La Revue De la Semaine

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  • Revue de Presse 12 septembre 2014

    Revue de Presse

    Nous commencerons notre revue cette semaine avec cette dépêche de Haiti Libre concernant la manifestation à Petit Goâve, pour demander le depart de la mairesse de la ville Sandra Jules.

    Mercredi, la ville de Petit-Goâve a connu une nouvelle journée de manifestation, de tensions et de violents affrontements entre des membres de la branche locale de l'opposition et des partisans des autorités locales.

    Plusieurs Groupes du Front mixte de libération de l'opposition (Rezo pitit pep, Fanmi Lavalas, Commandante...) ont manifesté dans les rues, pour exiger le départ de la Mairesse de Petit-Goâve, Sandra Jules, qu’ils accusent de détournement de fonds publics. De nombreux lavalassiens participaient à cette manifestation. Des barricades de pneus enflammés ont été érigés sur la route nationale #2, obligeant les automobilistes à utiliser les rues de la ville.

    Les protestataires qui scandaient des propos hostiles au Président Martelly, au Premier Lamothe, au députe Thimoléon et à la Mairesse Sandra Jules... ont fermé les portes de plusieurs bureaux publics de la ville tels que : la DGI, le Bureau des travaux publics, l’OFATMA, la Dinepa où ils ont brisé des matériels. Ils ont également descendu le drapeau du tribunal de Paix et celui du bureau des finances.

    Puis ils se sont dirigés vers la Mairie ou ils ont tenté de s’introduire en vain, repoussé sans ménagement par des agents de sécurité et des supporteurs de la Mairesse. Les deux camps se sont alors affrontés avec violence à coup de jet de pierre, plusieurs tirs ont été entendus selon des témoins.

    Réagissant à ces violences de rue, Sandra Jules a demandé au Commissaire du gouvernement de mettre immédiatement l'action publique en mouvement contre les membres de l'opposition, qui ont fermer des bureaux publics et lancer des pierres contre la Mairie, affirmant « Je ne démissionnerai pas, l'opposition devra attendre les élections. »

    La même agence rapporte que des journalists ont été aggresses Petit Goâve

    L’étau se resserre autour de l’ex-président Jean Bertrand Aristide

     

    Le juge Lamarre Bélizaire a ordonné à la police nationale de placer l’ancien président Jean Bertrand Aristide en résidence surveillée et de contrôler les personnes qui lui rendent visite, écrit Haiti Press Network en précisant tenir ces informations d’un avocat de l’ex-président.

    Selon une ordonnance prise mardi, le juge qui enquête sur des affaires de corruption, blanchiment des avoirs, trafic de drogue et blanchiment  des avoirs, a demandé à la Direction de la police judiciaire d’encercler la maison de M. Aristide et le conduire au tribunal si nécessaire.

    
Dans le cadre de cette affaire, le juge qui a déjà entendu l’ancien Premier ministre Yvon Neptune et l’ancien ministre de l’intérieur Henry-Claude Ménard,  a demandé à la police d’encercler la maison de M. Aristide située à Tabarre.

    
Le juge Bélizaire a également décidé que lui seul, en tant que juge chargé du dossier, pouvait désormais autoriser des personnes, quelles que soient leurs qualités, à rendre visite à Jean-Bertrand Aristide, dans sa résidence, à Tabarre.

    L’AHP, de son côté écrit:

    Rejet quasi-unanime des avocats du barreau de Port-au-Prince, de la décision du juge Lamarre Belizaire d'assigner à residence l'ancien président Aristide: la loi haïtienne ne donne aucune provision à pareille mesure

     

    Et l’agence de préciser que : Cette décision a seulement eté annoncée par un proche du pouvoir et n'aurait ete   signifié jusqu'ici ni à l'ancien cef d'Etat ni aux avocats de de ce dernier

    Quoi qu'il en soit, l’ancien ministre de la justice, Me Camille Leblanc qualifie de manifestement illégal l’ordre du juge instructeur et précise que les agents chargés d’exécuter  pareil ordre, ont pour devoir de s’y opposer sous peine d’engager leurs responsabilités pénales.

    La loi haïtienne, dit-il, n’accorde pas cette prérogative à un magistrat instructeur.

    Selon lui, le juge Bélizaire est utilisé par un laboratoire à des fins de persécutions politiques contre M. Aristide et son parti Fanmi Lavalas.

    Il a aussi indiqué que, les poursuites engagées contre l'homme d'affaire Pacha Vorbe, également dirigeant de Fanmi Lavalas, l’un des 6 partis de l’opposition, participent de cette persécution politique.

    Le sénateur Moïse Jean-Charles appelle lui aussi le juge instructeur à se ressaisir. Il qualifie de mauvais précédant pour la justice haïtienne, la décision du magistrat d’assigner l’ancien chef d’Etat à résidence surveillée.

    Enfin, toujours concernant cette affaire :  le Directeur de l'agence réputée pro-gouvernementale HCNN, Guyler C, Delvas, qui transmet toutes les informations du juge  concernant l'ancien président Aristide, a juré lundi qu'il était un journaliste professionnel et qu'il ne faisait pas le jeu du pouvoir.

    Pour Haïti en marche l’Opération anti-Aristide met à nu les divisions au sein du pouvoir.

    La non exécution du mandat d’amener émis par un juge d’instruction contre l’ex-président Jean-Bertrand Aristide laisse deviner certaines divisions à l’intérieur de l’actuel pouvoir.

    le magistrat ayant décidé de lancer un mandat d’amener contre l’ex-chef de l’Etat, décision qui a été qualifiée de politique ou plus
précisément de magouille politico-électorale
par une grande partie de l’opposition politique,
 les avocats d’Aristide lance une
action en récusation contre le juge.

    Mais ce dernier fait la sourde oreille (tout cela à la barbe des hautes instances judiciaires) pour convoquer à son tour le directeur général de la Police nationale, Mr Godson Aurélus, et sommer ce dernier d’exécuter le mandat contre l’ex-président.

    On en est là pour l’instant ...

    Mais ce que cet événement semble révéler ce sont certaines divisions à l’intérieur du camp au pouvoir.

    Le juge Lamarre Bélizaire dispose probablement de l’assentiment de ses supérieurs hiérarchiques directs : le ministre de la justice et le président du CSPJ (conseil supérieur du pouvoir judiciaire), qui sont tous deux membres du parti presidential Tèt Kale.

    Mais le fait que Lamarre Bélizaire soit obligé de convoquer le chef de la police nationale montre qu’il fait face à des réticences dans l’exécution de son mandat

    contre l’ex-président.

    En attendant personne ne bouge tandis que Lamarre Bélizaire se démène comme un diable dans un bénitier.

    Apparemment son unique appui public est le responsable d’une agence locale d’informations, le confrère Guyler C. Delva, ex-secrétaire d’Etat à la communication et conseiller présidentiel, et qui a l’exclusivité des annonces du juge, au point de laisser finalement l’impression qu’il precede si ce n’est qu’il inspire même les décisions de ce dernier.
Mr Delva étant par ailleurs l’un des plus grands défenseurs du président Michel Martelly sur les ondes, impossible d’écarter le soupçon de manœuvre politique, tout cela nageant dans une crise politico-électorale des plus aigues, le pouvoir en place butant sur une fronde sénatoriale qui l’empêche d’organiser les élections comme il lui convient (des législatives pour le remplacement des deux tiers du sénat et de toute la chambre des députés et les municipales et territoriales,élections dues depuis 2011).

    Autres titres à la une de l’hebdomadaire: Américain détenu en Haïti pour abus sexuels. Il avait fondé un orphelinat en Haïti Et a été arête le 5 septembre dernier . Son nom : Michael Karl Geilenfeld.

    Et puis, toute la presse en parle: Carolyn Désert a été couronnée Miss Haïti 2014. Elle a 25 ans, Elle est maintenant la nouvelle « ambassadrice de beauté » du pays, c’est à elle qu’il revientde faire la promotion d’Haïti et de la femme haïtienne dansle monde.

    ELECTIONS

    Peuvent elles avoir lieu avant la fin de 2014?

    C’est fort douteux.

    En tout cas tous les media annoncent le changement survenu à la tête du CEP. Max Mathurin en effet a été remplacé ( Provisoirement) Mercredi,

    La Présidence du CEP assurée par intérim

    Lundi, en raison de la convalescence prolongée de Max Mathurin, le Président du Conseil Électoral Provisoire (CEP,), qui souffrirait du chikungunya ; 7 conseillers sur 9 ont voté en faveur de l’application de l’article 18 des règlements généraux de l’institution, sur cette base, Chantale Raymond, la vice-Présidente du CEP, occupera la présidence du conseil par intérim.

    Le Nouvelliste informe que Mirlande Manigat serait prète à rencontre le president Martelly. Prudente Mirlande Manigat du RDNP n’est pas contre l’idée de s’asseoir avec Michel martelly maius exprime des reserves.

    Quant au Sénateur Moïse Jean-Charles, il se dit prèt à accepter toute resolution entre le president de la République et le groupe des 6 sénateurs.

    Est-ce une lueur d’espoir?

    Peut être .

    Les protagonists veulent dialoguer, se regarder dans les yeux, trouver une sortie de crise. Le groupe des six sénateurs a lance la balle des négociations, le president Martelly l’a bien récupérée pour ensuite la renvoyer aux autres secteurs de la société. Même ses adversaires les plus coriaces croient que c’est une bonne idée de revenir sur la table du dialogue.

    “ Je ne l’appellerais pas dialoguer, mais de la négociation” a precise d’entrée de jeu Mirlande Manigat  au Nouvelliste .

    Et ajoutons que 24 heures après la cloture de la derniere session de la 49ème legislature, le Présdient Martelly a exprimé le voeu d’engager des pourparlers avec les 6 sénateurs. 

     

    Cette semaine a été celle de la rentrée des classes.

     

    Rentrée des classes sur fond de grogne dans les milieux enseignants

    Publié le samedi 6 septembre 2014

    Le directeur central de la police routière, Godson Jeune, a annoncé vendredi à la Primature (siège du gouvernement) des dispositions, notamment dans l’aire métropolitaine de Port-au-Prince, en vue de faciliter la circulation automobile et piétonne, à l’occasion de la rentrée des classes officielle ce lundi 8 septembre.

    Les syndicats d’enseignants ont pour leur part réclamé, au cours d’une conférence de presse, le paiement de plusieurs mois d’arriérés de salaires à plusieurs de leurs membres, la réhabilitation de plusieurs établissements scolaires publics et la mise à leur disposition d’équipements et de matériels adéquats.

    Deux nombreuses écoles publiques visitées par Radio Kiskeya ne semblent pas, en effet, prêtes à rouvrir leurs portes ce lundi .

    Des directeurs d’écoles privées de Cité Soleil faisant partie du Programme de scolarisation universelle gratuite obligatoire (PSUGO) se sont pour leur part plaints de n’avoir pas recu leurs dus dans le cadre de ce programme.

    Le directeur de l’une de ces écoles a dénoncé également la suspension de l’aide du Programme Alimentaire Mondial (PAM) à plusieurs écoles. Une mesure qu’il impute au gouvernement. [jmd/RK]

     

     

     

    La Finlande et Haïti ont renforcé leur coopération en paraphant ce mercredi un protocole d'entente en vue d'améliorer le système éducatif haïtien, informe Métroole sur son site 

    Le gouvernement Finlandais s'engage dans la formation des maitres et la révision du curriculum du ministère haïtien de l'éducation entre autres.

    La ministre de l'éducation de la Finlande donne la garantie de contribuer à la réforme du système éducatif haïtien alors que son homologue Nesmy Manigat réclame la collaboration de tous les secteurs afin que le virage vers la qualité puisse devenir une réalité.

    30 personnes ont été tuées et 39 autres blessées dans deux accidents de la route, enregistrés à Morne Tapion (Petit Goâve, Ouest) sur la route nationale # 2 et à Clercine (municipalité de Tabarre, au nord-est de la capitale), le mardi 9 septembre 2014, confirme la Protection civile (Pc) à l’agence en ligne AlterPresse.

    Le bilan de 30 morts et 39 blessés est encore provisoire, selon la Pc.

    23 décès et 37 personnes blessées ont été répertoriésdans l’accident, survenu à Morne Tapion (à environ 68 km au sud de Port-au-Prince), le mardi 9 septembre.

    Les freins du camion accidenté, qui assurait le trajet Port-au-Prince / Jérémie, auraient lâché après avoir dévalé la pente, rapporte le responsable de communication de la protection civile de l’Ouest, Oreb Toussaint, citant un témoin.

    Parmi les 37 blessés de l’accident de Morne Tapion, six (6) - se trouvant dans un état critique - ont été transportés à l’hôpital Office d’assurance accidents de travail, maladies et maternité (Ofatma), à Port-au-Prince pour recevoir des soins intensifs.

    Selon les premières informations disponibles, plusieurs des blessés ont été conduits à l’hôpital Notre-Dame de Petit-Goâve.