Un autre grand de la peinture haïtienne s’en est allé. Après Cédor, après Gesner Armand, apres André Pierre la liste de nos grands peintres à disparaître continue de s’allonger. Ernst Louizor est né à Port-au-Prince en 1938 et meurt à l’âge de 73 ans. Ses études classiques, il les fait au Lycée Toussaint . Nous avons appris la nouvelle de Lionel LEGROS qui toute sa vie n’a cessé de fréquenter nos peintres et d’essayer d’établir un contact entre eux et le public. La rencontre avec André Normil marque un tournant important dans la carrière de Louizor. Très jeune il fréquente le Centre l’Art où il étudie sous la direction de Wilmine Domond. Un peu plus tard, il fréquente l’Académie des Beaux Arts où il continue ses études de peinture sous la direction de George Ramponeau. Ernst LOUIZOR a beaucoup produit. On le classe parmi nos grands peintres impressionnistes, mais sa carrière a été caractérisée par la couleur marron, un marron bien à lui qui l’a accompagné jusqu’à sa mort. Ernst LOUIZOR a participé à beaucoup d’expositions aussi bien en Haïti que dans la Caraïbes, ou en Europe et aux Etats-Unis. Ses tableaux font partie de plusieurs collections privées comme celles de Maria Callas , Onassis, Rockefeller sans oublier les collections privées haïtiennes. Ernst LOUIZOR a reçu la décoration Honneur et Mérites pour services remplis dans son pays sous le gouvernement de Michel Pierre-Louis René Préval.
Il est mort à 79 ans le vendredi 5 août, après une courte maladie.
Après la disparition de Jean Claude Bajeux, il ne restera plus grand monde pour donner la réplique aux duvaliéristes se posant en défenseurs des droits humains, pensant pouvoir faire oublier ces 29 ans de dictature sanguinaire. Jean Claude Bajeux n’a jamais baissé les bras et toute sa vie il aura combattu pour une Haïti meilleure. C’est un véritable champion de la lutte pour les droits humains et la Justice que perd Haïti avec sa disparition, nous dit son ami de toujours Bernard Diederich dont il avait traduit plusieurs livres. Jean Claude Bajeux avait fondé le Centre des Droits œcuméniques . Il avait été Ministre de la Culture. Ecrivain poète, critique littéraire il a milité pendant toute sa vie, tant aux Etats-Unis, qu’à Puerto Rico et en Haiti. Haïti en marche et Mélodie FM présentent leurs sincères condoléances à sa veuve Sulvie Wadestrandt Bajeux, à son fils Jacques Christian Wadestrandt, à ses frères Pierre et Philippe Bajeux, à sa belle sœur Christina Tourdot et son fils Alexandre à son beau frère Philippe Tourdot et famille.
Une cérémonie d’adieu aura lieu à la mémoire de Jean-Claude Bajeux le mercredi
Des inconnus ont vandalisé dans la nuit de samedi à dimanche la Cathédrale de la ville du Cap-haïtien. Des individus non identifiés ont cassé des statues de saints exposés dans l'enceinte de cette église, a appris Haiti Press Network. En raison de cette situation, considérée comme un "acte de guerre" par les responsales de l'Archidiocèse du Cap, la messe traditionnelle du dimanche matin n'a pas été célébrée à la cathédrale qui a été fermée, avons-nous appris. La police a fait le constat des dégâts et une enquête a été ouverte.
Deux pays seront visités: Le Chili et l’Argentine. C’est le ministre chilien des affaires étrangèes qui lui avait transmis l’invitation du president Chilien, lors de sa visite en Haïïti le vendredi 5 août dernier. Le chef de l'Etat haïtien sera reçu le 11 août par le président chilien avant de se rendre en Argentine pour des entretiens avec son homologue argentin. Christina Kirchner.
Le Brésil envisage un retrait de ses casques bleus en Haïti Par RFI Au Brésil, le tout nouveau ministre de la Défense envisage un retrait des casques bleus d'Haïti. Celso Amorim estime que la mission des Brésiliens touche à sa fin avec le développement de la démocratie et la croissance économique en hausse dans le pays. Un changement de stratégie pour celui qui, en tant que chef de la diplomatie sous le premier gouvernement de Lula, avait poussé à l’engagement de son pays en Haïti. Le nouveau brésilien ministre de la Défense n'était même pas entré en fonction qu'il se prononçait déjà pour un retrait des casques bleus brésiliens d'Haïti. Dès jeudi, la veille de sa nomination, il évoquait cette hypothèse. Celso Amorim, qui a pris ses fonctions ce lundi, est pourtant l'artisan de la participation des Brésiliens à la Minustah, la mission des Nations unies pour la stabilité en Haïti. C'est, en effet, lui qui en temps que ministre des Affaires étrangères avait convaincu le président Lula de participer à cette force pour ramener un peu de sécurité en Haïti. Mais même les meilleures choses, dit-il, ont une fin. Au plan international, l'heure est au désengagement militaire et du point de vue économique, la croissance brésilienne s'essouffle. Et puis même si le pays (Haïti) est loin d'être un havre de paix, il est désormais doté d'un président avec la perspective que les institutions retrouvent un fonctionnement normal. Surtout, la Minustah est de moins en moins bien tolérée par les Haïtiens, qui n'ont pas oublié que c'est avec les soldats étrangers que le choléra a fait sa réapparition sur l'île. Or les soldats brésiliens, qui apportent le plus fort contingent, font les frais de cette défiance. Cette décision de Celso Amorim ne devrait donc pas être trop contestée.