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Les transferts de la diaspora prévus à 2.3 milliards USD cette année
À l'issue d'une conférence-débat sur les « transferts de fonds vers Haïti et leurs impacts sur l'économie nationale » le gouverneur de la Banque de la République d'Haïti (BRH), Jean Baden Dubois, a fait des prévisions sur les envois des fonds de la diaspora vers Haïti. Selon des données présentées, les transferts courants devraient atteindre 2.7 milliards dollars américains par an, soit 29.2 % du PIB et les envois de travailleurs, autour de 2.3 milliards, ce qui représente 25.0 % du PIB de cette année à l'exercice 2020-2021.
Jean Baden Dubois a, dans ses propos, rappelé qu'à 22.7 % du PIB en 2014, Haïti figurait à la 8ème place dans la liste des plus gros receveurs de transferts (pays les plus dépendants des envois de travailleurs émigrés), après le Tadjikistan, la République Kyrgyz, le Népal, Tonga, la Moldavie, le Libéria et les Bermudes (statistiques de la Banque Mondiale.
Les transferts courants, a affirmé le titulaire de la banque centrale, ne sont pas produits par l'économie comme le sont les exportations de biens et services. « Les recettes d'exportations nettes proviennent d'activités réelles servant de contrepartie alors que les transferts de fonds courants sont un agrégat relativement autonome par rapport au reste du pays, a-t-il expliqué. En fait, poursuit-il, une relation négative entre l'état de l'économie et les transferts courants existerait dans la mesure où l'aide humanitaire ainsi que les envois de travailleurs augmentent sensiblement après les catastrophes naturelles.
Le gouverneur a tenté de donner une explication quant à l'augmentation des transferts de fonds des travailleurs haïtiens. « Les transferts de fonds semblent dépendre beaucoup plus du revenu des pays expéditeurs que de l'action des pays receveurs », a rappelé Jean Baden Dubois. Ainsi la stagnation économique, la dégradation de l'environnement physique et l'explosion démographique, en favorisant l'émigration massive - souvent illégale - de ressortissants haïtiens vers l'Amérique du Nord et les Caraïbes (et maintenant vers l'Amérique du Sud) coïncident avec une expansion extraordinaire des transferts courants, qui sont passés de 64.8 millions USD en 1981 à 234.3 millions en 1991 pour atteindre 768.6 millions en 2001 ; et 2.8 milliards en 2011 », a confié le gouverneur de la banque centrale haïtienne.

Concours de connaissances générales sur Haïti à Paris
Seconde édition du concours « Haïti je connais. L'étudiante de l'université Paris 8, Stéphanie Valet, a remporté la deuxième édition « Haïti Je Connais Live Challenge » qui s'est tenue à Paris le 18 mars 2017. Ce concours « Haïti Je Connais » est conçu et réalisé par l'association Evolution d'Haïti (EVOH).

Sur un score de 110 à 60, c'est Stéphanie Valet qui a remporté la finale du Quizz de culture générale sur Haïti face à Valéry Tassy. « J'étais agréablement surpris quand le responsable m'a annoncé le match final opposant les 2 meilleurs joueurs le dimanche 18 mars à la mairie du 17e arrondissement de Paris » a fait savoir la Port-au-Princienne, sans dissimuler son étonnement et sa grande satisfaction. Pour le jeu « Haïti je connais », l'étudiante de Paris 8 a gagné un billet aller-retour Paris/Port au Prince offert par Air Caraïbes et un week-end end à l'hôtel Decameron. « Je tiens à remercier toute l'équipe de Haïti je connais (EVOH) pour cette belle initiative qui m'a permis de vivre cette expérience inouïe et en tant que passionnée d'Haïti » n'a-t-elle pas oublié de mentionner. Grace à un lien de l'association Evoh remarqué sur le site Facebook, l'ancienne étudiante de la faculté des sciences humaines (FASCH) a voulu tout simplement tester ses connaissances sur Haïti, grâce à l'application mise en ligne par des bénévoles de la diaspora. « Deux jours plus tard, j'ai reçu un appel du responsable, Evens Nicolas, disant que je suis finaliste » a-t-elle expliqué au journal. Très satisfait du concours, Evens Nicolas nous livre un aperçu : « Les prestations artistiques étaient réussies, de la danse traditionnelle haïtienne avec Nerlande Bazelais et le grand Beethova Obas pour la musique. Les équipes des enfants qui s'opposaient avaient un bon niveau de culture générale sur Haïti. Côté match Live Challenge entre les deux mieux classés de France sur le site haitijeconnais.com (Valéry Tassy, Stéphanie Valet) ». « Stéphanie est très dévouée dans ces études, dans tout ce qu'elle entreprend. Quel que soit ce qu'elle entreprend, elle respecte toujours ses engagements », a déclaré Nahomie Laurore qui l'a connue à la faculté des sciences humaines, au département de communication. Bien avant qu'elle parte pour la France pour recommencer une licence en information et communication. D'autres étudiants haïtiens qui l'ont connue en particulier pour être une fille réservée, voire timide ne cessent de féliciter la championne pour dire que l'étudiante âgée de 30 ans a mis K.O la timidité pour gagner le prix. Jean Elie Paul, un ancien collègue de la FASCH, se rappelle qu'elle a été une « fille très timide ». Pour Stéphanie Valet, la bataille n'est pas terminée : « Je compte bien m'investir dans cette lutte afin de redorer l'image de notre chère patrie à l'échelle internationale. » L'association évolution d'Haïti (EVOH) est une association créée en février e 2015, à but non lucratif, enregistrée en France. Elle compte de nombreux volontaires et a des antennes en Haïti, au Canada et aux États-Unis. « L'association étant en France, c'est la raison pour laquelle nous organisons cet événement dans ce pays, mais nous souhaitons à l'avenir le dupliquer au Canada et aux États-Unis. » Selon le responsable du projet, l'association reste ouverte à la participation du ministère de la Culture, du ministère du Tourisme et du ministère des Haïtiens vivant à l'étranger afin de continuer à promouvoir une image positive d'Haïti à l'extérieur.