
'Les dix membres d'une mission baptiste américaine détenus en Haïti sous une suspicion de trafic d'enfants (Reuters)
Haïti veut poursuivre les Américains pour "trafic d'enfants"
LEMONDE.FR avec AFP | 01.02.10 | 18h01
AP/Ryan Remiorz
Les dix Américains membres d'une association chrétienne arrêtés, dimanche 31 janvier, en Haïti pour avoir "volé", selon Port-au-Prince, trente-trois enfants, pourraient être jugés aux Etats-Unis, a annoncé le gouvernement haïtien.
La justice haïtienne envisage, en outre, de les poursuivre pour "trafic d'enfants, enlèvement de mineurs et association de malfaiteurs". "Les auditions se poursuivent. La prochaine étape est l'inculpation. Trois chefs d'inculpation sont envisagés : trafic d'enfants, enlèvement de mineurs et association de malfaiteurs", a déclaré l'équivalent du procureur d'Haïti.
Interrogé sur la possibilité pour ces ressortissants américains d'être jugés aux Etats-Unis, M. Fortil a répondu : "Il est prématuré de le dire". Un peu plus tôt, la ministre de la culture et de la communication avait laissé entendre qu'il n'était pas exclu que ces baptistes américains, qui ont été interpellés vendredi à la frontière dominicaine avec 33 enfants de 2 ans à 14 ans dans un bus apparemment sans autorisation, soient jugés aux Etats-Unis. "C'est le juge qui décidera s'ils seront poursuivis ici en Haïti ou aux Etats-Unis, en se basant sur la loi haïtienne", avait-elle déclaré.
La possibilité d'un procès en dehors d'Haïti découle notamment de la destruction du système judiciaire, a-t-on fait remarquer au gouvernement : le petit bâtiment du parquet à Port-au-Prince est le seul édifice du ministère de la justice encore debout, mais sa cour est remplie de tentes qui abritent des sinistrés du séisme.
Comme la plupart des composantes de l'Etat haïtien, les moyens de la justice ont été réduits à néant par la catastrophe, avec notamment la destruction du palais de justice et la mort du doyen du tribunal civil de première instance, Rock Cadet.
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Les dix Américains membres d'une association chrétienne arrêtés, dimanche 31 janvier, en Haïti pour avoir "volé", selon Port-au-Prince, trente-trois enfants, pourraient être jugés aux Etats-Unis, a annoncé le gouvernement haïtien.
La justice haïtienne envisage, en outre, de les poursuivre pour "trafic d'enfants, enlèvement de mineurs et association de malfaiteurs". "Les auditions se poursuivent. La prochaine étape est l'inculpation. Trois chefs d'inculpation sont envisagés : trafic d'enfants, enlèvement de mineurs et association de malfaiteurs", a déclaré l'équivalent du procureur d'Haïti.
Interrogé sur la possibilité pour ces ressortissants américains d'être jugés aux Etats-Unis, M. Fortil a répondu : "Il est prématuré de le dire". Un peu plus tôt, la ministre de la culture et de la communication avait laissé entendre qu'il n'était pas exclu que ces baptistes américains, qui ont été interpellés vendredi à la frontière dominicaine avec 33 enfants de 2 ans à 14 ans dans un bus apparemment sans autorisation, soient jugés aux Etats-Unis. "C'est le juge qui décidera s'ils seront poursuivis ici en Haïti ou aux Etats-Unis, en se basant sur la loi haïtienne", avait-elle déclaré.
La possibilité d'un procès en dehors d'Haïti découle notamment de la destruction du système judiciaire, a-t-on fait remarquer au gouvernement : le petit bâtiment du parquet à Port-au-Prince est le seul édifice du ministère de la justice encore debout, mais sa cour est remplie de tentes qui abritent des sinistrés du séisme.
Comme la plupart des composantes de l'Etat haïtien, les moyens de la justice ont été réduits à néant par la catastrophe, avec notamment la destruction du palais de justice et la mort du doyen du tribunal civil de première instance, Rock Cadet.
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