GAZETTE-HAITI
Dans un communiqué via son porte-parole Stéphane Dujarric, le vendredi 7 décembre 2023, le secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU) Antonio Guterres se dit préoccupé par les progrès limités du dialogue en Haïti. Dans la foulée, il dit s’attendre au déploiement « urgent » de la mission multinationale de soutien à la sécurité en Haïti. Par le biais de son porte-parole, le secrétaire général de l’Organisation des Nations Unies (ONU) a subtilement pressé la communauté internationale et les protagonistes de la crise à prendre des dispositions pour ôter Haïti du bourbier dans lequel il patauge.


Antonio Guterres, en premier lieu, se dit préoccupé par les progrès limités du dialogue inter-haïtien vers une solution politique durable et inclusive pour restaurer les institutions démocratiques du pays. Le Secrétaire général de l’ONU exprime son plein soutien aux efforts du ‘Groupe de personnalités éminentes’ de la CARICOM et du BINUH « pour faciliter des solutions durables et appropriées par les acteurs nationaux à la crise politique en Haïti. »
Par ailleurs, Antonio Guterres dit attendre avec intérêt la poursuite des préparatifs en vue du déploiement « urgent » d'un soutien sécuritaire à la police nationale d'Haïti, par le biais d'une mission multinationale d'appui à la sécurité, tel qu'autorisé par la résolution 2699 (2023). Le secrétaire général de l’ONU souligne l'importance d'un accord sur la restauration des institutions démocratiques, prévoyant des élections crédibles, participatives et inclusives pour parvenir à un État de droit et à une sécurité durables. « Il appelle l'ensemble des acteurs politiques et des parties prenantes en Haïti à se rassembler et à parvenir en priorité à un large consensus », rapporte le communiqué de Stéphane Dujarric.

Cette intervention de Antonio Guteress arrive à un moment où les principaux protagonistes de la crise restent sur la corde raide, faisant montre d’intransigeance les uns envers les autres. Les chances de parvenir à une réussite de cette mission sont minces. L’espoir s’amenuise au quotidien.

Par: Daniel Zéphyr