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APRES LE PASSAGE DE IRMA

Prix des billets, racisme : polémiques autour des rapatriements provoqués par le passage d'Irma
Nombre de sinistrés cherchent à fuir Saint-Martin et Saint-Barthélemy après le passage de l'ouragan Irma. Or, des habitants des îles et des internautes ont accusé les autorités et les compagnies de transport de faire preuve de racisme ou de cupidité.
Dix décès, sept personnes portées disparues, des habitations démolies, des infrastructures détruites : les ravages de l'ouragan Irma sur les îles françaises de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy, selon le dernier bilan du 10 janvier, sont d'une ampleur rare. Si bien que nombre d'habitants de ces lieux sinistrés et encore truffés de dangers, souhaitent fuir au plus vite, au moins temporairement.
Mais dans cet exode, par voies aérienne ou maritime, la confusion règne et des accusations de racisme s'élèvent contre certaines compagnies de transport et les autorités locales (françaises).

«C'est sélectif ! Le bateau arrive, on n'a vu que des métropolitains, que des Blancs», a par exemple déclaré une habitante de l'île de Saint-Martin au micro de France Info, après l'évacuation vers la Guadeloupe de touristes, majoritairement américains, par le navire Archipel
La polémique née de cette évacuation a été attisée par la déclaration du capitaine du bateau, au média public (chaîne télévisée et radio) Guadeloupe 1ère. Il a confié avoir été missionné par le préfet de Guadeloupe pour conduire une évacuation de touristes.

Quoiqu'il en soit, les proportions de la crise qui règne dans les îles françaises des Antilles sont telles que l'opposition, de Jean-Luc Mélenchon à Marine Le Pen en passant par Eric Ciotti, a dénoncé une mauvaise anticipation de la part des autorités. Une situation dont la gravité n'échappe pas à l'exécutif, rétorque le pouvoir. Le président de la République, Emmanuel Macron, est d'ailleurs attendu à Saint-Martin le 11 septembre.