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La Revue de la semaine 21 Juillet 2017

Alterpresse publie : 

Lettre à son père l’écrivain Jean-Claude Fignolé, lettre de Johnny Fignolé à son père Décédé le 11 Juillet 2017

 

- Marche annoncée pour le 28 Juillet pour dénoncer divers problèmes sociaux, dont l’insécurité en Haïti…

C’est une initiative du Collectif 4 décembre. 

 

Le 28 Juillet marquera le 102ème anniversaire du premier débarquement le 28 Juillet 1915 des marines américains en Haïti, une marche donc pour dénoncer une série de graves problèmes sociaux en Haïti. 

 

Alterpresse annonce aussi la reconstruction prochaine du bâtiment du Centre National de Transfusion Sanguine. 

La pose de la première pierre a eu lieu le mardi 18 Juillet et les travaux en principe sont prévus pour durer 16 mois 

 

Haïti en Marche consacre un article à l’Urbanisation sauvage qui est celle que l’on connait depuis quelques années dans notre pays .

Et l’hebdomadaire choisit la région de Cayes Jacmel pour décrire cette urbanisation saccageant la campagne. 

C’est dans tout le pays, lit-on dans l’hebdomadaire que l’on assiste à cette transformation des terres agricoles en complexes.  

Les agriculteurs, les éleveurs sont petit à petit chassés de leurs terres… et ceci se passe dans le cri désespéré des jeunes veaux, ne trouvant plus leur mère dans ce désordre… Les animaux d’élevages sont attachés pèles mêles sur les bords de la route, tandis que leurs maitres sont partis on ne sait où…

Alors même qu’une nouvelle administration haïtienne se donne pour objectif principal de refaire la production agricole nationale, la question que lon pourrait poser est :  mais sur quelles terres ? 

En effet, celles-ci ( les terres agricoles) sont en train de disparaître rapidement. 

De Marigot à Cavaillon, de Camp Perrin à la Vallée de Jacmel, et partout ailleurs c’est un rush vers l’intérieur du pays où l’on peut se procurer des propriétés beaucoup plus vastes qu’en ville, et probablement aussi à meilleur prix, qu’à Port-au-Prince la capitale qui a non seulement été détruite par le séisme de janvier 2010 mais qui n’offre aucune garantie non plus quant à l’authenticité des titres de propriété. 

Alors qu’il y a quelques décennies c’est la campagne qui dégringolait vers la ville, pour créer les immenses bidonvilles que nous connaissons aujourd’hui, que ce soit à la capitale ou dans les grandes villes de l’intérieur (Gonaïves, Cayes, Cap-Haïtien), occupant tout ce qui existait d’espaces vides, aussi bien le bord de mer (adieu la plage individuelle) que la montagne qui abritait l’alimentation naturelle en eau de la ville en contrebas ... 

 

Eh bien, voici que nous assistons au même phénomène mais en sens contraire, c’est la ville qui déboule aujourd’hui sur la campagne mais dans une promesse aussi cauchemardesque que ce que nous venons de voir. 

C’est un massacre de tout ce qui peut exister comme espace vide, mais particulièrement les terres agricoles. 

Pourquoi ? 

Parce que le même phénomène s’accompagne d’un ras le bol chez le paysan qui ne tire plus rien d’une agriculture chiche (oui, quelques pois chiches et quelques tomates minuscules) et ne pense qu’à tout liquider pour payer éventuellement le billet d’avion pour un fils attiré par le grand mouvement d’émigration ... actuellement ‘Al Chili’. 

 

LE NOUVELLISTE, de son côté parle SANTE

Le cauchemar des femmes enceintes: Les hôpitaux publics en grève titre le quotidien de la rue du centre. 

 

On lit aussi , question éducation que 444 téképhones portables ont été saisis aux examens officiels dans le Département du Nord. 

 

Et le quotidien publie le Cri de Mario Andresol concernant l’annonce de la création de l’armée. 

… “Autant la création précipitée de la Police en 1995 a donné les résultats que l’on sait du point de vue sociopolitique, autant la remobilisation de l’armée dans les condtions actuelles aura des conséquences imprévisibles pour le pays, écrit Mario Andrelol. Le problème au fond, continue t-I n’est ni la police, ni l’armée en elles-mêmes, c’est plutôt ce que nous faisons de ces institutions après les avoir créées ou remobilisées. Le probleme, c’est comment s’y prendre pour en finir avec ce systemème pourri, corrompu et corrupteur. 

 

ET PUIS le Nouvelliste parle aussi du désaccord entre Evans Paul et Jovenel Moïse. 

 

“« Je ne suis ni dans l’opposition ni au pouvoir », a avancé l’ancien Premier ministre de Michel Martelly”

 

Il dit être un allié indépendant du pouvoir. Cependant, Evans Paul affiche ses désaccords avec Jovenel Moïse sur trois points, trois décisions de Moïse...”

 

1) L’inélégance de Jovenel Moïse face à Jocelerme Privert. Le président de la République enlève les privilèges et avantages de son prédécesseur Jocelerme Privert. « Ce n’est pas normal. Je ne m’associe pas à une telle décision », s’est positionné Evans Paul dans une interview accordée mercredi au Nouvelliste. Il a qualifié d’inélégante la décision de Jovenel Moïse. Pour lui, les tentatives d’explication du Palais national ne tiennent pas. « Politiquement, ce n’était pas nécessaire. C’est une décision qui choque toute personne raisonnable dans le pays », a-t-il tancé.

2) Evans Paul veut savoir quelle armée Jovenel Moïse compte former Parce que les Forces armées d’Haïti (FAD’H) avaient fait beaucoup de torts à la population, Evans Paul estime que le pays n’a pas été sensibilisé à l’importance du retour de l’armée. Pour avoir été brutalisé par des membres de l’ancienne armée, M. Paul juge qu’il devait être anti armée et qu’il devrait chercher à se venger. Mais ce n’est pas le cas. Il est pour une armée. Une armée qui garantit la souveraineté du pays en contrôlant le territoire national et les frontières, aide la population après les désastres, appuie la police nationale quand elle est dépassée… « Mais personne ne va accepter une armée qui va avoir des démêlés avec la population », a-t-il mis en garde.

 

3) La Caravane de Jovenel Moïse est un programme improvisé et dangereux, selon Evans Paul « La Caravane de changement du président de la République est un programme improvisé qui n’est pas connecté avec les structures de l’Etat », a analysé Evans Paul. Selon lui, la façon dont la Caravane fonctionne devrait étre appelée à gérer des problèmes ponctuels. Or, elle ne charrie pas une vision structurelle et « c’est très dangereux », a critiqué l’ancien chef de gouvernement. 

 

Un coup d’oeil sur ce qu’écrit l’AHP, l’Agence Haïtienne de Presse montre que cette affaire de création de l’armée inquiète au plus haut point un spécialiste en sécurité… II a pour nom Yves Cadet. Yves Cadet, en effet prédit le chaos total pour le pays si l’armée voulue par les autorités est créée dans les circonstances actuelles. “ J’en suis persuadé comme je crois que je vais mourir dit il. 

 

Et la dépêche de l’AHP se lit ainsi: 

Alors que le ministre de la défense Hervé Denis indiquait ce mercredi qu'une rallonge de la période de réception des candidatures est envisageable dans le cadre du recrutement des premiers aspirants soldats pour la "nouvelle armée" et que  le gouvernement compte aider un maximum de jeunes à postuler, de plus en plus de voix s'élèvent pour mettre en garde contre le danger qu'une telle aventure fait peser sur le pays. 

Une armée au rabais et illégitime est, selon Yves Cadet , le profil qui caractérisera cette force publique, si elle est créée dans l’impréparation.

 

"Si on remobilise l'armée dans les circonstances actuelles, ce sera   le chaos total. Cette pseudo force fera plus de mal que de bien et  au lieu d'apporter la paix, elle va enfoncer le pays davantage dans l'insécurité  avec beaucoup plus de crimes et de malheurs de toutes sortes.

 

Ils veulent créer une armée dans le dos des institutions et de la population

 

Yves Cadet de souligner  que toute armée qui n'a pas un support populaire est vouée à l'échec.

 

Une autre agence de presse, l’Agence HPN publie aussi l’inquiétude de Mario Andresol face à ce projet de remobilisation de l’armée. 

Oui. Mario Andresol, on y revient.

L'ex capitaine des FAD’H se dit pour une remobilisation ordonnée d’une armée de métier avec une doctrine d’emploi bien définie, des règles d’engagement précises et une politique de défense bien élaborée. L’armée, l’école de l’Honneur, du Patriotisme, du Sacrifice, de la Discipline est trop importante comme institution régalienne pour être remobilisée au petit bonheur sans tenir compte de certains facteurs socio-économiques qui poussent nos jeunes à s’y enrôler. 

 

"En effet, que peut-on espérer de nos futurs soldats, ceux-là qui vont constituer les hommes de troupes de cette nouvelle armée ? Eux, qui assistent journellement aux spectacles hideux offerts gratuitement par nos élites politiques dans une société aux moeurs dépravés, et aux valeurs morales banalisées?, se questionne l'ancien numéro 1 de la PNH. "Il est à craindre que, tout comme pour la police, que cette armée une fois remobilisée ne porte en elle les germes de sa destruction et ne serve de tremplin à de jeunes loups qui voudront s’enrichir illicitement au mépris de tout code d’éthique, d’honneur et de déontologie." dit-il

 

HPN (Haiti Press Network- autre agence) informe aussi que la Suisse aurait décidé de décaisser la restitution des fonds de Duvalier au profit du pays. Une rencontre s’est tenue, le mardi 18 juillet 2017, entre le président du Sénat de la République et l’ambassadeur de la Suisse autour des questions concernant Haïti et la Suisse. La restitution des fonds de Duvalier était au centre des discussions, a appris HPN.

 

La question des fonds de Duvalier estimés à six millions 250 mille dollars américains gardés depuis plus de 30 ans dans les Banques de Suisse, a été le sujet principal de la rencontre entre les deux hommes.

Youri Latortue et Jean Luc Virchaux ont discuté notamment de la meilleure procédure à adopter pour faciliter le décaissement de ces fonds et leur restitution à l’État haïtien.

 

Espérons que cet argent aboutira effectivement DANS les caisses de l’état et servira au pays…

 

C’était la Revue pour la semaine.