Reporters sans frontières (RSF) et le Comité pour la protection des journalistes (CPJ) basé à New-York accueillent à la fois avec satisfaction et prudence la nouvelle de l'inculpation de 9 personnes soupçonnées d’implication dans l’assassinat de Jean Léopold Dominique, le 3 avril 2000. “Nous saluons un pas judiciaire important, quasi inattendu après des années d’enlisement et d’impunité dans un dossier qui aura mobilisé sept magistrats instructeurs. L’enquête avait certes été relancée le 8 mai 2013 avec l’audition comme témoin de l’ancien président Jean-Bertrand Aristide, dont les neuf inculpés sont réputés proches". “Il s’agit maintenant d’établir les niveaux de responsabilité avec précision, à l’appui des dépositions des neuf concernés. Aucun ne doit manquer à l’appel pour la suite de la procédure. La vérité doit enfin surgir, quatorze ans après les faits”, déclare Reporters sans frontières. Tout comme le Comité pour la protection des journalistes, Reporters sans frontières demande en particulier que toutes les dispositions soient prises par les autorités haïtiennes afin que les auteurs intellectuelles et les hommes de mains viennent s’expliquer devant la justice du pays. Le rapport du juge Dabrésil transmis le 18 janvier dernier à la Cour d’appel de Port-au-Prince fait état des inculpations de : L’ancienne sénatrice du parti Fanmi Lavalas Myrlande Lubérisse, l’ancien maire adjoint de la capitale Harold Sévère, la militante Anne Augustin alias “Sô Ann”, ainsi que des hommes de mains Frantz “Franco” Camille, Toussaint Mercidieu, Mérité Milien, Dimsley Milien alias “Ti Lou” – déclaré mort par certains témoins -, Jeudi Jean-Daniel alias “Guimy” et Markington Michel, évadés de prison en février 2005, deux ans après leur arrestation. Guyler C Delva, Secrétaire Général de SOS JOURNALISTES a invité ce jeudi à une conférence de presse pour communiquer les nouveaux développements survenus dans ce lourd dossier.
Migration haïtienne au Brésil : bientôt la fermeture temporaire de la frontière entre le Brésil et le Pérou Publié le mercredi 22 janvier 2014 Les autorités de l’Etat brésilien d’Acre (Nord) ont réclamé du gouvernement central la fermeture temporaire de la frontière du Brésil/Pérou suite à l’augmentation du nombre d’immigrants haïtiens qui entrent quotidiennement dans ce pays, lit-on dans une dépêche de l’agence en ligne dominicaine almomento.net. « Le nombre d’immigrants haïtiens qui arrivent au Brésil en passant par la frontière du Pérou a sérieusement augmenté ces derniers jours. », a déclaré Nilson Mourão, Secrétaire des Droits de l’Homme d’Acre sur le site G1 de Globo. « Cette situation est très préoccupante. De 20 à 30 immigrants haïtiens, par jour on est passé de 70 à 80. Je crains que cela ne se transforme en tragédie. », a-t-il ajouté. De son côté, le porte-parole du Secrétariat a fait savoir que la meilleure solution serait de fermer temporairement la frontière afin de freiner l’arrivée irrégulière et massive des immigrants haïtiens sur le sol brésilien. « L’espace qui abrite les immigrants dont la capacité d’accueil est de 300 personnes, regorge actuellement 1000 personnes. », a-t-il soutenu. Selon les médias locaux, le gouverneur Tiao Viana serait en communication avec le ministre de la Justice, José Eduardo Cardozo, pour solliciter la fermeture officielle, dans les prochains jours de la frontière du Brésil/Pérou. Signalons que suite au passage du séisme dévastateur du 12 janvier 2010 ayant ravagé Haïti, des immigrants haïtiens se tournent vers le Brésil à la recherche d’un mieux être. En janvier 2012, des réseaux d’organisations de droits humains et d’universitaires brésiliennes avaient publié un manifeste où ils avaient demandé au gouvernement de Dilma Roussef d’« élaborer conjointement avec les pays de transit des migrants haïtiens (La Bolivie, le Pérou, l’Equateur, le Chili…) un projet d’accueil impliquant les différents acteurs gouvernementaux et non-gouvernementaux de manière à garantir une migration sûre. Le GARR saisit l’occasion pour exhorter les autorités haïtiennes à accorder la priorité au bien-être de la population et à rompre avec l’exclusion qui caractérise le plus souvent la société haïtienne. Il les invite à mettre en place de vrais programmes de développement et d’emplois en vue de donner aux citoyennes et citoyens le goût de rester dans leur propre territoire sans être obligés de risquer leur vie dans des voyages irréguliers. [Source : GARR]
Le Premier ministre entame, ce jeudi, sa première journée de travail à Davos Port-au-Prince, le jeudi 23 Janvier 2014.- Le Premier ministre, S.E.M. Laurent Lamothe, entame ce jeudi, sa première journée de travail à Davos, dans le cadre de sa participation au 44ème Forum économique mondial. L'objectif de ce voyage est d'attirer de nouveaux investissements en Haïti et de promouvoir le potentiel d'affaires du pays à un moment où le Gouvernement continue de multiplier des initiatives visant l'amélioration du cadre des affaires. Le Chef du Gouvernement, au cours de son séjour à Davos, doit rencontrer des chefs d'entreprises et des leaders mondiaux notamment, le philanthrope, Georges Sorros, les ex-Premiers ministres britanniques, Tony blair et Gordon Brown. Il s'entretiendra entres autres, avec les PDGs de Dell computer, Salesforce, Nestlé, Coca-cola pour discuter d'entrepreneuriat et créations d'emplois en Haïti.
Les derniers jours de la 8 ème éditon du Festival International de Jazz de Port-au-Prince. A la fine lueur des ampoules d'éclairage de la Place Boyer, ils furent plusieurs centaines, ces amants du Jazz qui ont vibré, vendredi soir, sur les notes des groupes venus des Antilles, d’Haïti et d'Amérique du nord qui ont animé avec brio cette avant-dernière soirée du 8e Festival international de jazz. “Bwa Kore” de la Martinique avec ses refrains "Paga deyew”, “mare lonèw”, entonnez chaleureusement par les connaisseurs mais aussi les néophytes enthousiastes imprégnés de cette volonté festive de s'ouvrir au jazz, cette musique plaintive, un brin révolutionnaire venue d'Amérique du nord avec toute sa coloration africaine, mais aujourd'hui transcendante et universelle, a été particulièrement apprécié. Max Telef, chanteur à la voix puissante, animateur hors pair a capté l'attention de ce public avide de plaisir un brin connaisseur qui, à la fin, lui a réservé une chaleureuse ovation en reprenant, durant de longues minutes, un de ses refrains, “nou tout ape mò neye”. Follow Jah, une bande de rara de Pétion-ville, accompagnée du saxophoniste americain Paul Austerlitz a pris la relève. Admirable mariage, entre le rudimentaire et le traditionnel, pour un son neuf, d'une rare fraîcheur pour une soirée plus qu'exceptionnelle au regard de la dimension des artistes et du niveau de spectacle offert. Étonné, le public visiblement admiratif de cette inspiration aux multiples saveurs a témoigné de sa satisfaction par des salves d'applaudissement après chaque nouvelle interprétation. Le meilleur était pourtant à venir. Présenté par Michael Messy, représentant de l’ambassade des USA à cette soirée, le Soul Rebel, venu spécialement de New Orléans a enchaîné. Trombone, Hélicon, trompette, ce fut très chaud avec ce groupe qui a un sens endiablé du rythme. Entonnant des refrains familiers des haïtien, Soul Rebel était vraiment d'un autre niveau avec sa musique rebelle qui invite à la danse et à la fête. Le public métissé de la Place Boyer, oubliant durant quelques heures les tourments de la vie réelle, en a eu pour son compte. Ce fut du vrai spectacle à l'américaine, qui a propulsé les spectateurs hors de leurs siège pour effectuer quelques pas de danse où tout simplement participer à l’animation avec les musiciens. À plusieurs reprises ils se sont mis debout pour ovationner le talent, mais surtout la grande capacité d'improvisation de ces jazzmen américains qui ont étaler toute leur panoplie. Ce fut tout simplement géant! Plus d'une heure d'une animation inoubliable, avec une trompette chercheuse, du rap-jazz sur de faux airs soul musique avec des chanteurs qui ont trouvé le tempo sur cette musique multicolore. Il a vraiment “jazzé” ce 24 janvier à la place Boyer. Bravo les organisateurs conclut L.E.a chronique publiée dans HPN Et nous pouvons continuer avec les bravo au spectacle qui se déoulait au même moment à l’Institut Français au 99 de l‘Avenue Lamartinière. Comme d’habitude l’espace était plein à craquer. Beaucoup de jeunes, des étudiants pour la plupart et les sempiternels “ fans” du jazz. Debout assis, appuyé contre les murs ou assis tout simplement par terre sur les graviers. Au programme cet exceptionnel accordéoniste français Daniel MILLE accompagné de ses musiciens. L’accordéon a grondé, et a laissé s’échapper des notes d’une pureté bouleversante. L’émotion pouvait d’ailleurs se lire d’un bout à l’autre de la performance sur le visage de Daniel MILLE dont la reputation n’est plus à faire. Et le public vibrait , tout aussi émitionné au son de l’accordéon. Et c’est à regret qu’on a laissé partir le groupe. Mais il le fallait, puisque le second groupe fidèle au rendez-vus enchainait avec des airs percutant. Le Jazz Fusion remplaçait les mélodies aux intonations tellement poignantes de l’accordéoniste. Iram Gomez était à l’affiche avec son trio et surtout avec ce tout jeune musicien d’origine cubaine et dont la dextérité faisait penser à celle de Chuchito Valdez. Encore et Encore réclamait le public fasciné. On s’est séparé en se disant à demain. Quand on a ainsi communiqué ensemble, on est devenu très proche, A demain donc pour la cloture de cet exceptionnelle 8 ème édition du Festival de Jazz de Port-au-Prince qui s’est surpassé dirions nous cette année et qui demeurera inoubliable ! Mais est-ce que chaque année on n’a pas envie d’en dire autant !
C’est le promotteur Fred Paul qui a annoncé la nouvelle en Haïti. Cette annonce arrive alors que Haïti est en plein festival International de Jazz de Port-au-Prince. La 8 ème edition qui s’est avérée quelque chose d’inoubliable vu la qualité des artistes qui sont venus jouer pour le public haïtien. Et voilà que la nouvelle éclate: Cécile McLaurin Salvant qui a à peine 25 ans vient d’ietfe nominée pour le Grammy Award 2014 qui se déroulera à Los Angeles le samedi 26 Janvier. Récemment le public haïtien a pu assister au deuxième concert de l’artiste dans le pays natal de son père le Dr Alix Salvant. Cécile en effet a donné ce deuxième concert au El Rancho hotel et la grande fouleétait au rendez-vous. C’était la deuxième fois que l’artiste se produisait en Haïti. Celle que l‘on compare à Sarah Vaugh, Ella Fitzgerald et Billy Holliday ( d’après une critique du New York Times) s’était déjà produite en Haïti au Kinam . Cécile vient d’être désignée comme meilleure voix feminine pour l’année 2014 par l’Académie de Jazz de Paris. Elle est aussi gagnante du Prix Thelonius Monk. Et elle vient d’accompagner l’un des plus grands trompetistes vivant, Wynton Marsalis dans une tournée à travers les Etats-Unis. Le trompétiste a d’ailleurs posté sur son site ( www.wyntonmarsalis.com) les deux concerts offerts avec Cécile à l’occasion des fêtes de la Noïl et du Nouvel an ) Pour lui rendre hommage son promotteur Fred Paul organise Dimanche 27 Janvier un concert gratuit à l’Hôtel El Rancho où sur un écran géant on pourra suivre la cérémonie du Grammy Award ainsi que le second concert de Cécila McLaurin Salvant à l’hötel El Rancho en Novembre dernier.