REVUE DE LA SEMAINE 3 septembre 2010
ELECTIONS
Le président du BED de l'Ouest Accilon Barthélémy a été révoqué par les autorités électorales haïtienne pour avoir reçu la candidate dont le dossier a été rejeté, Mme Claire Lydie Parent. Barthélémy a eu beau objecter que sa révocation était arbitraire, le CEP a tenu bon en maintenant l'ordre de révocation.
CANDIDATS
Cette semaine, le candidat Jacques Edouard Alexis a été reçu par le président Léonel Fernandez mercredi à Santo Domingo. Jacques Edouard Alexis, pendant la rencontre a exposé sa vision du développement d'Haïti.
Il en a profité pour remercier le peuple dominicain pour sa solidarité vis à vis d'Haïti. Au cours de l'entretien, il a été question d'engager des compagnies dominicaines dans la reconstruction d'Haïti, Alexis, une fois président.
Les candidats à la présidentielle de 2010, vont pouvoir bénéficier d'un financement de l'état haïtien pour réaliser leur campagne électorale.
L'annonce a été faite par le ministre de l'économie et des finances Ronald Baudin qui n'a pas révélé, le montant qui serait alloué à ces prétendants à la magistrature suprême.
Monsieur Baudin a indiqué que cette enveloppe serait utilisée en toute transparence qu'il n'y aura aucun financement occulte. Rappelons que dans un communiqué rendu public ce mardi, le CEP a décidé de prolonger d'un mois la période durant laquelle les candidats pourront faire campagne, celle-ci courra donc du 27 septembre au 27 novembre. Cependant certaines règles ont été établies par l'institution électorale durant cette campagne.
DOSSIER JUSTICE
Le policier Wanceau Jules a été libéré sur ordre de là Cour d'appel . Condamné pour " outrage à magistrat ", le policier a été remis en liberté le jour même de la reprise des travaux du tribunal après huit mois d'interruption.
L 'AHP rappelle que Lors d'un procès ultra-rapide très controversé, le tribunal correctionnel avait, vendredi dernier, condamné à trois mois de prison ferme et à la destitution l'agent de l'ordre attaché au service d'immigration.
Dans son verdict, le juge Jean Pérès Paul avait également ordonné que le coupable soit privé pendant plusieurs mois de ses droits civils et politiques pour son implication dans une altercation avec un membre de la sécurité rapprochée du chef du parquet de la capitale, Me Harrycidas Auguste.
Sur la sellette ces derniers jours, le magistrat, qui n'était pas dans l'exercice de ses fonctions, s'était présenté au service d'immigration pour solliciter du directeur général, l'ex-général Roland Chavannes, la délivrance de trois passeports à des proches.
L'arrestation de l'agent de la PNH suivie de sa condamnation précipitée avait ému l'opinion publique, déclenchant de vives critiques contre le commissaire du gouvernement, Harrycidas Auguste, chez les juristes et les défenseurs des droits humains, colère et indignation au sein de l'institution policière.
Lundi, plusieurs dizaines d'agents en uniforme avaient défilé dans les rues et bloqué temporairement l'entrée principale du parquet de la capitale dans le cadre d'un mouvement de protestation sans précédent contre ce qui est qualifié "d'abus d'autorité".
Donc la Cour d'appel a repris ce mercredi ses travaux, plus de 7 mois après le séisme
Rappelons que la Cour d'Appel avait interrompu ses travaux après l'effondrement du palais de justice le 12 janvier dernier, alors qu'un nouveau substitut commissaire du gouvernement a été installé à la cour d'appel de Port-au-Prince et un autre, au parquet du tribunal civil de la Croix-des-Bouquets
La Cour d'appel de Port-au-Prince siégera désormais dans un nouveau local à l'Ecole de la magistrature sur la route de Frères.
Le ministre Paul Denis qui a procédé à son installation, a déclaré miser sur l'expérience, la compétence, l'intégrité et la capacité de Me Joseph à mener à bien la mission qui lui est confiée.
VISITE DE RAFAEL CORREA EN HAITI.
Cette semaine, le Chef de l'Etat équadorien Rafael Correa se trouvait en Haïti Arrivé à Port-au-Prince Lundi il a eu un emploi du temps chargé . Au cours de sa rencontre avec le Président René Préval, les deux chefs d'état ont identifié mardi les secteurs dans lesquels seront investis les 100 millions de dollars accordés par l'Union des nations sud-américaines (Unasur) pour contribuer à la reconstruction d'Haïti.
M. Correa est le président en exercice de l'UNASUR et a signé avec le chef de l'Etat haïtien l'accord Unasur-Haití, visant à la reconstruction de l'infrastructure urbaine et productive du pays, réduire la vulnérabilité de la population et consolider les capacités de réponse face aux inondations et aux ouragans.
75% de ce fonds qui sera versé directement aux autorités haïtiennes, serait dejà disponible, a fait savoir le président équatorien, faisant l'éloge de la coopération Sud/Sud.
Le programme Unasur-Haití inclut un versement en trois parties de 35 millions de dollars pour le secteur agricole haïtien, ainsi que 18 millions de dollars pour réactiver la production dans différents secteurs et 4 millions de dollars pour les opérations du Ministère l'Intérieur et de la Protection Civile.
Le plan disposera aussi de 25 millions de dollars pour reconstruire les infrastructures des institutions publiques complètement détruites ou sérieusement endommagées par le séisme qui a détruit une grande partie de la capitale Port-au-Prince et d'autres régions du pays.
Correa et Préval ont procédé, après la signature de l'accord, à la constitution du Secrétariat Technique Unasur-Haití, dont l'objectif est de favoriser une bonne coordination de l'aide et des actions que l'organisme sud-américain envisage pour Haïti.
DOSSIER INSECURITE
Les avis sont partagés
Plusieurs medias se sont fait l'écho du kidnapping de sept personnes revenant d'une fête patronale à la Grande rivière du Nord
Cela s'est passé dans la zone du Morne Pelé, une zone dangereuse depuis quelque temps . Depuis l'incident la police secondée par les forces de la MINUSTAH, sillonne la zone du kidnapping de nuit comme de jour
Ce kidnapping et d'autres encore faire dire à la MINUSTAH que la situation sécuritaire du pays est très fragile à la veille des élections.
"La sécurité demeure fragile en Haïti à l'approche des élections présidentielle et législatives du 28 novembre avec un nombre croissant d'armes en circulation et un trafic de drogue qui perdure, souligne mardi un rapport de l'ONU.
Ce nouveau rapport sur Haïti, souligne que les gangs ont augmenté leur emprise sur beaucoup des 1.300 camps où vivent encore quelque 1,3 million de réfugiés.
"La situation de la sécurité en Haïti reste généralement calme mais fragile". "La sécurité dans les camps de personnes déplacées, en particulier la vulnérabilité des femmes et des enfants et l'étendue des violences sexuelles demeure un motif d'inquiétude, en particulier dans les camps qui jouxtent les zones traditionnelles de bidonvilles comme la Cité Soleil et Martissant", ajoute le document.
"La période électorale pourrait apporter de nouveaux risques pour la stabilité. La Minustah (mission de l'ONU en Haïti) a noté un nombre croissant d'armes en circulation, en particulier dans les zones de la capitale traditionnellement touchées par le crime", indique le rapport.
Cependant pendant cette meme semaine, le porte-parole de la police a tenu à souligner qu'iln'y avait pas lieu de s'alarmer concernant la situation sécuritaire. Frantz Leurebourg a asuré que la police contrôle la situation sécuritaire
notamment dans les camps de déplacés, " il y a une présence permanente dans les mega camps c'est-à-dire les camps peuplés de 50.000 à 70.000 occupants. "
" Des patrouilles sont egalement organisées dans les autres camps d'hébergement, pour sécuriser ocupants, " a-t-il ajouté.
A situation nouvelle, mesures nouvelles, a dit-Frantz Leurebourg qui se dit conscient que dans les camps d'hébergement des cas de violence et de viol sont enregistrés.
Il a souligné que la sensibilisation reste la meilleure formule qui permettra de combattre ce fléau, tout en appelant les parents à bien surveiller leurs enfants.
Frantz Leurebourg rappelle qu'il n'y a aucun endroit dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince qui soit totalement exempt d'actes de banditisme. mais, les forces de sécurité sont en mesure d'y faire face, a-t-il dit.
DOSSIER EDUCATION
Plusieurs boursiers haïtiens vont partir sous d'autres cieux afin d'y poursuivre leurs études universitaires interrompues par le séisme du 12 janvier. La France, le Sénégal sont parmi les pays accueillant les étudiants haïtiens.
Le gouvernement sénégalais a offert des bourses d'études complètes à des étudiants haïtiens dont une première sélection s'est effectuée le 30 août écoulé en présence la délégation sénégalaise conduite par Mamadou Lamine Ba, le ministre sénégalais en charge des affaires humanitaires.
Un premier groupe de 100 étudiants haïtiens doivent quitter Haïti pour se rendre au Sénégal le 10 octobre prochain pour la session universitaire d'octobre, a-t-on appris.
Par ailleurs, plus de 250 boursiers haïtiens doivent se rendre en France pour poursuivre leurs études universitaires au niveau Master et Doctorat. Au cours d'une cérémonie le 27 août dernier à l'amphithéâtre de l'Institution Sainte Rose de Lima, les 250 étudiants haïtiens qui bénéficient d'une bourse d'un an en France ont reçu leur passeport et leur visa, ainsi que les billets d'avion pour leur départ.
Le Gouvernement des États-Unis a récemment signé un accord de 800 000 $ avec l'Autorité Aéroportuaire Nationale (AAN) pour une assistance technique dans la modernisation des infrastructures, selon une note de l'ambassade américaine.
Cet accord, subventionné par l'Agence Américaine pour le Commerce et le Développement (USTDA), financera l'assistance technique pour sept projets prioritaires de modernisation des infrastructures à l'Aéroport International Toussaint Louverture