les journalistes, qu’un groupe de manifestants réclament un dollar à 5 gourdes au lieu de se contenter d’exiger un dollar à 40 gourdes.
La salle avait gentiment souri.
Les manifestants en question étaient maintenus loin de la salle de conférence par un important déploiement des forces de l’ordre.
Le jour est peut-être venu de demander au gouverneur d’aller jusqu’au bout de sa suggestion et de ramener le dollar à la parité fixe de 5 gourdes pour un dollar.
Jean Baden Dubois est en train de devenir un faiseur de miracles. Autant en profiter.
Le gouverneur de la banque des banques vient de provoquer un mouvement d’appréciation de la monnaie nationale comme on ne l’avait jamais vu dans l’histoire du pays depuis cent ans.
Sans changement de régime politique, sans catastrophe naturelle, sans apport extraordinaire de devises dans l’économie, la gourde a pris de la valeur comme jamais.
Le jour de la conférence de presse du gouverneur, le billet vert s’échangeait encore autour de 120 gourdes pour un dollar, en dépit de l’injection de 47 millions de dollars sur le marché des changes. Du 26 août au 4 septembre, toutes les digues ont sauté. Le dollar ne vaut plus que 100 gourdes ce vendredi à la vente. En province, à Léogâne particulièrement, même pour 80 gourdes on ne trouvait pas preneur.
Ce n’est plus un choc. C’est un krach.
Si certains se disent que c’est le moment de revenir à 5 gourdes pour un dollar, d’autres se demandent quelles seront les conséquences de cette chute accélérée de la valeur du dollar en Haïti.
Le gouverneur de la banque centrale a-t-il provoqué un mouvement qui va créer de la richesse ou détruire de la richesse ?
Qu’est-ce qui supporte la force retrouvée de la gourde ?
Qu’est-ce qui a changé dans les fondamentaux de l’économie nationale ?
Haïti exporte-t-il plus ?
Haïti importe-t-il moins?
La consommation s’est-elle effondrée?
La demande de biens et services va-t-elle se réduire drastiquement?
La banque centrale a-t-elle assez de dollars pour satisfaire toutes les demandes du marché ?
Allons-nous vivre en gourdes seulement ?
Le gouvernement va-t-il réussir à faire afficher les prix à la baisse dans tous les secteurs et à décrocher les prix affichés du dollar ?
Il y a tellement de questions qui n’ont pas de réponses ce vendredi 4 septembre.
Le silence des autorités est si assourdissant qu’on se demande si comme le commun des mortels ils ne sont pas saisis d’effroi devant le nouveau monde qui se dessine. Comme les vigiles du Titanic qui découvrent l'iceberg...
L’effet papillon est l’effet que provoque un geste anodin qui conduit à des changements majeurs ou à des catastrophes.
Le gouverneur Dubois a-t-il réussi un miracle ou déclenché le fameux effet papillon ?
Le miracle relève du divin. L’effet papillon de la théorie du chaos. Dans tous les cas ce qui se passe est vertigineux.
On découvre brusquement que la banque centrale est en mesure de nous épargner le dollar cher. Pourquoi cela n’arrive que maintenant est l’une des questions supplémentaires encore sans réponse ce vendredi.
Il est trop tôt pour y répondre. Trop tard pour déplorer le retard pris par la BRH pour agir.
Tout le monde devra attendre, observer et agir avec circonspection.
Et pour finirune question: c’est HPN qui la pose
QUI SONT LES VRAIS MAITRES DU SYSTEE BANCAIRE EN HAITI ?
C'est la question qui se pose les citoyens depuis le miracle financier qui s'est produit et qui continue en début de semaine avec une chute spectaculaire du dollar face à la gourde passant de 125 à 98 gourdes pour un dollar ce weekend. Dans les ménages cette nouvelle est reçue avec scepticisme et stupéfaction ne sachant comment expliquer ce retournement de situation qui a pris tout le monde au dépourvu. Une situation qui aura montré que ce système est dirigé par des mains de maitre mais avec une complicité de certains acteurs du public.
Même si les économistes tardent à réagir, certains croient que l'injection des 150 millions de dollars annoncée par la banque centrale haïtienne a eu ses effets mais d'autres plus prudents pensent que la sanction prise par la BRH sous la pression gouvernementale contre les banques qui font de la spéculation empêchant une circulation du billet sur le marché des changes a été l'élément clé de cette chute du dollar dans le pays. D'ailleurs, au mérite de l'économiste Eddy Labossière, l'un des rares a critiqué les banques qui pratiquent la spéculation, et qui croit que le taux normal aujourd'hui devait être de 60 gourdes pour un dollar.
Qu'est ce qui s'est passé exactement ?
Cela fait longtemps que la Banque Centrale injecte des billets verts dans le système financier haïtien et cela n’a jamais donné de résultat, pourquoi donc ce serait le cas aujourd’hui ? Donc la première thèse ne tient pas évidemment. Pour l’approche qui veut que la sanction contre les deux banques qui font de la spéculation du dollar, a porté ses fruits, elle est plausible. Toutefois, il faut rester prudent face à des institutions financières haïtiennes qui, avec toute une batterie d’avocats, ont accepté sans maugréer cette lourde sanction qui leur a été imposée ?
Ce n’est pas un péché mortel si les sceptiques croient qu’une entente a été trouvée entre les différentes parties du système et la Unibank, qui est d’ailleurs la plus fortement sanctionnée avec 864 millions de gourdes de pénalités, a accepté cette mesure sachant que la chute du dollar face à la gourde valorisera automatiquement cette grande institution financière dont les actifs sont libellés en monnaie locale. Mais pas sans conséquence, car elle pourrait avoir de grandes difficultés à la fin de l’exercice fiscale à verser des dividendes à ses actionnaires. Alors que Capital bank a reçu seulement 3,4 millions de gourdes de pénalités.
Le pire dans cette situation, c’est qu'un excédent de 100 millions de dollars est enregistré sur le marché du transfert avec la mesure de l’Administration Trump de supporter les ménages suite aux effets dévastateurs de la crise sanitaire. Il n’y a donc aucune raison de faire de la spéculation. On connait certes la réponse du Scorpion à l’âne : " Je ne peux m’empêcher de piquer". Les banques ont tellement l’habitude de la spéculation qu’elles ne peuvent s’empêcher de le faire malgré les risques de provoquer une explosion sociale dans le pays.
La méchante complicité entre la BRH et les chefs du système bancaire
Cette chute miraculeuse du dollar face à la gourde aura révélé une dure complicité entre la Banque centrale et les autres acteurs du système pour étrangler une population qui est déjà dans une situation d’extrême pauvreté, sans emploi, qui vit, pour la grande majorité, des transferts venus de l’étranger. Et c’est bizarre que des économistes très connus du pays n’aient pas mis l’accent sur cet aspect terrifiant de notre système bancaire.
Le marché du transfert est pris systématiquement en otage par les grands commerçants de la place qui font de l’importation des produits leur priorité au lieu d’investir dans la production agricole locale. Ces derniers ont toujours besoin de devises pour placer leurs commandes. La meilleure façon de s’assurer que le dollar est disponible est d’empêcher sa circulation. Une décision qui a un effet pervers sur la vie de la population. Et la BRH le sait et n’a jamais rien fait pour le stopper préférant le saupoudrage avec l’injection de devises sur le marché au lieu d’agir comme une véritable police des banques.
Jusqu’à ce que le gouvernement ait décidé de mettre une épée Damoclès sur la tête du gouverneur Jean Baden DUBOIS qui n’avait qu’un choix : la régularisation de la situation ou la révocation. La menace était réelle car le chef de l’Etat est dans une situation politique extrême, il lui fallait sortir sa tête de l’eau. Et ceci a été habilement fait, d’autant plus que dimanche, il a demandé au gouvernement et notamment à ses alliés indirectement de faire un geste en agissant sur les prix de la consommation. On verra si sa voix sera entendue.
Mais, ce crash remarquable du dollar a aussi montré la méchanceté des acteurs du système qui ont longtemps refusé d’octroyer des prêts à des entrepreneurs qui pourraient créer des centaines et même des milliers d’emplois dans ce pays dont 60% de la population est constituée de jeunes. Les banques pratiquent trop souvent de la discrimination en gardant les crédits pour les importateurs au lieu de faciliter la création d’entreprises locales notamment les PME qui constituent aujourd’hui une source sure de création de richesse dans des pays comme la Chine, la France, l’Indonésie, le Brésil etc. Pourquoi faire venir des masques pour 18 millions de dollars de Chine alors que des PME en Haïti pouvaient facilement les produire ? Ces ateliers feraient appel à des centaines de jeunes filles et garçons qui vivent au jour le jour.
Aujourd'hui, nous connaissons les vrais maîtres du système bancaire haïtien. Une élite économique qui travaille au détriment de la stabilité sociale du pays et qui ne fait que creuser le fossé entre riches et pauvres. D'ailleurs, la pauvreté, l’expansion des gangs armés, le manque de moyens pour ramasser les ordures dans les ménages, sont des résultantes de cette méchanceté pratiquée dans ce système financier, ajoutée à la mauvaise gouvernance et la corruption déclarée dans le pays.
Au moins, la population a la garantie que le billet vert pourrait se stabiliser jusqu’au mois de décembre, le temps pour le gouvernement d’adopter des mesures stratégiques pour relancer l’économie comme par exemple la mise en place d’un nouveau système de crédit rapide pour les entrepreneurs moyens et en faveur de groupes d’étudiants finissant avec au passage la création d’un fond de garantie pour absorber les chocs et supporter les nouveaux investisseurs en cas de faillite.
L’exercice fiscal se termine le 30 septembre prochain, avec certainement la valorisation des actifs des banques puisque la gourde a pris de la valeur. Et si les banques profitaient de la pression gouvernementale pour gonfler leurs actifs pour reprendre la même pratique à l’ouverture de la nouvelle année fiscale ? Une question qui devrait préoccuper les autorités financières pour empêcher une nouvelle dégringolade provoquée.
80 à 100 gourdes pour 1 dollar: Une baisse spectaculaire qui surprend plus d'un dont l’économiste Eddy Labossière.
Le dollar poursuit sa chute par rapport à la gourde qui continue de prendre de la valeur. En effet, le billet vert s’échangeait, ce vendredi, à 100 gourdes au niveau de la UNIBANK, par exemple. Une baisse spectaculaire qui surprend plus d'un dont l’économiste Eddy Labossière qui fait remarquer que cette chute n’est liée à pratiquement aucun des fondamentaux de l’économie.
Le dollar, qui se vendait à 100 gourdes ce vendredi, dans la zone métropolitaine et jusqu'à 80 gourdes à Léogane ( réf Le nouvelliste) avait dépassé la barre symbolique des 100 gourdes le 8 Avril dernier pour arriver à plus de 120 gourdes mi-aout dernier. Cette appréciation spectaculaire de la monnaie locale par rapport au billet vert surprend l’économiste Eddy Labossière qui fait remarquer que cette chute n’est pratiquement liée à aucun des fondamentaux de l’économie. Il évoque plusieurs raisons qui pourraient justifier cette situation. Il cite premièrement les interventions de la Banque de la République d’Haïti sur le marché des changes, en ce sens, notamment l’injection des 150 millions jusqu’au 30 septembre. Déjà, au 26 aout, la BRH en avait déjà injectés 47 millions, selon le gouverneur Jean Baden Dubois. Le docteur Labossière parle également de l’effet d’annonce de la baisse actuellement du dollar américain sur le marché international principalement par rapport à l’Euro. Cependant, le docteur en économie croit que le facteur fondamental de cette situation est l’implication de la population dans ce dossier à travers notamment la récente mobilisation pacifique contre la montée vertigineuse du taux de change. Effectivement, des dizaines de personnes avaient pris part, le 26 aout dernier, à un sit-in devant les locaux de la BRH à l’initiative de plusieurs organisations populaires proches de Pitit Dessalines pour exiger non seulement que le dollar soit ramené à 40 gourdes mais aussi que la BRH renonce définitivement à faire payer les transferts en gourde. Les protestataires avaient même menacé de poursuivre ce mouvement devant toutes les banques commerciales de la place si rien n’est fait pour améliorer le taux de change. M. Labossière estime que la population devrait rester mobilisée en vue de continuer à faire pression sur les décideurs en ce sens. Le président de l’Association des Economistes Haïtiens met également en avant les sanctions de la BRH contre la UNIBANK et la Capital Bank dans le cadre de l’application des normes prudentielles. Justement, la Banque Centrale avait récemment pénalisé la UniBank d’environ 865 millions de gourdes contre 4 millions pour la Capital Bank. Cependant, le gouverneur de la Banque n’avait pas souhaité communiquer les raisons liées à ces sanctions qui, selon lui, ont été prises sur la base des rapports d’inspection des enquêteurs de la BRH.
l faut dire que depuis le début de cette baisse spectaculaire, les banques commerciales se montrent très réticentes à l’idée de faire l’acquisition du dollar. A noter que le taux de référence de la BRH, ce matin, était de 108 gourdes 49 et celui de la UNIBANK était étonnamment fixé a 100 gourdes à la vente et 98 gourdes à l’achat.
Alors que le taux de change diminue progressivement, les prix des biens et services restent inchangés. Ce qui préoccupe la population. C’est en ce sens que le professeur Labossière tente de rassurer en expliquant que les prix dans les magasins ne vont pas automatiquement refléter le taux de change actuel, le stock acquis avant la baisse du taux de change n’étant pas encore épuisé. Il précise que cela devrait se faire au fur et a mesure évoquant ce qu’il appelle « l’effet retard ».
Jovenel Moïse menace de s’en prendre à ceux qui utilisent le taux de change pour renverser le pouvoir
Le taux de change connait une baisse spectaculaire. En une semaine il est passé de plus de 122 gourdes pour un dollar à moins de 100 gourdes pour un dollar.
Le locataire du Palais national s’est felicité de cet exploit et promet de continuer à œuvrer pour le renforcement de la monnaie locale.
« Le renforcement de la monnaie nationale est le résultat d’un ensemble de mesures prises par le gouvernement », a lancé Jovenel Moïse, le dimanche 6 septembre, à l’occasion de la 6e édition du programme baptisé ‘’Dialogue communautaire’’.
Jovenel Moïse se réjouit d’avoir pu mettre fin aux pratiques de spéculation dans le taux de change sur le marché national.
» Yon nèg pa ka deside fè 2 bizinis kote lap vann dola epi lap vann pwodwi. Kounye a se yon sel biznis nou ba w fè ! Biznis vann lajan an nou koupe sa », a-t-il dit soulignant que le marché doit refléter le vrai taux de change.
Plus loin, il s’est montré menacant envers un groupe de personnes qui tenteraient d’utiliser le taux de change pour renverser le pouvoir.
« Yon moun paka pran mache dola a pou jete gouvènman an. Si w dèyè jete nou, nou menm nap jete w « , a fulminé M. Moïse.
« Nous avons observé une chute assez brusque sur le marché des changes. La gourde a repris une partie de sa valeur par rapport au dollar américain « , s’est réjouit le ministre de l’Économie et de Finances qui souligne la nécessité pour qu’il y ait une bonne coordination entre la Banque centrale et le gouvernement.
Le grand argentier de la République, Michel Patrick Boisvert, a donné la garantie que le gouvernement va respecter ses engagements notamment celui de limiter le financement monétaire afin de permettre à la gourde de gagner en valeur.
» L’Etat va dépenser en fonction des recettes collectées pendant la fin de l’exercice… » a assuré le ministre de l’Economie et des Finances.
Haiti 24 Jovenel Moïse veut modifier les procédures à la Cour des Comptes
Les multiples avis non conformes reçus pour des projets soumis à la Cour Supérieure des Comptes et du Contentieux Administratif (CSCCA) sonnent mal aux oreilles du chef de l’Etat. Jovenel Moïse, qui y voit un blocage pour le pays, veut modifier le décret du 23 novembre 2005 établissant l’organisation et le fonctionnement de la CSCCA.
Sans langue de bois, le président Moïse s’est exprimé clairement sur la question, au palais national, lors du dialogue communautaire du dimanche 6 septembre 2020. « Pas question que des projets aillent à la Cour et reviennent à l’executif à tout bout de champ; il faut en finir », a averti Jovenel Moïse, qui dit croire en la bonne foi des dix juges de la CSCCA.
Le locataire du Palais national a demandé au Premier ministre Joseph Jouthe de renconter les juges afin de discuter de la possibilité de revoir le décret du 23 novembre 2005 portant sur les procédures. Car, selon lui, certaines lois peuvent devenir obsolètes.
D’un autre côté, Jovenel Moïse a rappelé que, selon la loi, les dossiers doivent passer au plus cinq jours à la Cour pour analyse. « Nous devons arranger cela une fois pour toutes », a dit le chef de l’Etat, invitant les membres du gouvernement Jouthe à emboiter le pas.
De son côté, le ministre des Travaux publics, Nader Joiséus, a sollicité la collaboration des juges par rapport aux dossiers déposés à la Cour et qui ont reçu un avis non conforme. « Nous devons composer ensemble pour servir le pays », a dit M. Joiséus, tout en invitant ces juges à prendre un recul.
Haïti-économie : Le Président Jovenel Moïse plaide pour un dégel des prix à la consommation
YPL/HPN
6 SEPTEMBRE 2020
AFFICHAGES : 277
Le président Jovenel Moise a plaidé dimanche en faveur d’un dégel des prix des produits de consommation en hausse dans le pays lors de sa traditionnelle causerie dénommée "Dialogue communautaire" au palais national avec des représentants de plusieurs régions du pays.
M. Moise a invité le Premier ministre Joseph Jouthe actuel remplaçant du ministre du commerce empêché, à prendre des mesures drastiques pour enrayer cette hausse qui inquiète les ménages haïtiens.
Clôturant la 6ème édition de rencontre « Dyalog kominotè », le président s’est réjoui de la chute du dollar sur le marché des changes. Par conséquent, il a appelé les commerçants à revoir leur prix à l’affiche, tout en instruisant le Chef du Gouvernement, à agir dans l’urgence aux fins de rassurer la population.
En effet, depuis le 4 septembre dernier, le dollar surprend les opérateurs économiques par une baisse rapide et spectaculaire. Le dollar est passé de 120 à 80 gourdes sur le marché des changes. Mais en dépit de tout, les prix des produits de consommation sont restés inchangés.
Le Président d'un ton ferme, a tenté de rassurer la population, en plaidant pour que les prix des produits de première nécessité soient revus à la baisse au plus vite. Pour maintenir sa position, il compare le dollar à un levier de transmission qui grimpait sans difficulté. Mais aujourd’hui, dit-il, on a besoin d'un levier manuel pour baisser les choses.
Parallèlement, le Chef de l'Etat en a profité pour remercier les leaders communautaires venus des dix départements du pays pour leur participation active à son rassemblement baptisé "Dyalòg kominotè". Il a promis de prendre toutes les dispositions nécessaires pour donner suite aux recommandations émanant des débats.
Yves Paul LEANDRE