Le club des amis de Cuba à Jacmel a dénoncé l’indifférence et les mauvaise conditions de travail des membres du personnel médical Cubain basés dans le sud-est, notamment à Cayes-Jacmel. Madame Rhéza Boucard Gonzalez membre du club des amis de Cuba a exposé les problèmes que rencontrent les 29 médecins cubains affectés dans la région dans un entretien avec HPN. "Les conditions d’hébergement des Cubains sont exécrables. Ils vivent sans confort et cette situation peut influencer leur travail", a indiqué Madame Gonzalez Dans un entretien avec à un collaborateur de HPN, Madame Gonzàlez et le chef adjoint des médecins cubains ont expliqué que le dortoir utilisé actuellement par les Cubains était une salle pour les malades de choléra. "L’espace est extrêmement étroit avec quatre lits d’une place et-demie, ils dorment par deux parfois à même le sol avec leurs mallettes dans la petite chambre très exiguës. Avec deux ventilateurs, parfois ils ont des difficultés à respirer", poursuit Mme Gonzalez. D’autres part, Madame Rhéza Boucard se plaint du problème alimentaire des personnelles. « J’ai honte de parler dans la presse de la qualité de la nourriture donnée aux Cubains », a-t-elle dit. Le Centre de Diagnostic Intégré (CDI) de Cayes Jacmel, compte 25 soignants cubains et offre des services d’urgence, de sono graphie, de radiographie et de pédiatrie. Madame Rhéza Boucard Gonzàlez a appelé les autorités de la région, de l’administration et du gouvernement Martelly/ Lamothe et le MSPP à venir en aide aux coopérants Cubains « très dévoués à aider le peuple haïtien dans la santé ».
Le sénateur François Anick Joseph invite le chef de l’état, Michel Martelly à reprendre le dialogue avec les principaux acteurs une fois rentré au pays pour tenter d’arracher un compromis autour du dossier des élections. C’est seulement par le dialogue que nous pourrons sortir de l’impasse politique actuelle, croit l’élu de l’OPL, appelant les acteurs à la sagesse politique. Le porte-parole du premier ministre Laurent Lamothe, Michel Pierre Brunache s’en est pris une fois de plus, ce lundi, aux sénateurs de l’opposition qu’il a accusés d’employer une stratégie de guérilla pour bloquer les séances consacrées à l’amendement de la loi électorale. L’ancien ministre de la justice s’est aussi laissé aller en traitant un journaliste de militant pour l’avoir demandé une référence constitutionnelle par rapport à la velléité de l’exécutif de diriger le pays par décret à partir du 2e lundi de janvier 2015. Les membres du bureau électoral départemental de la Grand-Anse, ont finalement prêté serment ce lundi à Jérémie. Maxo Numa, Arismé Baugée Luc et Marie Belcarme Lucien Vernet ont été installés à leurs postes par la suite.
Le président Michel Martelly entend poursuivre les consultations politiques lancées la semaine dernière autour de la crise pré-électorale, juste avant son départ pour New-York où il a assisté à la 69e assemblée générale de l’ONU. Les consultations reprennent ce mardi 30 septembre, selon ce qu’apprend AlterPresse de source officielle. Martelly est revenu en Haïti le samedi 27 septembre, soit 24 heures après son discours à l’Onu dans lequel il a annoncé des élections « dans le meilleur délai ». Un délai qui correspondrait, selon Laurent Lamothe, au premier trimestre de 2015. Ces élections fixées initialement au 26 octobre dans le cadre de l’Accord d’El Rancho, se heurtent pour l’instant à des divergences, notamment autour de la formation du Conseil électoral. Une branche plus radicale de l’opposition, incarnée par le Mouvement patriotique de l’opposition démocratique (Mopod) réclame la tête du président et des élections générales. A l’Onu, Martelly a reconnu les divergences tout en se montrant optimiste. « Malgré les divergences constatées, dans l’esprit dessalinien je suis confiant qu’ensemble on arrivera à dégager un consensus », a-t-il tenté de garantir. Cet optimisme, le président l’a montré aussi au regard de la situation socio-économique du pays. « Nous sommes conscients que le chemin devant mener Haïti à la stabilité socio-économique est encore long. Cependant les obstacles, aussi puissants soient-ils, ne sont pas insurmontables », a-t-il soutenu. Il a par ailleurs plaidé pour un élargissement du cercle des pays membres permanents de l’Onu tout en saluant la participation cubaine dans la lutte contre l’Ébola qui sévit en Afrique. Depuis son départ pour New-York le 23 septembre, Martelly ainsi que son premier ministre ont multiplié les discussions, privilégiant le cadre bilatéral.
« C’est le Gouvernement le plus décisif avec lequel j’ai eu à travailler! » Par ces mots, l’ancien président américain, Bill Clinton, a témoigné sa satisfaction face aux progrès réalisés en Haïti par l’Administration Martelly-Lamothe depuis leur arrivée à la tête du pouvoir. Il a tenu cette déclaration, lors de la session annuelle du Clinton Global initiative. À cette rencontre sur Haïti qui s’est déroulée à l’Hôtel Sheraton de Manhattan, et à laquelle ont pris part de nombreuses personnalités du monde des affaires, comme Denis O’Brien et le patron de NRJ, David Green entre autres, le chef du gouvernement haitien, Laurent Lamothe, a plaidé pour le respect et le maintien des engagements afin de faciliter les actions de l’Etat pour le développement d’Haïti. Il a aussi appelé à un partenariat entre les entrepreneurs étrangers et le secteur privé haïtien pour dynamiser le processus de création d’emplois et pérenniser les initiatives prises en Haïti au profit du peuple haïtien. Direct-info
L'ancien président haïtien Jean-Claude Duvalier, surnommé "Baby Doc", et décédé samedi à Port-au-Prince, avait hérité du pouvoir de son père à 19 ans et perpétué une longue dictature dans le pays le plus pauvre du continent américain. Après un exil de 25 ans en France, le fils de l'ancien dictateur François Duvalier dit "Papa Doc", avait choisi le premier anniversaire du séisme meurtrier pour rentrer en Haïti. "Je suis venu pour aider", avait-il déclaré, à son arrivé à Port-au-Prince le 16 janvier 2011 après avoir embrassé le sol. Il en avait profité pour faire amende honorable faisant part de "sa profonde tristesse" pour ceux qui disent avoir été "à juste titre (...) victimes de (son) gouvernement". Chassé du pouvoir par une révolte populaire en 1986 après 15 ans de règne absolu à Port-au-Prince, M. Duvalier est resté une personnalité controversée même après un quart de siècle d'absence. Les autorités d'Haïti estiment que plus de 100 millions de dollars ont été détournés sous le couvert d'oeuvres sociales jusqu'à la chute en 1986 de "Baby Doc". Ces prélèvements systématiques sur des entreprises d'Etat notamment auraient été transférés en partie dans des banques suisses. Saisie depuis 1986, Berne a essayé d'accélérer la restitution des fonds Duvalier, surtout après le séisme qui a frappé Haïti le 12 janvier 2010, mais s'est heurtée à la résistance en justice de la famille Duvalier. Ce n'est qu'en septembre 2013 que la justice suisse ordonne la confiscation des biens de l'ancien dictateur estimés à quatre millions d'euros. Par ailleurs, ce n'est qu'en février 2014 que la justice haïtienne décide d'ouvrir une enquête sur les crimes contre l'humanité "imprescriptibles" imputés à l'ancien dictateur, une victoire pour les nombreuses plaintes déposées en France comme en Haïti. Ce dernier avait fait appel. -Tontons macoutes- Jean-Claude Duvalier, né le 3 juillet 1951 à Port-au-Prince, ne semblait pas préparé, lors de son accession au pouvoir à l'âge de 19 ans, à diriger la première république noire des Amériques. Son père qui régnait depuis 1957 était mort le 21 avril 1971. Le lendemain, "Baby Doc" prêtait serment et devenait le plus jeune chef d'Etat du monde. Sa silhouette lourde, ses difficultés d'élocution, sa timidité, son visage lunaire et son goût pour les uniformes baroques n'ont pas donné de lui l'image d'un dictateur implacable, ni d'un technocrate tiers-mondiste. Témoin depuis l'arrivée de son père au pouvoir - alors qu'il n'avait que 7 ans - de toutes les intrigues, disgrâces, arrestations, exécutions, bombardements de palais et de 11 tentatives de coups d'Etat, Jean-Claude, selon ses intimes, a été profondement marqué par la violence. Il avait, à l'âge de 11 ans, échappé à un violent attentat au cours duquel trois de ses gardes du corps avaient été tués. Crédité même par ses pires ennemis d'avoir mis fin aux disparitions et exécutions sommaires, "Baby Doc" a tenté une timide libéralisation. Mais sur le fond, le régime restait le même: coupé d'un peuple jamais consulté démocratiquement, soumis au contrôle rigide de la milice "les Tontons macoutes" et surveillé par la vieille garde duvaliériste surnommés "les dinosaures". Pourtant, il avait changé la constitution, épuré l'armée et mis au pas les "Macoutes", prononcé en 1977 une amnistie générale, crée une ligue haïtienne des droits de l'Homme, et proposé des élections libres. Mais selon ses opposants, ce n'était là que des concessions faites aux exigences de la politique des droits de l'Homme de l'administration du président américain Jimmy Carter. Après son mariage avec Michele Bennett, riche héritière protestante et divorcée, issue de la bourgeoisie mulatre --c'est-à-dire symbole de l'ancien régime haï par les duvaliéristes noirs, catholiques et pauvres-- il avait freiné la libéralisation. La presse était revenue sous contrôle. Les quelques opposants restés dans le pays ont été assignés à résidence, entre deux séjours en prison. Emporté par une révolte populaire en 1986, "Baby Doc" avait été poussé à la démission par les Etats-Unis. La France avait alors accepté de l'accueillir, pour huit jours avait concédé le Premier ministre d'alors Laurent Fabius. L'ex-président allait en profiter pour vivre une retraite dorée dans de vastes demeures de la Côte d'Azur pendant 25 ans.