La communauté haïtienne-américaine a tenu un rally vendredi au centre-ville de Miami, au pied du monument Torch of Friendship, pour exiger des autorités dominicaines l’annulation de la sentence du Tribunal constitutionnel dominicain qui enlève la nationalité aux descendants d’immigrants haïtiens même vivant dans le pays depuis 1929 (plus de 210.000 personnes sont affectées). A cette manifestation ont apporté leur collaboration le leader Jesse Jackson ainsi que la chanteuse Beyonce.
Plusieurs organisations de la société civile, de défense des droits humains et des responsables religieux dans une déclaration conjointe expriment leurs plus vives inquiétudes face à la grave crise pré-électorale actuelle en Haïti. Face à cette situation, les signataires de la déclaration proposent la mise en place rapidement d’un CEP équilibré susceptible d’inspirer un minimum de confiance aux électeurs et aux candidats, à quelque sensibilité politique qu’ils pourraient appartenir. A partir de Janvier 2015, les députés et 2e tiers du Sénat auront bouclé leur mandat et le parlement sera dysfonctionnel si entre temps les élections ne sont pas organisées, s’inquiètent les signataires qui s’opposent à l’idée que le président Martelly pourrait diriger par décret, ce temps étant définitivement révolu. Rappelant que la politique c’est l’art du compromis, ils exhortent les protagonistes à s’élever au dessus des querelles de chapelle et à mettre en avant les intérêts supérieurs de la nation pour ne pas mettre en péril la souveraineté nationale déjà hautement fragilisée. Parmi les signataires de la déclaration figurent le professeur Rosny Desroches de l’ISC, Mgr Zachée Duracin de l’église épiscopale, le pasteur Sylvain Exantus de la fédération protestante d’Hait, Max Beauvoir de la fédération des vodouisants haïtiens, Sylvie Bajeux du centre œcuménique des droits humains, Pierre Esperance du RNDDH, André Apaid de la fondation nouvelle Haiti.
Le chef de l'Etat haïtien, Michel Martelly, s'est entretenu hier avec les autorités cubaines autour du renforcement des relations entre les deux pays. Sur son compte twitter M. Martelly avait indiqué que les discussions avec les autorités cubaines concerneront la coopération. Lors du VI eme sommet de l'Association des Etats de la Caraïbe (AEC) au Mexique le président Martelly s'était réjoui de la coopération historique apportée par Cuba a son pays dans les secteurs de la santé, de l'éducation, de la construction, de la pèche, des sports notamment. Il avait également fait remarquer que le support de Cuba ne date pas du violent séisme du 12 janvier mais remontait à plusieurs années. La semaine écoulée M. Martelly avait une fois de plus exprimé la gratitude du peuple haïtien aux gouvernements cubain et brésilien ayant financé la construction d'un hôpital communautaire a Beudet (Croix des Bouquets). En présence de l'ambassadeur cubain, le président haïtien avait salué une coopération intelligente tripartie entre le Brésil, Cuba et Haïti. De son coté l'ambassadeur cubain accrédité en Haïti, a renouvelé l'engagement de son gouvernement à continuer à renforcer le système de santé haïtien.
Selon des informations relayées d’abord par les grands médias américains, la Mairesse élue de North Miami, Lucie Tondreau, a été placée sous investigation par la justice fédérale américaine pour ‘mortgage fraud’ (fraude immobilière) ou tromper des clients dans le financement de l’achat de biens immobiliers. Il s’agirait d’une large investigation concernant au moins 4 personnes. Les policiers fédéraux se seraient rendus au domicile de la mairesse pour emporter des équipements numériques. Ils ont visité aussi son bureau. Lundi on a appris que Lucie Tondreau, qui assistait à Las Vegas (Nevada) à une convention, s’est mise à la disposition de la justice. Mardi matin (20 mai) elle a été appréhendée et conduite devant la justice où elle a été remise en liberté pour une caution de US$50.000. L’inculpation aura lieu officiellement le 30 juin prochain sous l’accusation de fraude immobilière. Aux Etats-Unis la corruption chez les officiels est très combattue. Il y a quelque temps 2 officiels haïtiens-américains du New Jersey ont été jugés, dont l’un a été condamné à 10 ans d’emprisonnement. L’autre attend de connaître le verdict.