Le Président René Préval prêche la patience mais lance aussi un cri d’alarme sur la possibilité de nouveaux tremblements de terre.
René Préval a tenu à noter le temps qu’il faut à des pays beaucoup pus développés que le notre pour se reconstruire, lors de catastrophes naturelles. Aussi a t-il lance un appel à ses compatriotes, leur demandant de faire montre e patience alors que le pays se bat pour tenter de se relever de la catastrophe du 12 Janvier. Mais il a aussi annoncé que le pays risquaient d’être frappe par d’autres tremblements de terre, peut être encore plus destructeurs que celui du 12 Janvier. “ Si des pays aussi riches que l’Italie et les Etats-Unis ont leur propre difficultés à réparer les dégâts de leurs tremblements de terre respectifs, vous pouvez vous imaginer combine c’est difficile pour Haïti. Ces déclarations ont été faites aux reporters le lundi 12 avril, trios mois après la catastrophe du 12 Janvier. Le Président a annoncé aussi son nouveau plan d’aider une nouvelle couche de la population. Non pas ceux vivant dans des conditions infamantes n’importe où dans la capitale, mais ceux installés sous des tentes dans les rues de Port-au-Prince. Des milliers d’Haïtiens vivent en effet encore sous de tentes, parce que leurs maisons ont été détruites ou bien parce qu’ils sont effrayés d’y retourner. Environ 350.000 personnes ont perdu leurs maisons a déclaré Préval à la conférence de presse de Lundi. Ils vivent dans des campements à travers la ville, dans les zones périphériques, y compris dans les camps construits par le gouvernement à une distance de 10 Miles du centre de la capitale. Après avoir déplacé les gens qui se trouvent dans des zones risquant d’être affectés par des glissements de terrain ou des inondations, nous allons penser à l’hébergement es gens qui se trouvent dans les rues, et les mettre dans des structures où ils seront plus confortables a dit le Président. Cela va coûter de l’argent et prendre un certain temps. Mais Préval a aussi tenu à rappeler à son audience que nous vivons sous le risqué de nouveaux tremblements de terre, encore plus dévastateurs que celui du 12 janvier. Il a répété que le nombre de morts avait atteint les 300.000. “ Nous pouvons avoir des tremblements de terre, encore plus meurtriers que celui du 12 Janvier et ils peuvent encore causer davantage de morts . »
L'épouse du président américain Barack Obama a atterri vers 10H00 locales à l'aéroport de Port-au-Prince avant de prendre place dans un hélicoptère pour survoler la capitale dévastée par le séisme du 12 janvier.
Elle était accompagnée de Jill Biden, l'épouse du vice-président américain Joe Biden. Leur hélicoptère s'est ensuite posé dans le jardin du Palais national où elles ont été accueillies par René Préval et la Première dame haïtienne, Elisabeth Préval. Des dizaines de militaires américains et de policiers haïtiens étaient déployés autour du siège de la présidence.
«C'est frappant. La désolation est vraiment frappante», a déclaré Michelle Obama à sa descente d'hélicoptère dans le jardin du Palais national, où elle a été accueillie par le président René Préval et la Première dame haïtienne Elisabeth Préval.
Après avoir embrassé Mme Préval, Michelle Obama s'est dirigée à l'intérieur du Palais, en grande partie effondré, accompagnée de Mme Biden et du couple présidentiel haïtien. Ils ont eu un entretien d'une trentaine de minutes.
Après leur entretien avec M. Préval, Mmes Obama et Biden sont montées dans une voiture pour se rendre dans un centre d'accueil pour enfants, créé dans la capitale par la Première dame haïtienne qui les accompagnait. Des dizaines d'enfants ont salué en chantant l'arrivée de la Première dame américaine, qui a dansé avec eux, le sourire aux lèvres. Mme Obama a ensuite dessiné un poisson à la demande des petits Haïtiens qui viennent dans ce centre pour exorciser le traumatisme du séisme notamment à travers des activités artistiques.
Avant de s'envoler mardi soir pour le Mexique, où elle doit se rendre en visite officielle de trois jours, l'épouse du 44e président américain doit également rencontrer des membres de l'administration américaine pour les remercier de «leurs efforts extraordinaires en Haïti au cours des trois derniers mois».
En plus de déployer jusqu'à 20.000 soldats dans les jours qui ont suivi la catastrophe, Washington a engagé des centaines de millions de dollars dans le pays et a dépêché des dizaines de coopérants de l'agence américaine de développement (USAID). Près d'un millier d'ONG américaines sont présentes en Haïti, selon USAID.
La Maison Blanche a expliqué dans un communiqué que cette visite visait à souligner «l'engagement américain d'aider Haïti à se rétablir et à se reconstruire, en particulier alors que la saison des pluies et des ouragans débute».
La séance de ratification de la prolongation de 18 mois de la loi sur l’état d’urgence, cruciale pour la mise en place de la Commission mixte intérimaire pour la reconstruction d’Haïti (CIRH), n’a pu se tenir, faute de quorum, mardi au Sénat où une dizaine d’élus opposés au texte qualifié d’inconstitutionnel ont boycotté les débats.
Constatant l’échec de la convocation, le président du Sénat, Kély Bastien, a dû reporter la séance sans pouvoir fixer une nouvelle date.
Les Sénateurs contestataires ont illustré leur refus catégorique de mettre les pieds dans la salle de séance en rejoignant plusieurs dizaines de manifestants à l’entrée de l’académie de police nationale, siège provisoire du Parlement.
Selon le coordonnateur des médecins vénézuéliens M. Emiliano Melero, ses collègues vont vers la population au lieu de rester les attendre.
« Contrairement à d’autres troupes de médecins étrangers, nous nous rendons aux demeures des citoyens afin de venir en aide à un plus grand nombre de personnes qui ont des besoins sanitaires », a confié M. Emiliano Melero.
En effet, depuis l’arrivée de la troupe des médecins vénézueliens en Haïti après le 12 janvier, ces derniers ont déjà ausculté 30.000 personnes, 5000 autres ont été vaccinés et 15 .000 personnes ont déjà bénéficié du support des médecins sud-américains.
Ces médecins qui, se trouvent à Léogâne, Petit-Goâve et Jacmel, sont issus d’une troupe baptisée « Bataillons 51 ». Ils sont entrés dans le pays en vue de venir à l’aide à la population haïtienne, à la suite de la catastrophe du 12 janvier.
En outre de ce contingent de médecins, le Venezuela a également envoyé un contingent constitué d’expert en protection sociale en Haïti afin d’exprimer sa solidarité envers le pays.
AFP Par Stefanie Schüler Après la Chambre des députés la semaine dernière, le Sénat haïtien a adopté dans la nuit du 16 avril une loi contestée. Celle-ci prolonge de 18 mois l'état d'urgence décrété après le séisme et crée la Commission intérimaire pour la reconstruction d'Haïti (CIRH), prévue par la conférence des donateurs à New York. Mais de nombreux Haïtiens voient cette loi d’urgence d’un mauvais œil. Certains accusent le président René Préval de « profiter » de la catastrophe pour s'arroger plus de pouvoir. D'autres estiment que le texte met en danger la souveraineté de l'Etat haïtien en accordant une place trop importante à la communauté internationale, dont les membres seront majoritaires au sein de la Commission intérimaire pour la reconstruction. Le vote de cette loi par le sénat cependant ouvre la voix à la reconstruction d'Haïti. Cette Commission intérimaire se compose de 16 membres dont 7 Haïtiens et 9 étrangers, pour la plupart originaire des pays dont la contribution a été plus importante pour la reconstruction du pays. Aa la tête de la commission, l'ex- Président Bill Clinton et en seconde position le Premier ministre haïtien Jean Max Bellerive.