Dans plusieurs quartiers de Carrefour, notamment Thor et Diquini, des équipes de la Adventist Development and Relief Agency (Adra) s'évertuent à construire des habitats transitoires pour les sans abris. Ces maisons en bois avec une toiture métallique ont une durée de vie variant entre 3 à 5 ans. Chaque unité de 18 mètres carrées avec toilette et galerie peut accommoder une famille de 5 personnes.
Le directeur général de Adra Haïti, Fritz Buisereth, préoccupé par la saison cyclonique met les bouchées double dans ce projet de construction d'habitats transitoires. Adra se propose de construire 5 000 habitats pour les sans abris à Carrefour. La priorité est accordé aux sans abris regroupés dans le camp d'hébergement du campus de l'Université Adventiste à Diquini.
M. Buissereth se réjouit du dynamisme des employés et contractuels du département préparation et réponse aux désastres de Adra. Dans le cadre du programme, financé par l'Usaid à hauteur 5 millions de dollars, plus de 1 000 individus ont été déjà recrutés. Outre une meilleure protection contre les intempéries pour les sans abris, le projet permet de générer des ressources pour plusieurs centaines de charpentiers et techniciens du bâtiment.
Interrogé sur la stratégie de construction d'abris transitoires sur les sites des immeubles détruits, M. Buissereth a soutenu que Adra est dans l'attente de la publication du plan de reconstruction par les autorités haïtiennes. Lorsque le gouvernement aura identifié les sites pour la construction de village, Adra s'impliquera dans la construction de maisons permanentes promet M. Buissereth.
Encouragé par la Fondation Bill et Melinda Gates, un projet de mise en disponibilité de fonds destine à porter les sociétés financiers et celles de télécomminicaton de mettre en place un système de rerait d’argent fonctionnant par telephone cellulaire en Haïti. 10 millions de dollars vont être mis de côté pour récompenser les compagnies qui mettront en place des services financiers par téléphone portable en Haïti. La première compagnie qui lancera un service répondant à un certain nombre de critères au bout de six mois recevra 2,5 millions de dollars, et la suivante recevra 1,5 millions de dollars au bout d'un an. Les six millions restants seront alloués en fonction des transactions qui auront lieu. L'agence publique américaine d'aide au développement (Usaid) contribuera au fonds à hauteur de 5 millions de dollars destinés à apporter une assistance technique et de gestion. Le directeur de la branche des services financiers aux pauvres de la Fondation Gates, Bob Christen, a averti que l'allocation des fonds serait scrupuleusement étudiée pour éviter les fraudes et la corruption. Les fournisseurs de services téléphoniques, les banques et les entreprises technologiques peuvent participer à ce concours à condition d'avoir été présents en Haïti avant le tremblement de terre.
Et c’était vendredi, 11 Juin. Que l’on vive dans les rues, sous les tentes, dans des maisons fissures ou réparées… les Haïtiens ont répondu présent et ont suivi dans leur majorité les cérémonies de lancement de cette coupe du monde qui, pour la première fois a lieu sur le continent africain. On les voit rassemblés sous les tentes, sous les bâches, tous les yeux rives sur le petit écran. Certain restaurant ce sont transformés en véritable stade, comme le Bar de l’ère à la rue Capois qui affiche des drapeaux des diverses formations. On rhum coule à flot mais aussi les sandwiches de Lifaite. Et comme les temps sont dur , on peut avoir son petit pain pour 35 gourdes . En prenant une gazeuse, on est fin prêt pour hurler de joie ou de découragement quand son équipe ratera le coche. Il n’y a pas eu de carnaval cette année. Les Haïtiens n’avaient vraiment pas le coeur à ça après le séisme du 12 janvier où tout le monde a perdu un proche parent ou un ami ou un camarade. On était encore à la période de deuil. Mais cinq mois après, on panse ses plaies et le football apparait comme une thérapie pour la population tellement éprouvée d’Haïti.
LEnfant haïtien sera a l’honneur en ce dimanche 13 Juin et des cérémonies spéciales ont été planifiées par l’Institut du Bien être Social sous la direction de Mme Jeanne Bernard. Elles se dérouleront au Ranch de la Croix des bouquet sous le patronnage du Président et de Mme René Préval, Mais cette année il y a eu une Semaine de l’enfant . Au programme des activités sportives, socio culturelles, éducatrices, des cliniques mobiles et distribution de kits de sensibilisation A noter que de telles activités ont eu lieu non seulement à Port-au-Prince mais aussi à Petit Goâve Jacmel et Miragoâne.
Le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) tire la sonnette d'alarme à propos de la situation des enfants en conflit avec la loi haïtienne, au lendemain du séisme du 12 janvier.
Dans un communiqué rendu public, le vendredi 11 juin, l'organisme de défense des droits humains révèle que depuis le 12 janvier, les mineurs arrêtés sont conduits directement à la prison civile de Port-au-Prince où les conditions de détention sont mauvaises.
« La cellule dans laquelle les enfants sont incarcérés est sale, humide et dégage une odeur nauséabonde » déplore le RNDDH.
Selon les responsables du RNDDH les programmes de formation académique et professionnelle mis en place par certaines institutions au profit de ces enfants, sont suspendus.
Avant le séisme du 12 janvier, 214 enfants étaient incarcérés à la prison civile de Delmas, réservée aux mineurs en conflits avec la loi.