Le Comité contre l’impunité et pour la justice en Haïti a lancé Jeudi dernier à Montréal le projet Appel à témoigner destiné aux victimes et témoins des crimes commis sous le régime de Jean Claude Duvalier. Ce projet vise à permettre aux victimes de la dictature d’obtenir justice. Mis sur pied par le Comité en collaboration avec des chercheurs du Centre International de Criminologie comparée de l’Univesité de Montréal et le bureau des avocats internationaux, il déclare que contrairement à l’information véhiculée par les avocats de Mr Duvalier, l’action en justice n’est pas éteinte. Il n’y a pas de prescription tant en raison de la nature de certains des crimes que par le fait que les dernières poursuites engagés par le gouvernement haïtien ne datent que de 2008. Une enquête est en cours.
Madame Marie Laurence Jocelyn Lassègue a appelé le directeur général de la Télévision Nationale d’Haïti, Pradel Henriquez à dialoguer avec les journalistes qu’il a renvoyés au lendemain de la proclamation des résultats préliminaires des dernières élections. Deux des journalistes révoqués Eddy Jackson Alexis et Josial Pierre ont déclaré que le directeur avait décidé de les renvoyer pour leur position politique non favorable au nouveau président Michel Martelly. Mr Henriquez de son côté évoque comme motif du licenciement l’insubordination Mme Lassègue affirmant avoir été absente au moment du « scandale » appelle Henriquez à faire preuve de « grandeur d’âme et à « discuter avec les journalistes ». Le pays dit elle a besoin de tous les professionnels. La Ministre promet de prendre une position ferme dès le début de la semaine prochaine.
Plusieurs organisations dont l’Association des Journalistes Haïtiens ( AJH) et Reporters Sans Frontières (RSF) ont demandé la réintégration des trois journalistes qui semblent payer leur préférence politique. En aucune circonstance leurs convictions n’ont entaché la qualité de leur travail et ont brouillé leur objectivité Cette affaire ressemble à une persécution politique. Il s’agit là d’une très mauvaise entrée en matière pour Michel Martelly élu président, il y a une semaine, juge RSF.
Le Ministère de la Culture et de la Communication (MCC) a officiellement annoncé le mercredi 13 avril le spectacle « Ils chantent les femmes » prévu pour ce vendredi 15 avril au Parc historique de la canne à sucre, à Tabarre (banlieue de la capitale). Une quinzaine de chanteurs interpréteront lors de ce spectacle des titres de leur répertoire rendant hommage aux femmes ou dénonçant les abus et les stéréotypes liés au sexe. L’idée « c’est de mettre en scène » ces interprêtes et les « faire connaitre du public dans cette promotion des droits des femmes, la lutte contre la violence envers les femmes », a indiqué Marie Laurence Jocelyn Lassègue, ministre de la culture. Le groupe Harmonick, avec son titre à succès « Fanmalite », Luck Mervil, Jude Jean, Réginald Cangé, entre autres, animeront ce spectacle qui sera également un espace d’hommage à près d’une centaine de femmes, a-t-elle déclaré. Ces femmes ont été retenues pour le travail qu’elles accomplissent dans le domaine de la culture ou de la communication, a précisé Mme Lassègue. Elle a appelé les personnes qui le souhaitent à soumettre des noms de femmes qui ne figurent pas sur la liste.
L’ISPAN (Institut de sauvegarde du patrimoine national) a annoncé que le CNE (Centre national des équipements), à sa requête, a commencé à procéder depuis le 13 avril à la démolition complète des bâtiments dénommés Annexe I et Annexe II du Palais National d’Haïti. Ces 2 bâtiments se sont révélés, après expertises structurelles, complètement inaptes à toutes formes de récupération ou de sauvetage. Cette opération de démolition entre dans le cadre du projet "Mesures conservatoires du Palais National d’Haïti", sévèrement endommagé par le séisme du 12 janvier 2010. Ces mesures conservatoires, dans leur ensemble, constituent la phase préliminaire vers la restauration du Palais National qui avait été construit entre 1914 et 1921.
La Police Nationale d’Haïti (PNH) et la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti (MINUSTAH) ont organisé les 8 et 9 avril 2011, des opérations sécuritaires conjointes respectivement dans le camp d’hébergement Jean Marie Vincent, dans la périphérie de Cité Soleil, et dans le quartier populaire Cité de Dieu, à l’entrée sud de la capitale. Des interventions ayant pour objectif de mettre hors d’état de nuire les gangs opérant à Port-au-Prince.
Le Parc Jean-Marie Vincent, ancien parc sportif, est devenu depuis le séisme du 12 janvier un des plus grands camps de déplacés de la capitale haïtienne, abritant plusieurs dizaines de milliers de sinistrés. Et c’est aussi un espace où sévissent des gangs armés. Pour les traquer, la Police Nationale d’Haïti et la Mission des Nations Unies pour la Stabilisation en Haïti y ont, en plusieurs occasions, entrepris de vastes opérations. Et l’une des dernières en date est celle conduite le 8 avril dernier, à la demande de l’Inspecteur divisionnaire, Delin Boyer, responsable a. i du Commissariat de Delmas 33. Une opération de ratissage ayant mobilisé quelque 153 membres des forces de l’ordre. Parmi eux, 41 agents de la PNH. Quant à la MINUSTAH, elle s’y est impliquée à travers ses différentes composantes, soit 40 soldats, 30 agents de l’Unité de Police Constituée (Formed Police UnitFPU) et 42 policiers des Nations Unies (UNPol). Cette intervention conjointe s’est soldée par le contrôle de 150 personnes et l’arrestation de 10 d’entre elles. Les personnes appréhendées seraient, selon le porte-parole de la Police des Nations-Unies, Jean-François Vézina, « membres d’un gang très actif opérant dans le camp Jean-Marie Vincent ». Ces arrestations ont été accueillies avec les applaudissements des résidents du camp, rapporte Balla Samoura, membre de la direction des Opérations de la UNPol. Une réaction qui s’explique sans doute par le fait qu’ils sont souvent victimes d’actes criminels commis par les malfaiteurs.