April 10, 2026 Rédaction Corruption VBI
Dans le cadre d’une journée spéciale dédiée à la déclaration de patrimoine, plusieurs membres du gouvernement haïtien ont procédé, ce vendredi, au dépôt officiel de leurs documents auprès de l’Unité de Lutte Contre la Corruption (ULCC). Cette initiative s’inscrit dans le respect des obligations légales visant à renforcer la transparence, prévenir la corruption et lutter contre l’enrichissement illicite au sein de l’administration publique.
Sécurité Haïti
Port-au-Prince, 10 avril 2026 — Parmi les personnalités ayant répondu à cet appel figurent le ministre de la Défense, Mario Andrésol, la ministre du Tourisme, Stéphanie Smith, ainsi que le ministre des Affaires sociales, Marc-Élie Nelson. Leur démarche traduit une volonté de se conformer aux exigences réglementaires imposées aux hauts fonctionnaires et de promouvoir une gouvernance fondée sur la reddition de comptes et la transparence.
D’autres responsables publics ont également pris part à cette opération, notamment Jocelyn Pierre, directeur général de l’Office d’Assurance Véhicules Contre Tiers (OAVCT), ainsi que Jacques Stevenson Timoléon, directeur général du Bureau de Monétisation des Programmes d’Aide au Développement (BMPAD). Leur présence souligne l’importance accordée à cette obligation légale par différentes institutions de l’État.
La déclaration de patrimoine constitue un levier essentiel dans la lutte contre la corruption en Haïti. Elle permet notamment de prévenir les conflits d’intérêts, de renforcer les mécanismes de contrôle et de garantir une meilleure traçabilité des biens des agents publics. À travers cette initiative, l’ULCC entend consolider les dispositifs de bonne gouvernance et encourager tous les assujettis à respecter strictement les normes en vigueur.
Au-delà du caractère administratif de cette démarche, l’ULCC rappelle que la déclaration de patrimoine est un outil clé pour assurer l’intégrité de la vie publique. L’institution insiste sur la nécessité d’un suivi rigoureux des dossiers soumis, ainsi que sur l’application effective des sanctions prévues en cas de non-respect. L’objectif est d’éviter que cette obligation ne soit perçue comme une simple formalité, mais bien comme un pilier de la transparence et de la lutte contre la corruption.
Emmanuel Joseph
Vant Bèf Info (VBI)