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Il y a 42 ans, le 23 janvier 1976, l’acteur, chanteur et écrivain Paul Robeson décédait. Fils d’un père esclave qui s’échappa et d’une mère descendante d'une famille quaker abolitionniste, Robeson prend position contre l’oppression raciale dès ses premiers succès d’artistes.

Il devient vite célèbre non seulement en Europe et aux États-Unis mais également en Afrique. Les autorités coloniales craignent son influence sur les peuples colonisés d’Afrique Subsaharienne. Parmi ses plus grands succès figurent le célèbre Song of Freedom. Paul Robeson se fait au cours de ses voyages dans le monde entier un ambassadeur du mouvement des droits civiques et un dénonciateur des conditions de vie des Afro-Américains aux États-Unis, en particulier dans les États du Sud ségrégationnistes. Il utilise sa notoriété pour mobiliser l’opinion contre les lynchages qui se multiplient.

En répression un véritable boycott est organisé contre ses films et enregistrements. On lui retire également son passeport de 1950 à 1958, empêchant ainsi son action internationale de défense des mouvements de droits civiques. Paul Robeson a une formation d’avocat qu’il met au service d’actions intentées contre l’apartheid en Afrique du Sud. Il meurt dans la pauvreté suite à un arrêt cardiaque en 1976. C’est de ce type d’artistes dont nous avons besoin. Repose en paix frère et camarade.

Ci dessous : "L'artiste doit choisir de lutter pour la liberté ou pour l'esclavage. J'ai fait mon choix. Je n'avais pas d'alternative."

Texte: FUIQP