Après trois ans passées à vivre sous des tentes, les habitants du Camp loge sur le terrain de l’Ecole Publique de Tabarre ont quitté les lieux. La cérémonie de fermeture du camp s’est déroulée en présence de l’ambassadeur, William Lacy Swing également directeur général de l’OIM et de la Commissaire à l’aide humanitaire, à la coopération internationale et à la réponse aux crises, Mme Kristalina Georgieva. La Commissaire à l’aide humanitaire, à la coopération internationale et à la réponse aux crises, Mme Kristalina Georgieva a promis de décaisser une somme de 9 millions (9 000 000) de dollars pour l’achèvement des travaux de réhabilitation de l’école Jean Marie Vincent où se trouvaient les sinistrés. « Vous pouvez oser rêver. Et si vous rêvez, vos rêves deviendront réalité ». Ainsi s’est-elle adressée à l’assistance composée de quelques élèves de l’école et des bénéficiaires du programme de relocalisation de l’Organisation internationale pour la migration (OIM). L’ambassadeur William Lacy Swing qui prenait la parole pour la circonstance, dit avoir identifié des efforts considérables, trois ans après le tremblement de terre tragique. Toutefois, reconnait-il, beaucoup restent encore à faire. Selon M. Swing, grâce à l’appui de la communauté internationale qui travaille en étroite collaboration avec l’État haïtien, sur un total de 1500 camps, il ne reste qu’environ 400, dont les occupants seront relocalisés bientôt. Pour sa part, l’édile de Tabarre qui a remercié les partenaires pour leur support, invite ceux-ci à faire plus d’efforts, afin de venir en aide à de nombreuses familles qui croupissent toujours dans la crasse dans d’autres camps de déplacés. Selon un document distribué à la presse, dans le cadre des divers programmes de retour mis en place en 2011 par le gouvernement haïtien et l’Unité de construction de logements et de bâtiments publics (UCLBP), quelque 158 833 familles, soit 635 332 personnes, ont bénéficié d’une aide pour être relogées dans les communautés où elles vivaient avant le tremblement de terre.
Port-au-Prince, Samedi 12 Janvier 2013 : Le Président de la République, S.E.M. Michel Joseph Martelly, accompagné de la Première Dame, Mme Sophia Martelly, et du Premier Ministre, M. Laurent Salvador Lamothe, ont participé à la cérémonie de souvenir et de recueillement organisée ce samedi 12 Janvier 2013 en mémoire des disparus du tremblement de terre du 12 Janvier 2010. Cette cérémonie commémorative organisée sur les vestiges du Palais National où le drapeau national a été mis en berne, s’est déroulée en présence entre autres des membres du Cabinet ministériel, du président du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ), Me Arnel Alexis Joseph, du président du Sénat de la République, M. Dieuseul Simon Desras, du Nonce apostolique, Mgr Ausa Bernadito, des membres du Corps diplomatique et des Directeurs généraux d’organismes déconcentrés de l’Etat. Le Président de la République qui a déposé une gerbe de fleurs au pied du monument érigé sur la cour du Palais National en mémoire des dix-sept (17) employés de la Présidence tués à l’occasion du séisme, a adressé des mots de réconfort aux parents, amis et proches des victimes du drame. Il a invité la population haïtienne à se rappeler de la catastrophe et de tous ceux-là qui sont partis, certains, sans laisser de trace. Le Chef de l’Etat a profité de l’occasion pour exprimer la reconnaissance d’Haïti envers les pays donateurs, tout en rendant hommage au peuple haïtien qui a pu se relever malgré ses souffrances. Par ailleurs, le Président Martelly a annoncé l’organisation d’un concours national d’architecture pour l’érection d’un mausolée à Morne Saint-Christophe, dans la localité de Titanyen, en mémoire des victimes du 12 Janvier 2010. Le Chef de l’Etat a fait état également de la publication du code national de construction de bâtiment par le Ministère des Travaux publics, transports et communications (MTPTC). « Je prends l’engagement de travailler afin de faire d’Haïti un Etat moderne », a déclaré le Président de la République. Après la sonnerie aux morts, le Couple présidentiel, accompagné du Premier Ministre, de l’ancien président américain, M. William Jefferson Clinton, et d’une délégation officielle, se sont rendus au Site du Mémorial de Saint-Christophe à Titanyen où le Chef de l’Etat a déposé une gerbe de fleurs pour saluer la mémoire des victimes inhumées dans cet espace.
ON ne sait pas exactement dans quelles circonstnces s’est produit l’accident. Ce que l’on sait c’est que les voyageurs étaient presque arrivés à Jacmel quand le bus qui les transportait a fait une embardée et est tombée dans un ravin d’une extrême profondeur. Il y avait 5 personnes à bord. Le chauffeur et 4 missionnaires qui seraient selon toute vraissemblance de nationalité américaine. Ils se rendaient à Jacmel porteurs de médicaments pour la population. Deux personnes ont été éjectées du bus pendant ses nombreux rebondissements dans sa chute et ont pu être recueillies par les ambulanciers et transportées à l’hôpital St Michel de la ville. Le missionnaire est mort peu après son arrivée à l’hôpital, tandis que le chauffeur dans un état grave, y reçoit des soins. Quant aux trois autres missionnaires, ils sont tombés tout au fond du ravin, prisonniers du véhicules et n’ont pas pu être récupéré jusqu’à présent. Quelle est l’identité de ces missionnaires, on ne le sait pas. Aux environs du 12 Janvier c’est par centaine que l’on a vu arriver des missionnairs protestants dans le pays. Ces missions ont un but bien précis. Plusieurs d’entre eux sont là pour peinturer les maisons fraichement construites pour les siistrés du 12 Janvier. D’autres sont là pour donner un coup de main dans les hôpitaux. C’est vraiment terrible que ces missionnaires n’auront pas vu la fin de leur mission. L’on dit que le chauffeur aurait raté un virage n’étant pas familiarisé avec la route de Jacmel et ses nombreux virages. Mais selon d’autre personnes c’est plutôt le véhicule qui aurait perdu ses freins.
Originaires du Michigan, les religieux catholiques, qui devaient conduire une mission médicale à Seguin, voyageaient à bord d’un véhicule qui a été projeté dans une falaise après que ses freins ont subitement lâché Quatre missionnaires catholiques américains ont été tués et leur chauffeur haïtien grièvement blessé dans un terrible accident de la circulation vendredi après-midi sur la route de Jacmel (environ 80 km au sud-est de Port-au-Prince). Cette catastrophe a provoqué une vive émotion dans la métropole du sud-est où les corps ont été acheminés à l’hôpital public St-Michel. Consternés, l’évêque de Jacmel, Mgr Loné Saturné, accompagné de plusieurs prêtres du diocèse, et le vice-délégué, Jean Wolson Royal, se sont notamment rendus à la morgue. Après une défaillance du système de freinage, le véhicule à bord duquel se trouvaient les ressortissants américains, une Toyota Land Cruiser, a brutalement laissé la route pour terminer sa course dans une falaise, à hauteur de la zone dénommée "Byen pre pa lakay". Les victimes faisaient partie d’un convoi d’une vingtaine de religieux, qui voyageaient à destination de la localité de Seguin, où ils devaient fournir des soins de santé à la population. Martin Glésil, le chauffeur de nationalité haïtienne, qui pilotait le véhicule tout terrain, a été hospitalisé dans un état critique. Selon les informations recueillies par Radio Kiskeya, les missionnaires, originaires de l’Etat du Michigan, ont été ainsi identifiés : Marie Lapousie, 57 ans, Jim Crewn Gros, 50 ans, et son épouse Rithas Antoinette Crew Gros, 50 ans, et Mathieu Koctchi, 22 ans.
Pourquoi la décision de construire un Memorial à la mémoire des nombreux fonctionnaires de la DGI morts le 12 Janvier 2010 a t-elle été abandonée? Le simple citoyen ne le saura jamais, mais il n’est pas interdit de rappeler ce qui avait été décidé à l’époque. Et c’est justement ce que fait l’Agence Hpn qui rapporte dans une de ses dépêches les propres mots des officiels présente le 12 Janvier 2011, à l’occasion de la pose de la première pierre de ce monument. Monsieur René Préval, président de la république à l’époque, se trouvait sur le site de la DGI en compagnie de plusieurs diplomates, représentants de la communauté internationale. Il avait tenu à expliquer la nécessité d’avoir un Memorial en ce lieu où toute l’équipe de la DGI avait péri, alors qu’ils assistaient à une réunion, au moment du séisme. Avec eux, des centaines de fonctionnaires petits et grands. Certains n’étant pas morts sur le champs mais ayant survécu plusieurs jours dans les décombres sans avoir été secourus avant d’expirer à la fin. Est-ce que cela n’aurait pas été une obligation pour nos dirigeants de rappeler ce drame terrible s’étant déroulé dans le lieu mème responsable de recueillir une bonne partie de l’argent nécessaire au développement du pays. C’est ce qu’avait tenu à souligner le président René Préval don’t nous vous rapportons les propos à l’époque : « la construction d’un mémorial, symbole de mémoire, est prévue dans chaque ville qui avait été frappée par le séisme. » Le site qui abritait autrefois le bureau central de la DGI, avait-il souligné, était choisi d’une part, en mémoire de toutes les personnes décédées en ce lieu ; d’autre part, pour ce qu’il représentait en tant que symbole de la réalité économique du pays. « Cet espace constitue désormais un coin de méditation et de réflexion en mémoire des disparus. Il est en même temps un monument de souvenir du séisme qui a causé la mort de quelque 300.000 âmes et jeté à la rue plus d’un million de personnes », avait souligné le premier citoyen de la nation . En dehors du Président Preeval, son ministre de la Communication et de la Culture avait fait resortir la nécessité d’un endroit comme le Mémorial sur le site de la DGI pour rappeller ce passé terrifiant. C’est d’autant plus important que ce memorial en cet endroit, symboliserait non seulement un devoir de mémoire mais aussi un deuil personnel et collectif. Quant à l’ingénieur Gilbert Chenet qui avait été chargé de la construction du monument, il avait indiqué que le Mémorial de Port-au-Prince, allait être construit en grande partie avec les matériaux issus des décombres. Trois ans après le tremblement de terre, la nouvelle équipe dirigeante a tiré un trait sur le projet Memorial et les port-au-princiens ont appris que à la place du Memorial, il y aurait plutôt la construction du ministère de l’Intérieur. Quant aux piétons passant à la Rue des Casernes devant le local de ce qui avait été autrefois la DGI, ils sont contraints de se boucher les narines vue l’insalubrité des lieux, envahi par des ronces, des mauvaises herbes et par une montagne de détritus, ce qui fait le bonheur de gros rats que l’on voit filer sur le terrain. Quelle horreur ! Que doivent penser tous ceux qui ont perdu un parent en ces lieux ?