1 février 2026 - PORT-AU-PRINCE, dimanche 1er février 2026 (RHINEWS)- La Centrale unitaire des travailleurs et travailleuses des secteurs public et privé (CUTRASEPH) et le Jeune Barreau de Port-au-Prince ont appelé, dimanche, à l’élaboration d’une « proposition consensuelle unique » de sortie de crise à l’approche du 7 février 2026, date qu’ils jugent déterminante pour l’avenir politique du pays.
Dans une prise de position conjointe, les deux organisations ont salué l’initiative du collectif « Nou Rasanble », qui vise à fusionner plusieurs propositions politiques et sociales en une seule, fondée sur un « consensus national ». Elles ont exhorté les acteurs des dix départements du pays ainsi que ceux de la diaspora à « se mettre ensemble autour d’une seule proposition consensuelle indigène de sortie de crise », afin d’éviter, selon elles, « la répétition des querelles interminables ouvrant la porte à l’ingérence étrangère ».
La CUTRASEPH et le Jeune Barreau estiment que l’unité nationale autour d’une proposition commune constitue un « impératif » face à la conjoncture actuelle. « Cette unité nationale symbolise un bouclier solide capable de nous protéger de l’intrusion dans nos affaires internes », indiquent-ils, tout en affirmant que les Haïtiens sont capables d’apporter « par eux-mêmes une solution indigène à la crise haïtienne ».
À l’approche du 7 février, les deux organisations appellent les citoyens à se mobiliser pour « dire non à l’ingérence étrangère » et « oui à la restauration de la souveraineté nationale et au respect du droit à l’autodétermination du peuple haïtien ». Elles réaffirment, dans ce cadre, leur appui à l’initiative « Nou Rasanble », qu’elles présentent comme « un signe de la capacité des Haïtiens à faire corps pour défendre l’héritage commun : Haïti ».
Le communiqué critique par ailleurs l’attitude de certains acteurs nationaux accusés de s’aligner sur des positions d’organisations régionales et de représentations diplomatiques étrangères. Ces comportements sont jugés, par les signataires, susceptibles de « saboter l’unité en construction ».
La CUTRASEPH et le Jeune Barreau de Port-au-Prince adressent également une « mise en garde » à ceux qu’ils accusent de porter atteinte aux intérêts du pays, évoquant la possibilité de « sanctions populaires » contre les acteurs qui persisteraient dans cette voie.
Enfin, les deux organisations dénoncent le soutien apporté, selon elles, par certains acteurs à un Premier ministre révoqué, Alix Didier Fils-Aimé, qu’elles affirment voir appuyé par des ambassades étrangères. Elles estiment que cette situation doit « interpeller et réveiller la vigilance citoyenne ».
Dans leur déclaration, la CUTRASEPH et le Jeune Barreau affirment que « le peuple réclame le départ inconditionnel du Conseil présidentiel de transition (CPT) ainsi que celui du Premier ministre révoqué Alix Didier Fils-Aimé », afin d’éviter, selon leurs termes, « la répétition d’expériences passées ».