P-au-P, 22 févr. 2016 [AlterPresse] --- L’Union européenne (Ue) a réduit de 6.5 millions d’euros son aide au développement en Haïti pour insuffisance de résultats, dans le cadre de son programme d’appui budgétaire à la consolidation de l’Etat, indique l’ambassadeur de l’Ue en Haïti, Vincent Dégert.
Les résultats n’ont pas été atteints en ce qui concerne les indicateurs préalablement définis avec l’État Haïtien en rapport aux trois domaines d’intervention de l’appui budgétaire à savoir la réforme de l’administration, la réforme des finances publiques et la politique publique dans l’éducation, souligne-t-il, lors d’une rencontre avec la presse, le 19 février.
L’objectif visé dans l’appui budgétaire, c’est d’accompagner l’État haïtien à avoir une meilleure gestion du budget, rappelle-t-il.
« Sur la tranche de 40 millions d’euros, la partie variable a été finalement réduite de 6.5 millions parce que les objectifs n’ont pas été atteints », fait savoir Dégert.
Il précise qu’en septembre 2015, il y a eu un certain nombre d’objectifs qui n’ont pas été aussi atteints dans trois domaines notamment la lutte contre la corruption.
Le renforcement de l’Unité de lutte contre la corruption (Ulcc) n’a pas réussi à augmenter de 10 %, le nombre d’enquêtes, regrette-t-il.
L’Etat haïtien qui avait prévu d’augmenter de 10% le programme des cantines scolaires et également le nombre d’enfants bénéficiant du programme de scolarisation gratuite et universelle (Psugo) a été incapable de fournir des informations sur le bon usage de ces fonds.
En termes de perspective, l’Ue souhaiterait aller vers un appui budgétaire sectoriel dans la mesure où l’Etat décide de mettre en place une vraie réflexion notamment sur les réformes de la justice haïtienne.
Lancé en mars 2014, le programme d’appui budgétaire à la consolidation de l’Etat doit s’achever en mars 2018.
Rencontres autour de la formation du CEP et de la désignation d'un nouveau Premier Ministre
Port-au-Prince, mardi 23 Février 2016 : Le Bureau de Communication de la Présidence a l'avantage d'inviter la Presse, ce mercredi 24 Février 2016, au Palais National, à l'occasion de la tenue de deux rencontres du Président de la République, Son Excellence Monsieur Jocelerme Privert, avec, d'une part, les secteurs habilités à proposer des personnalités pour la formation du Conseil Electoral Provisoire (CEP), et, d'autre part, avec les Présidents des deux Chambres du Parlement autour de la désignation d'un nouveau Premier Ministre.
Pour faciliter les procédures de contrôle et d’identification au niveau de la Sécurité, il est demandé aux journalistes d’être présents dès 9 : 00 AM.
Le Bureau de Communication de la Présidence remercie d’ores et déjà les médias pour la large couverture qu’ils donneront à cet événement.
Conflit ouvert au plus haut sommet de l’État : le G-8 appelle à l’établissement de la vérité.
Le groupe des candidats à la Présidence engagés dans le processus électoral communément appelé Groupe des 8 (G-8), assiste, avec consternation, au développement du conflit ouvert opposant la Présidence, la Primature et le ministère de l’Economie et des Finances sur une question aussi sensible que les finances publiques.
Le G-8 a pris note de la déclaration du président provisoire de la République selon laquelle "les finances publiques sont dans une situation alarmante et catastrophique".
Le G-8 juge scandaleux que le chef de l’État ait été désavoué publiquement par le ministre de l’Économie et des Finances qui, chiffres à l’appui, a déclaré ne pas voir "ni l’alarme ni la catastrophe", laquelle déclaration a été corroborée par le Premier ministre.
Le G-8 se demande : qui a menti à la nation ? Et pourquoi ? Quelles sont les sources d’information du chef de l’État, du Premier ministre et du ministre ?
Le G-8 estime que ce conflit confirme la nécessité pour les autorités de s’élever à la dimension d’homme d’État afin de mettre en place la commission d’enquête administrative chargée de réaliser l’audit de l’administration de Michel Joseph Martelly.
Le G-8 condamne le caractère non transparent des démarches entreprises pour la mise en place du Conseil Électoral Provisoire (CEP) et la confusion créée à dessein par le Palais National chez plusieurs entités appelées à désigner leur représentant au niveau du CEP, notamment le secteur Femme et le secteur syndical.
Le G-8 assimile à une manœuvre dilatoire pour sortir des dates fatidiques, tant la lenteur observée dans le choix d’un Premier ministre que dans le démarrage des démarches nécessaires à la constitution de la Commission d’Enquête Indépendante pour l’Évaluation des élections de 2015 pourtant réclamée avec insistance par tous les secteurs de la vie nationale selon les propres déclarations du président provisoire. C’est la formation de cette commission qui permettra de juger de la bonne foi de l’équipe au pouvoir.
Plus que jamais Uni et Solidaire, le G-8 renouvelle sa volonté de tout entreprendre, dans le cadre de la loi, pour faire respecter la volonté populaire.
Fait à Port-au-Prince, le 24 février 2016
Des membres de la Direction Nationale de Contrôle des Drogues (DNCD) et de la Direction du Renseignement (G-2) de l'Armée dominicaine ont arrêté au point de vérification du kilomètre 15 de Azua, un haïtien alors qu'il essayait d'introduire en République Dominicaine approximativement 145 lbs de stupéfiant contenu dans 16 paquets dissimulés dans un compartiment à l'intérieur du véhicule utilitaire sport immatriculé X107477, qu'il conduisait. Les stupéfiants ont été transférés au service de garde de la DNCD avant d’être envoyé à l'Institut national des sciences judiciaires (INACIF).
Le suspect, un présumé haïtien de 29 ans, identifié sous le nom de David Martínez Gómez, selon son permis de conduire et son passeport haïtien, saisi lors de son arrestation, serait un résident de Lascahobas dans le Plateau Central en Haïti. Une enquête a été ouverte pour identifier les complices dans cette affaire.
Rappelons qu’au cours des dernières semaines, la DNCD en coordination avec l’armée, a arrêté sur les routes dominicaines, plusieurs personnes en provenance d’Haïti, essayant de passer des stupéfiants en provenance d'Haïti.
Le nom du premier ministre de consensus, attendu ce 24 février 2016
Le nom du premier ministre de consensus devrait être connu, ce mercredi 24 février 2016, indique le président provisoire Jocelerme Privert, lors d’un point de presse au palais national, auquel ont assisté différrents journalistes
Cependaant en début de soirée rien n’étit encore sorti
Le président provisoire Jocelerme Privert est en consultation avec les présidents des deux chambres mais tout se déroule à huis clos .
Cependaant au fur et à mesure que passent les jours, de nouveaux noms sont proposés au chef de l’étqt , l’impatience se fait montre et l’acalmie qui règne depuis le départ de l’ex-président risque de ne pas durer, si l’on en juge par les déclarations pqrfois intempestives de certains roupes ( Groupe des HUIT, l’Avocat André Michel, pour ne citer que quelques uns dont les déclarations ont été retenues. )
Il en est de meme pour le choix des membres devant constituer le nouveau Conseil Electoral Provisoire.
Le Présdient Privert a rencontré dans la matiné du 24 février les secteurs devant se faire représenter au CEP et là aussi a annoncé l’imminence d’ne declaration qui rendra pubic les noms des membres du CEP.
Mais les choses ne semblent pas aussi facile. Certains secteurs ont demandé une prolongation du délai imparti, …
Une fois, le vote de confiance obtenu, le premier ministre devra être immédiatement installé dans ses fonctions.
Privert a affirmé prendre toutes les dispositions pour respecter les termes de l’accord de sortie de crise du 6 février 2016 et le délai de 120 jours prévu, lors de la présentation d’un bilan de ses cinq premiers jours (15 - 19 février 2016) à la tête du pays.
A la date du 24 février 2016, une dizaine de potentiels candidats-sont listés en vue du choix du premier ministre de consensus.
Le président provisoire a déjà échangé avec des représentants de partis politiques de l’opposition et de la société civile, en vue de la désignation d’un premier ministre de consensus et de la mise en place d’un nouveau conseil d’administration à la tête de l’organisme électoral.