Pour la première fois, le gouvernement haïtien enclenche un processus de modernisation de l’entreprise publique « Électricité d’Haïti » (EDH), en lançant un appel d’offres international pour la sélection d’un investisseur stratégique pour la production, le transport, la distribution et la commercialisation d’électricité dans le département du Sud-Est. Pour ce projet-pilote, le gouvernement cherche à accorder une concession à un opérateur disposant du savoir-faire confirmé et des capitaux nécessaires. Les investisseurs retenus devront s’engager à fournir des prestations au niveau du standard international et doter ce département des infrastructures et équipements, pour répondre à la demande, dans la perspective d’un développement régulier de l’activité économique. Le concept de concession retenu, est un véritable Partenariat Public/Privé (PPP) avec certaines spécificités imposées par la loi de 1996. Il s’agit d’un mécanisme qui demande à l’investisseur de construire de nouvelles capacités de production, de réhabiliter les équipements et réseaux existants dans le périmètre concédé, d’y financer les opérations, d’exploiter les actifs pendant une durée déterminée et enfin de transférer le tout au terme de la concession. L’Administration Lamothe souhaite une véritable révolution dans le secteur Électricité en particulier, pour être en mesure de garantir à un prix raisonnable, la disponibilité d’un courant électrique de qualité, 24/7, sur toute l’étendue du territoire et, en particulier, pour ceux qui veulent venir investir en Haïti. Le Dossier d’Appel d’Offres complet peut être consulté à travers le lien suivant : www.edh.ht/appel_offres.php Les soumissionnaires intéressés à cet appel d’offres ont jusqu’au 22 septembre 2014 pour déposer leur dossier, incluant une proposition technique et financière, auprès du Conseil de Modernisation des Entreprises Publiques à Port-au-Prince.
Les membres du conseil supérieur du pouvoir judiciaire n’ont pas réussi à statuer ce mercredi sur le nom du remplaçant de Marie Carole Floréal Duclervil au conseil électoral. La séance à l’extraordinaire prévue à cet effet s’est mal terminée en raison du fait que le président du conseil, maitre Anel Alexis Joseph maintient sa décision d’annuler le vote du 11 juin relatif au remplacement de madame Duclervil, ce qui a soulevé le mécontentement de ses collègues. Une nouvelle tentative aura lieu au CSPJ, ce vendredi selon la conseillère, Dilia Lemaire.
L’attitude de maitre Anel Alexis Joseph est dénoncée par les dirigeants de la KID, de l’OPL et de la fusion des socio-démocrates haïtiens. Evans Paul, Harry Marsant et Edmonde Supplice Beauzile y voient un stratagème du président Michel Martelly pour ne pas organiser les élections à la fin de cette année afin de diriger le pays par décret à partir de janvier 2015. Ces hommes et femme politiques n’entendent pas inscrire leurs formations respectives au CEP tant que le problème lié au remplacement du représentant du CSPJ au conseil électoral ne sera pas résolu. Le sénateur Riché Andris propose l’ancien ministre des finances, Henry Bazin comme remplaçant de Marie Carole Floréal Duclervil au conseil électoral provisoire. Le vice-président du bureau du grand corps demande au chef de l’Etat, Michel Martelly et au président du Sénat, Dieuseul Simon Desras d’intervenir auprès du président du CSPJ, maitre Anel Alexis Joseph pour le porter à accepter cette proposition.
L’ancien président de la République d’Haïti, Leslie François Manigat, est mort ce vendredi 27 juin 2014. Né le 16 août 1930, il était âgé de 83 ans. Fils d’enseignants, il a suivi des études universitaires à la Sorbonne où il obtint un doctorat en philosophie. Directeur des affaires politiques au ministère des Affaires étrangères dans les années 1950, il créa en 1958 l’École des hautes études internationales. Leslie François Manigat était reconnu pour ses solides connaissances en histoire et son expertise dans les questions relatives aux relations internationales. Aussi a-t-il enseigné dans plusieurs universités comme Johns-Hopkins à Baltimore aux États-Unis, l’Institut d’études politiques à Paris, le West Indies Universities à Trinidad, l’université Yale (pour une brève période) et à l’université de Caracas au Venezuela (aujourd’hui université centrale du Venezuela). Durant son exil, sous la dictature des Duvalier, il a milité de l’extérieur et créé, en 1979, le Rassemblement des démocrates nationaux progressistes (RDNP). Il remporta les élections en janvier 1988 et devint président de la République d’Haïti le 7 février 1988, avant d’être renversé quelques mois plus tard dans un coup d’état militaire. (Direct.Info)
The Miami Herald By Jacqueline Charles The U.S. and Canadian governments are warning citizens planning to travel to Haiti about an uptick in violence in the Port-au-Prince metropolitan area especially near Port-au-Prince’s international airport. “You should exercise a high degree of caution due to high crime rates in various parts of the country and ongoing political tensions,” the Canadian government said in its June 24 travel update that had a regional advisory for the Port-au-Prince metropolitan neighborhoods of Martissant, Carrefour, Bel Air and Cité Soleil. “Foreign Affairs, Trade and Development Canada advises against non-essential travel to the neighborhoods… as the security situation is particularly unstable and dangerous.” Canada updated its Haiti travel advisory after more than a dozen Canadian tourists were attacked this month by robbers as they left the Toussaint Louverture International Airport. Days earlier, the consular section of the U.S. Embassy in Port-au-Prince issued a similar warning, although the State Department has not updated its March Haiti travel advisory. “The U.S. Embassy has noted a recent increase in the number of travelers who have been victims of robbery shortly after departing Toussaint Louverture International Airport in Port-au-Prince,” the message to U.S. citizens in Haiti read. “In most cases, victims report that they were followed by armed individuals on motorcycles shortly after leaving the airport and robbed of cash and other portable valuables. “To minimize the risk of becoming a victim, we recommend that U.S. citizen travelers have their host/organization meet them at the airport, minimize the amount of cash and valuables they carry, and do not resist handing over possessions if threatened.” According to statistics kept by the U.N. Peacekeeping Mission in Haiti, there were 73 homicides so far in June compared to 54 in May; 66 in April and 45 in March. The 378 total for the year is still far less than what some Caribbean countries register, but it comes as a volatile Haiti prepares to enter its busy summer travel season. Haitians in the diaspora routinely visit the country in July and May for hometown festivals, and the now annual Carnival of Flowers at the end of July in Port-au-Prince. Gary Desrosiers, a spokesman for the Haitian National Police, said police are concerned about the situation, “and we are working on rectifying it.” He said while there isn’t a general explanation for the trend, in some cases, travelers are being targeted by their own family members who join forces with bandits. “It’s similar to what we used to see with kidnappings,” he said. Earlier this month, the government launched a new security operation that included increased police presence on the streets of Port-au-Prince and additional equipment following a surprise shake up in the Haitian National Police in which the highly respected police director of the Port-au-Prince region was abruptly replaced. So far, the new security efforts have yet to bear fruit as Haiti wrestles with a stagnant economy, and a political impasse over delayed local and legislative elections continue to trigger violent protests. Foreign embassies have noted there have been more than four dozen violent anti-government protests since January, and diplomats have joined human rights activists in voicing concerns about excessive use of force by police during recent marches. Pierre Michel Brunache, spokesman for Haitian Prime Minister Laurent Lamothe, said police continue to “accompany protesters” and denied that they are using excessive force to control protests. He said the spike in crime will be discussed Thursday during a meeting of the Superior Council of the Haitian National Police (CSPN). CSPN members include the prime minister, ministers of justice, interior, defense and inspector general of the police. “The entire police force is working to do away with this problem,” said Brunache, adding that police presence has increased around the airport. Brunache said several factors can be blamed for the spike, including ongoing gang rivalries in the Martissant neighborhood and declarations by anti-government opponents that they “are at war” with the government.