MEFAITS DE MARIA EN HAITI.
Cet ouragan majeur à occasionné dans la commune de Limbé, le décès par noyade, d’un homme de 45 ans qui a tenté de traverser, dans la matinée de ce 21 septembre, la rivière grand Ravine, entre la 4ème et la 6ème section du même nom, qui était en crue. Deux personnes, ont aussi été tuées par la foudre à Cornillon.
Par ailleurs, des débuts d’inondation ont été enregistrés à la mi-journée du jeudi 21 septembre, à Ferrier, Bocozel et Grande Saline (localité de Saint-Marc), conséquences de la montée des eaux des rivières. A signaler, qu’une trentaine d’abris provisoires ont été déjà ouverts dans le Nord-Est, le Nord-Ouest et l’Artibonite.
Le Monde avec AFP
22 Septembre 2017
Les deux territoires sont encore menacés par d’importantes inondations, alors que l’ouragan se dirige désormais vers les îles britanniques Turques-et-Caïques.
Jeudi, trois autres personnes avaient perdu la vie en Haïti, alors que l’ouragan Maria se trouvait à environ 250 km au nord-est du pays, selon le premier bilan établi par le ministère de l’intérieur. Dès la mi-journée, les autorités enregistraient des inondations dans plusieurs localités à la suite de la montée des eaux de rivières. Dans trois des dix départements que compte le pays, une trentaine d’abris provisoires sont déjà ouverts pour permettre aux habitants vivant dans les zones à risques d’y trouver refuge.
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A Porto Rico, le Centre national des ouragans (NHC) attendait jusqu’à 1 000 millimètres de pluies dans certains endroits. Des dizaines de familles ont fui la montée des eaux et 700 personnes ont été secourues.
Le barrage de Guajataca, dans le nord-ouest de l’île a cédé vendredi après-midi provoquant des inondations soudaines et une « situation extrêmement dangereuse » le long du Rio Guajataca, a annoncé le service météorologique de Porto Rico. « Toutes les zones entourant la rivière Guajataca doivent évacuer immédiatement. Leurs vies sont en danger », a-t-il indiqué sur son compte Twitter.
Selon Bernardo Marquez, le maire de Tao Baja, dans la périphérie de la capitale San Juan, huit personnes sont mortes noyées en raison des inondations provoquées par l’ouverture des vannes d’un lac. Dans l’immédiat, il n’était pas possible de savoir si ces huit décès étaient compris dans le bilan de 13 donné par M. Rossello, les porte-paroles du gouvernement rencontrant eux aussi des difficultés pour communiquer.
Outre les pluies torrentielles attendues jusqu’à samedi, ce territoire américain de 3,4 millions d’habitants se retrouve sans électricité peut-être pour plusieurs mois, et avec un réseau de télécommunications quasiment entièrement détruit.
La montée des eaux est également préoccupante dans la moitié nord d’Haïti, toujours en alerte niveau orange en raison de l’extrême vulnérabilité du pays. Les sols, déjà saturés par trois mois de saison pluvieuse et le passage de l’ouragan Irma il y a moins de deux semaines, ne peuvent absorber les pluies torrentielles et les canaux d’évacuation des eaux sont trop peu entretenus pour écarter les risques d’inondations.
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« L’ouragan avance à une vitesse très lente. Du coup, nous allons recevoir beaucoup plus de pluie, ce qui signifie beaucoup plus de risques d’inondations dans la soirée et la nuit, a déclaré Guillaume Albert Moléon, porte-parole du ministère de l’intérieur, en début de soirée. Le danger est que les gens se fassent surprendre pendant la nuit, en pensant que le plus gros des intempéries est passé alors que cela ne fait que commencer. »
Devant les risques d’inondations et de glissements de terrain, les autorités haïtiennes appellent la population « à la vigilance, à suivre les consignes de sécurité et à ne pas attendre le dernier moment pour se rendre en lieu sûr ». L’ouragan, rétrogradé en catégorie 3, se dirige désormais vers les îles britanniques Turques-et-Caïques.
Vendredi le Chef de l’État de retour de New-York à laisser entendre à demi-mots que le budgetcible de toutes les critiques et source de désordres sociaux, pourrait faire l’objet d’amélioration déclarant « Si une loi est votée par les parlementaires j’ai le devoir de la publier. Si la société a un problème avec cette loi, l’Exécutif peut travailler avec le Parlement pour apporter des améliorations » ce que confirme le Sénateur Latortue « [...] il peut toujours y avoir un budget rectificatif [...] »
Lundi, la coalition des organisations démocratiques de l’opposition regroupant notamment Pont, VERITE, « Pitit Dessain », INITE démocratique, « Kontra Pep », « PALMIS » , « Kore N », Rassemblement de l’Arcahaie, ainsi que les élus de Fanmi Lavalas et les sénateurs de l'opposition, a annoncé 3 jours de manifestation, les 28, 29 et 30 septembre, contre le très controversé budget 2017-2018 afin de forcer le Chef de l’État à revenir sur ses décisions budgétaires.
Me André Michel, l’un des porte-parole du Rassemblement de l’Arcahaie, annonce que la « bataille est lancée » et un vaste mouvement de mobilisation à Port-au-Prince, dans le Plateau Central, à Jacmel, à Petit-Goâve, au Cap-haïtien, à Saint-Marc et à Léogâne, « toute la population sera debout pour dénoncer ce budget qui va appauvrir davantage la population haïtienne. »
De son côté l'ancien Président du Sénat et ex-ministre de l'Environnement, Dieuseul Simon Desras, exhorte la population à ne pas se laisser manipuler par les discours faisant croire que le gouvernement révisera le budget, évoquant l’article 35 de la déclaration universelle des droits humains qui stipule « quant un gouvernement viole les lois de son pays, la seule porte de sortie du peuple, c’est l’insurrection ». Par ailleurs, il dénonce un plan qui viserait à assassiner des leaders de l’opposition, rappelant aux membres du Gouvernement qui passeraient aux actes qu'« Ils seront passibles du tribunal pénal international ».
TB/ HaïtiLibre
Lundi, des transporteurs haïtiens ont bloqué avec leurs remorques et camions, l'entrée du passage frontalier de Malpasse, ce qui a provoqué la fermeture de la porte d'accès à destination et en provenance d'Haïti, provoquant de longues files de véhicules de plus de 300 m des deux côtés de la frontière...
Les transporteurs et commerçants haïtiens réclamaient la levée de l’interdiction d’importation par la route de 23 produits d’origine dominicaine, imposé sous le gouvernement Martelly en Septembre 2015
Le marché binational qui a lieu tous les lundis et jeudis dans ce secteur de Mal Paso, avait commencé tôt mais le commerce a été affectées par des saisies de marchandises du côté haïtien. Plusieurs commerçants haïtiens qui avaient déjà acheté des produits ont malgré tout réussi à les transporter sur le territoire haïtien par des itinéraires alternatifs...
Le Syndicaliste Jerald Desi, le Vice-président de l'Association des transporteurs de Fond Parisien, a déclaré que le blocage visait à sensibiliser le Gouvernement du Président Jovenel Moise pour qu’il supprime cette interdiction des produits d'origine dominicaine, qu’il qualifie de farce. Il a souligné que cette interdiction était préjudiciable aux haïtiens les plus démunis qui vivent dans la plus grande misère le long de la frontière, alors que les plus riches en Haïti importent des marchandises de la République dominicaine sans être aucunement inquiété.
Jerald Desi a averti que si les commerçants et transporteurs haïtiens n’obtiennent pas satisfaction de leurs revendications, ils étaient en mesure de fermer toute la frontière tant et aussi longtemps qu’ils n’auront pas eu gain de cause.
Par ailleurs Jerald Desi a protesté contre le Corps spécialisé de sécurité frontalière terrestre (CESDRONT), qu’il accuse d’avoir saisie 24 moto taxi d’haïtiens samedi et dimanche, sous prétexte qu’ils n’avaient pas de papiers en règle pour faire du transport dans la ville de Jimani.
Lundi, suite à une rencontre entre Mme Thérèse Longchamp, la Ministre conseillère et Cheffe de poste au consulat haïtien à Barahona et des autorités dominicaines, 16 motos ont été restituées à leur propriétaire haïtien dans l’après-midi.