Elle est à l’ordre du jour avec la contestation de candidature proférée contre quatre candidats à qui il est reproché de ne pas avoir obtenu la décharge. Ces quatre candidats Jacques Edouard Alexis, Yvon Neptune, Leslie Voltaire et Judes Célestin ont été tous les quatre comptables de deniers publics et devraient avoir une décharge de leur gestion si la Chambre bi-camérale n'avait pas omis de se réunir. En 2006, le Président provisoire Boniface Alexandre pris un décret autorisant les candidats qui avaient été Premiers ministres ou Ministres à poser leur candidature sur la foi d'un rapport favorable de la Cour supérieure des comptes et du contentieux Administratif. Cependant, un Président de la République qui recherche un second mandat n'est pas tenu à l'obligation de décharge , puisque selon la constitution n'étant pas comptable des deniers publics. Le cas de Jude Célestin soulève également une certaine confusion, certains disant que les directeurs généraux ne sont pas comptables des fonds publics, ce qui relève plutôt du titulaire ministériel.
Pour lui, c‘est uniquement à cause de la faillite des institutions étatiques que le CEP se voit forcé d’autoriser l’inscription de personnalités non munies de la décharge. Si la Chambre bi camérale ne s’est pas réunie depuis 1991 , que reste-t-il d’autre à faire ? Mais ces remarques du Président du CEP n’ont fait que renforcer certains secteurs dans leur croyance de l’impossibilité dans laquelle se trouve le Conseil Electoral Provisoire d’organiser des élections honnêtes. Le Président du CEP se défend et promet d’organiser des élections honnêtes et transparentes.
Marlie revient au Jackson pour une nouvelle opération de sa tumeur.
Elle avait fait la une il y a de cela quelques années. Marlie Casséus est l’une de ces enfants patronnées par les jumelles Eugène Gina et Ginette et qui avait pu se rendre à Miami pour y être opérée d’une tumeur à la face La série d’opération qu’elle avait pu subir, grâce à la générosité des nombreuses personnes sensibilisées à sa tragédie avaient permis aux médecins de lui enlever cette tumeur lui déformant le visage et l’empêchant de respirer convenablement. Mais voici que près de cinq ans après avoir subi cette série d’opérations, la tumeur est réapparue et obstrue de nouveau les voix respiratoires de la jeune fille âgée maintenant de 18 ans. Et de nouveau Marlie est confrontée à la terrible réalité d’étouffer et d’être forcée de respirer par la bouche. Mais les médecins du Jackson Hospital sont confiants. Marlie a atteint l’âge adulte et cette fois, après l’opération, il y a de forts chances que la tumeur ne repousse plus. Après l’opération et le temps nécessaire à la récupération, Marlie qui est accompagnée de sa mère retournera en Haïti, car le but du Bon Samaritain, l’œuvre mise sur pied par les jumelles Eugène n’est pas de garder les enfants aux Etats-Unis. Marlie retournera vivre dans son pays, auprès des siens.
Après une courte interruption, les rapatriements ont repris. Après les Etats-Unis, la République dominicaine et le Canada c’est maintenant au tour des Bahamas de renvoyer chez eux les Haïtiens entrés illégalement dans leur pays. Le 11 août, les gardes-côtes bahaméens ont ramené au Cap-Haïtien (Nord) un groupe de 57 Haïtiens (49 hommes, 7 femmes et 1 enfant) qui avaient été trouvés en mer serrés les uns contre les autres sur une petite embarcation.
La presse était invitée à rencontrer vendredi (13 Août) au bureau de l’OEA (Organisation des Etats Américains) le Chef de la mission conjointe OEACARICOM, le diplomate trinidadien Colin Granderson. C’est une figure connue des journalistes et du public haïtien, Colin Granderson vient en Haïti depuis de nombreuses années. Il a renseigné les journalistes sur l’arrivée chez nous d’un premier groupe d’observateurs, fort réduit puisque ils ne sont que six et qu’Ils devront atteindre le nombre de 190. Ces observateurs sont sensés rester plus de quatre mois en Haïti pour observer dans les moindres détails les diverses étapes conduisant aux élections du 28 Novembre prochain. Dès le départ, Colin Granderson a demandé au Conseil électoral provisoire le « libre accès à tous les sites afin de faciliter les travaux de la Mission ». Rien ne sera négligé du point de vue de la surveillance de ces élections. Il y aura des rencontres avec des citoyens de divers secteurs pour avoir leurs opinions sur le déroulement du processus. « Sont prévues, a expliqué Granderson, des rencontres avec divers acteurs politiques en vue d'identifier les éléments controversés du processus électoral et faciliter le dialogue entre les partis politiques et des candidats. Nous sommes également décidés à établir des contacts avec tous les secteurs : partis politiques, société civile, secteur privé et gouvernement». Une question importante a été abordée: celle de l’office national d’identification (ONI) chargé de la distribution des cartes de vote (carte d’identification nationale). Granderson a été formel là dessus. Il faut que l’ONI reçoive tous les fonds nécessaires pour fournir un bon service à la population. Les cartes d’identification nationale doivent être remises régulièrement à ceux qui en font la demande sans pour cela forcer les gens à perdre toute une journée pour l’obtenir.