Le directeur de la migration dominicaine José Ricardo Taveras a déclaré mardi que tout est fin prêt pour commencer au mois de juin, la procédure d'expulsion des citoyens jugés en situation irregulière, conformément à la loi, après l'achèvement du Plan national de régularisation des étrangers.
Il a tenté de faire savoir qu'il ne s'agira pas d'une chasse aux migrants.
Parmi les citoyens que le gouvernement dominicain s'apprête à expulser il y a des miiliers de Dominicains d'origine haïtienne.
"La loi est là, et nous sommes prêts pour les opérations", a lancé Taveras.
Il a fait savoir que les déportations ne seront pas effectuées dans les 24 heures, mais seront un processus continu qui tiendra compte de la dignité et du respect des droits de l'homme.
"La première chose est que le citoyen étranger qui se trouve ici de façon irregulière, qu'il parte volontairement; numéro deux, s'il ne part pas volontairement, selon les mécanismes mis en place par la loi, il sera renvoyé dans son pays d'origine ", a-t-il dit.
La Ville Ouanaminthe a connu mardi une journée calme après les graves incidents de la veille au cours desquels un soldat de la MINUSTAH a éte tué et un policier national blessé. Les incidents avaient debuté suite à l'arrestation d'un pre- candidat au Sénat, Claude Joazard. Les autorités policières de la region avaient assimilé à une incitation à la violence, son appel à la mobilisation en faveur de l'électricité au cours d'une émission-radio.
La MINUSTAH dénonce un crime odieux et réclame l'ouverture d'une enquête
A l’initiative de plusieurs organisations sociales dont le Foparc, Monop, Moleghaf, Anbake pou chanje, une vingtaine de personnes participent, le mercredi 15 avril, à un sit-in devant le parquet de Port-au-Prince, pour demander aux autorités judiciaires de diligenter une enquête sur la gestion des fonds Petrocaribe par l’ancien Premier ministre, Laurent Lamothe, constate HPN.
Les protestataires ont exigé à ce que décharge ne soit pas accordé à certains fonctionnaires publics, notamment l’ancien chef du gouvernement qu’ils accusent d’avoir dilapidé ce fonds.
Plus loin, les membres de ces organisations ont fait savoir qu’il n’y aura pas d’élections dans le pays avec le président Michel Martelly. Ils annoncent de préférence la reprise de la mobilisation à partir du 1er mai, pour exiger le départ du président.
« Il ne peut y avoir d’élections libres, honnêtes avec Martelly », a déclaré Biron Odigé de la Foparc, ajoutant que « ces élections apporteront malheur au pays ».
La dernière Matrice de Suivi du Déplacement (DTM) d'Haïti de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM), allant de juillet 2010 au mois de mars 2015 indique que 16,230 ménages déplacés soit 64,680 Personnes Déplacées Internes (DPI), demeurent toujours dans 66 sites de déplacés ; 59% de ces sites se composent de tentes ; 9% de ces sites se composent d’un mélange de tentes et d’abris transitoires ; 32% de ces sites se composent d’abris transitoires (T-Shelters) ; 39 sites PDI ont été fermés entre le 1er Janvier et le 31 mars 2015 ; 1 site d’abris transitoires a été fermé spontanément du fait du départ des PDI qui y résidaient ; 38 sites (correspondants à 3,322 ménages) ont été fermés grâce aux programmes de subventions au logement et 4,988 ont été relocalisés grâce aux subventions au logement.
Plus de cinq ans après le séisme du 12 Janvier 2010, il est estimé que 16,230 ménages, soit 64,680 personnes, demeurent dans 66 sites.
La majorité des communes affectées se trouvent dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince (Carrefour (4 sites), Port-au-Prince (21 sites), Delmas (15 sites), Cité Soleil (1 site), Pétion-ville (2 sites), Tabarre (5 sites) et Croix-des-Bouquets (4 sites)) et dans la région des Palmes qui comprend Léogâne (11 sites) (considérée comme l’épicentre du séisme) et Gressier (3 sites).
Les communes de Jacmel, Petit-Goâve, Grand-Goâve, et Ganthier, qui se trouvent dans la zone frontalière, ont toutes hébergées des sites de déplacés, qui depuis lors ont fermés.
Depuis 2010, un total de 14,444 ménages a été forcé de quitter 176 sites. Tandis que, 251,424 ménages (soit 1,142,528 personnes) ont spontanément quitté leurs sites, résultant en la fermeture de 800 sites.
Ce mercredi 15 avril 2015, aux environs de 3 heures du matin, les riverains du quartier périphérique Borne-soldat de Petit-Goâve, alertés par le gardien d'une maison, ont appréhendé et lynché un jeune homme d’environ 24 ans, connu sous le nom de « Sonson » qui faisait partie d'un gang de 4 individus, qui opèrent tantôt au centre-ville tantôt dans la dixième section communale de Petit-Goâve...
Selon le témoignage du gardien, Sonson et 3 de ses complices armés de couteaux, se sont introduits dans une maison située à Borne-Soldat que le gang avait déjà cambriolée dimanche 12 avril, pour prendre d’autres objets de valeur.
Ceux qui étaient armés ont réussi à s’échapper à la justice du peuple, tandis que « Sonson » a été lynché par des riverains. Le cadavre de la victime a été transporté a la morgue de l’hôpital Notre-Dame par la police.