« Je m’exprime avec la sagesse que m’a donnée mon âge et avec la force de l’histoire que porte mon pays. Un pays ne s’effondre pas seulement lorsqu’une force étrangère l’envahit; il s’effondre véritablement lorsque la peur remplace le courage chez chaque citoyen », écrit Leslie Voltaire. Le Conseiller-président affirme assumer la responsabilité de léguer à la jeunesse une nation « où la justice règne en maître, où la sécurité n’est pas un simple rêve, où les opportunités abondent et où chacun peut vivre avec la dignité léguée par le père Dessalines ».
Se présentant comme un homme de dialogue, Leslie Voltaire dit croire aux échanges et au consensus, tout en se disant déterminé à « réparer les fractures de la colonne vertébrale de la nation ». Il assure vouloir continuer à dialoguer avec l’ensemble des forces politiques afin de rapprocher les positions et de préserver l’essentiel.
« La perte d’un visa ne m’ébranle pas. Ce qui pourrait m’effrayer, en revanche, c’est que mon pays perde sa liberté, sa souveraineté et sa dignité, au point de ne plus pouvoir regarder le reste du monde droit dans les yeux », a-t-il poursuivi. Selon lui, tant qu’il existera des acteurs partageant cette vision de la vie politique, Haïti restera vivante, libre et digne.
À l’approche du 7 février, Leslie Voltaire appelle à une décision collective visant à « écrire une solution haïtienne », à ouvrir la voie à des élections démocratiques crédibles et à démontrer que la dignité d’un peuple peut résister à tous les vents de pression.
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