CITY VATICAN, dimanche 1er février (SRHINEWS)- Le pape Léon XIV a exhorté dimanche les États-Unis et Cuba à renouer le dialogue afin d’« éviter la violence et toute action susceptible d’accroître les souffrances du peuple cubain », à l’issue de la prière de l’Angélus.
Depuis la fenêtre des appartements pontificaux, le souverain pontife a dit avoir appris « avec une grande inquiétude l’augmentation des tensions entre Cuba et les États-Unis d’Amérique, deux pays voisins ». Son appel intervient dans un contexte de dégradation des relations bilatérales, après la signature, le 29 janvier, par le président américain Donald Trump, d’un décret prévoyant la possibilité d’imposer des droits de douane aux pays fournissant du pétrole à La Havane.
La veille de l’intervention papale, les évêques catholiques cubains avaient exprimé leur préoccupation face à cette évolution, estimant que de telles mesures risquaient d’aggraver une situation économique déjà très difficile sur l’île. Cuba, alliée du Venezuela, se trouve sous pression accrue depuis la capture du président vénézuélien Nicolás Maduro, intervenue début janvier.
S’associant explicitement à la prise de position de l’épiscopat cubain publiée le 31 janvier, le pape Léon XIV a relayé leur appel « à promouvoir un dialogue sincère et efficace » pour prévenir « la violence et toute action susceptible d’accroître les souffrances » de la population.
Dans leur message, les responsables catholiques cubains décrivent un climat de malaise généralisé sur l’île. « Ceux qui sont attentifs et respectueux de la souffrance d’autrui entendent sans cesse dire que les choses ne vont pas bien, que nous ne pouvons pas continuer ainsi », écrivent-ils, soulignant que cet appel s’adresse à l’ensemble de la société, et « fondamentalement à ceux qui ont les plus grandes responsabilités lorsqu’ils prennent des décisions pour le bien de la nation ».
Les évêques mettent en garde contre un risque de « chaos social » et de violences entre citoyens. Ils rappellent que, malgré leurs appels précédents, notamment en juin dernier à l’occasion de l’année jubilaire, la situation « douloureuse et pressante » du pays « ne s’est pas améliorée », mais s’est au contraire aggravée, avec une montée de « l’angoisse et du désespoir » au sein de la population.