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Marches silencieuses dans plusieurs diocèses du pays pour dénoncer les attaques fréquentes contre des congrégations religieuses

Port-au-Prince, le 9 mars 2015 – (AHP) – La Conférence haïtienne des Religieux (CRH) a organisé lundi (9 mars) une marche silencieuse suivie d'une messe à la cathédrale des Cayes (Sud) pour protester contre les violences et les actes de cambriolage dont sont victimes les congrégations religieuses, dans la deuxième ville du pays (Cap-Haïtien) et dans plusieurs autres diocèses.

Les relieuses sont la cible de violences. Tout en dénonçant les actes commis, nous devons trouver suffisamment de force pour leur pardonner, car ils ne savent pas ce qu'ils font, le frère Ewald Guerrier, donnant lecture d'un message, de circonstance, de la CRH. "Les malfrats qui commettent de tels actes, ne comprennent pas qu'en commettant ces sacrilèges, ils se font du mal à eux-mêmes", a rappelé le frère.

Le cardinal Chiby Langlois a souligné pour sa part, que les biens des communautés religieuses dont les établissements scolaires appartiennent aux populations et aux zones dans les quelles elles sont établies. C'est pourquoi, on se doit tous de les protéger.

"Il faut savoir que ce dont on dispose dont des véhicules, de l'argent et des écoles, appartient à la population", a indiqué le cardinal haïtien, soulignant que tous se doivent de les protéger.

Des marches silencieuses ont été organisées dans plusieurs autres diocèses du pays dont les Gonaïves et Fort-Liberté, pour dénoncer la violence et les attaques contre les congrégations religieuses.

La violence prend de sérieuses proportions ces dernières semaines à travers le pays, frappant désormais aux portes des congrégations religieuses. Et la plupart du temps, des religieuses sont maltraitées et battues avant d'être dépouillés d'objets de valeurs et d'argent.

Mais on relève que c'est la première fois que la violence frappe de façon aussi systématique les congrégations religieuses établies dans le pays.

En effet, même si des religieux ont été frappés par le passé, les malfrats ont rarement pénétré dans l'enceinte même de leurs maisons pour opérer.