L’information a été révélée dans les médias par le Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH). En effet, l’organisation dirigée par Pierre Espérance a adressé une correspondance au président du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ), le juge Jean Joseph LEBRUN, afin de porter à son attention, avec empressement, une « situation grave ». Par ordonnance en date du 19 mai 2026, le magistrat instructeur de la Cour d'appel de Port-au-Prince, le juge Cyprien Jean F. Denis PIERRE, a ordonné à la Direction Centrale de la Police Judiciaire (DCPJ) de perquisitionner la résidence privée de Pierre Espérance, directeur exécutif du RNDDH à Delmas 75, ainsi que dans les locaux de l'organisation. Selon l’ordonnance du magistrat, la décision de la DCPJ consiste à réaliser un supplément d'information portant sur le dossier de l’assassinat de l'ancien président Jovenel Moise. Cette même ordonnance, évoquée dans la lettre datée du 22 mai 2026, prescrit également la saisie de tous documents jugés utiles à la manifestation de la vérité qui seraient en la possession de Pierre Espérance, notamment le bloc note du président Jovenel Moïse, comme l’avait révélé Roody Thomas Sanon dans une émission, puis leur transmission sans délai à la Chambre d'instruction. En tant qu'organisation dont la mission consiste à promouvoir et protéger les Droits Humains ainsi que les libertés fondamentales universellement reconnues, le RNDDH, poursuit la correspondance, estime qu’il doit bénéficier de la protection de l'État dans l'exercice de ses activités. Léo Mandenave
(equilibrepresse.com)